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Novembre

 

 

Annonces

Le 13 novembre 2019

Messe maronite avec le P. Elie Daou et le P. Youssef Moubarak
à 11h 15

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Le 30 novembre 2019

récital de chants maronites accompagnés au luth
par le Père Youssef Moubarak
de la paroisse Saint Simeon le Stylite, a Klayat , Liban.

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28 novembre

Prier le Rosaire avec les chrétiens d'Egypte

Mystères glorieux

La Résurrection

Le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis (1 Co 15,20).

Par sa résurrection, le Christ a conféré à l’homme le pouvoir de surmonter la mort. Il a également accordé à l’humanité, une vie nouvelle qui se prolonge à jamais en Dieu, par delà la mort, mais que l’homme reçoit dès l’heure présente, du Christ, par l’Esprit de Dieu, comme un avant-goût de ce qui est à venir (Père Matta El-Maskine).

Marie, Mère de la Lumière Véritable, intercède pour tous les coptes persécutés.

 

L’Ascension

Jésus s’éleva, et une nuée vint le soustraire aux yeux des apôtres (Ac 1,9).

Jésus a recréé le chemin du monde qui monte vers les cieux en frayant la route et disant: Princes, levez vos portes, élevez-vous portes éternelles. Car le Verbe lui-même n'avait pas besoin qu'on lui ouvrit les portes; aucune des créatures n'était fermée pour leur créateur; mais c'est nous qui en avions besoin, nous qu'il a portés vers les hauteurs grâce à son propre corps (Athanase d'Alexandrie).

Marie, Arche d’alliance, sois proche de ceux qui n'ont plus d'espérance.

 

La Pentecôte

Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous (Ac 1,8).

Le Saint-Esprit a été donné au premier homme, Adam avec la vie. Par suite de la chute, Il est devenu extérieur à la nature humaine. Au jour du Baptême dans le Jourdain, Il se pose sur l’humanité du Sauveur; et envoyé par Lui à la Pentecôte, l’Esprit Saint est restitué à l’homme, Il demeure agissant du dedans de la nature del’homme (Cyrille d'Alexandrie).

Sainte Marie, aide-nous à accueillir l'action de l'Esprit comme tu l'as fait.

 

L’Assomption

Mon bien-aimé a pris la parole, il m'a dit: «Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens!» (Ct 2,10).

Jésus dit devant le tombeau de sa mère: «Marie, ma mère, mon lieu de repos dans lequel j'ai été, lève-toi; laisse derrière toi ces linceuls, et viens hors du tombeau. Comme mon Père m'a ressuscité d'entre les morts, moi je te ressusciterai pour t'emmener au ciel auprès de moi» (Fragment bohairique de l'évangile de Barthélemy).

Marie, l’échelle de Jacob, aide-nous à grandir dans notre vocation au don, à l’offrande et au témoignage.

 

Le Couronnement de Marie

Etreins la sagesse et elle t’élèvera, elle fera ta gloire si tu l’embrasse; sur ta tête elle posera un diadème de grâce, elle t’offrira une couronne d’honneur (Pr 4,8-9).

Marie est notre mère à tous, Notre Dame, la Reine qui se tient à la droite du Roi, la pleine de grâces, la Sainte Marie, la Mère puissante qui vient à notre secours, la miséricordieuse. Elle est élevée au-dessus du rang des Chérubins, et elle a transcendé les Séraphins (Anonyme copte).

Marie, Vierge toujours vierge, prends-nous sous ton manteau, protège-nous de tous les dangers.

26 novembre


La face cachée de la vie des moniales

La grâce


Avant d'aller plus loin une question se pose. Que faire, lorsque l'attention aux pensées qui montent de notre cœur nous a fait découvrir les maladies de notre cœur ? Se mettre au travail ? Oui, mais comment ? Ce combat dépasse nos forces. En fait, c'est Dieu qui nous a donné de voir les impuretés de notre cœur, et c'est lui qui va le purifier. Il faut ouvrir notre cœur devant lui, sans crainte de lui déplaire, même si l'on se déplaît à soi-même, parce que c'est commencer à plaire à Dieu que de se déplaire. N'est-ce pas faire un progrès dans la vérité de ce que nous sommes ? Et le Seigneur ne peut venir guérir que ce que nous lui offrons ; il ne force pas notre cœur.
Dans un premier temps, Dieu, voyant notre bonne volonté, accourt à notre secours. Il fait tout. Un tout petit enfant n'a-t-il pas besoin que ses parents fassent tout pour lui ? Puis vient le moment où ils vont le mettre debout pour lui apprendre à marcher. De même, dans la vie spirituelle, il est indispensable que notre liberté grandisse, se fortifie. Nous apprenons ainsi peu à peu à collaborer avec le Seigneur. Mais il ne faudrait pas croire que notre volonté soit juxtaposée à la volonté de Dieu, comme deux chevaux d'un attelage. La grâce de Dieu pénètre notre volonté comme l'huile dans une éponge. Nous agissons avec sa grâce ; la grâce est source de notre agir et l'accompagne et pourtant notre agir vient pleinement de nous. Les mots sont insuffisants, pour dire comment cela est possible.
Notre Père ne refuse son soutien à personne. Si notre bonne volonté est entière, nous pourrons progresser, avec son aide, dans la purification de notre cœur qui deviendra charité : telle est la guérison qui n'est autre que la divinisation par la charité. C'est le terme d'un long combat qui allie l'effort persévérant à un grand abandon à Dieu. Nous devons reconnaître notre faiblesse et notre impuissance spirituelle, l'offrir au Seigneur et plonger dans l'abîme de l'humilité ; alors le Seigneur nous aidera. Cela peut paraître simple, mais c'est peut-être le plus difficile. (à suivre)

24 novembre

34ème dimanche du Temps ordinaire

« Jésus, souviens-toi de moi
quand tu viendras dans ton Royaume »
Lc 23, 33-43

Pour écouter l'homélie du P. Rueg o.c.d., notre prédicateur de retraite
cliquez ici !

33 Et lorsqu'ils arrivèrent au lieu appelé Le Crâne, là ils le crucifièrent et les malfaiteurs l'un à droite, et l'autre à gauche. 34 Or Jésus disait: Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. Or [pour] partager ses vêtements, ils tirèrent au sort.
35 Et le peuple se tenait là, regardant.
Or les chefs aussi se moquaient disant: Il [en] a sauvé d'autres, qu'il se sauve lui-même, s'il est le Christ de Dieu, l'élu.
36 Or les soldats aussi se moquaient de lui, s'approchant, lui offrant du vinaigre, 37 et disant: Si toi, tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. 38 Or il y avait aussi une inscription au-dessus de lui: Celui-ci, le roi des Juifs.
39 Or l'un des malfaiteurs suspendus l'injuriait disant: Toi, n'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même et nous [aussi]. 40 Répondant, l'autre le reprenant, lui déclara: Toi, tu ne crains pas Dieu, parce que tu es sous la même condamnation? 41 Et pour nous, d'une part, [c'est] justement car nous recevons ce qui est digne de ce que nous avons commis; mais d'autre part lui n'a rien commis de malhonnête. 42 Et il disait: Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu viendras dans ton royaume. 43 Et il lui dit: Amen je te dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis.

Tous ceux qui forment le cortège qui suit Jésus, arrivent au lieu du supplice dont Luc ne donne que le nom grec: Le Crâne. Là, «ils le crucifient». A nouveau, aucune précision n'est fournie sur ceux qui exécutent les ordres donnés. L'imprécision donne à entendre que la parole que Jésus prononce: «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font», ne concerne pas que les bourreaux, mais aussi les chefs du peuple, du peuple de l'alliance. Les romains, en effet, ne peuvent savoir ce qu'ils font, tandis que les chefs auraient dû savoir; ce sont eux qui ont provoqué le crucifiement. Jésus demande au Père de leur pardonner: ils ne savent pas ce qu'ils font à cause de leur aveuglement.
Deux malfaiteurs sont crucifiés à ses côtés; et ainsi se réalise la parole d'Isaïe: «Avec des sans-loi il fut compté» (Is 53, 12). Les soldats se partagent ensuite les vêtements de Jésus, accomplissant ainsi la prophétie du psalmiste (Ps 21, 19). Jésus le prophète, est le serviteur souffrant.
Luc donne ensuite les réactions de tous ceux qui sont là. Comme dans la description du cortège, il distingue plusieurs catégories de personnes.
Le peuple tout d'abord: il est là, près de la croix et regarde. On dirait que sa fureur d'un instant est retombée. Quelques-uns cependant, devaient se moquer de Jésus, car Luc note juste après que les chefs «aussi» se moquaient. Leurs moqueries reprennent la question posée à Jésus par le sanhédrin, sur sa prétention messianique: «Si tu es le Christ de Dieu». Mais maintenant, les chefs mettent Jésus au défi, en s'adressant à la foule: «S'il est le Christ de Dieu, l'élu» (cf. 9, 35; Is 42, 1). En effet, il a sauvé bien des gens en les guérissant (4, 38-39.40; 5, 15.17-25, etc.), en chassant des esprits mauvais (4, 36), en ressuscitant des morts (7, 11-17), mais il n'a pas fait de signe éclatant pour prouver sa messianité, alors qu'ils l'attendaient (11, 29). Pour être cru, que maintenant il fasse un signe en se sauvant lui-même, en descendant de la croix sain et sauf! A l'arrière de leur moquerie, se profile la troisième tentation du diable, dans le désert: Si tu es Fils de Dieu, fais une manifestation d'éclat.
C'est ensuite au tour des soldats de se moquer. Pour la première fois, ils sont explicitement mentionnés. Leurs propos ressemblent aux précédents, mais ils s'adressent au roi des Juifs tristement pendu sur une croix. Ils ne font que reprendre l'inscription placée au-dessus de Jésus, sur la croix. Ils tendent alors à Jésus une boisson vinaigrée, comme l'annonçaient le psaume du juste opprimé (Ps 69, 21).
Après les chefs et les soldats, c'est au tour d'un des malfaiteurs, un suspendu — ce qui est l'équivalent de crucifié —, de l'injurier. Il surenchérit sur les moqueries des chefs et des soldats. Comme dans les moqueries précédentes, c'est le salut qui est mis au premier plan, mais Jésus ne cherche pas à sauver sa vie, lui qui a dit: «Qui voudra sauver sa vie, la perdra» (9, 24; 17, 33). Le malfaiteur en tirerait volontiers profit.
Une triple moquerie fait pendant à la triple tentation au désert.
Les deux condamnés sont juifs, parce qu'on ne crucifiait pas les citoyens romains. Le second reprend son compagnon en faisant appel à sa foi. On peut comprendre ainsi les paroles qu'il lui adresse: Tu es donc si dépourvu de crainte de Dieu que tu oses insulter un innocent, simplement parce qu'il a été condamné comme toi? Mais notre châtiment est justifié par nos actes; le sien, non. Il se tourne alors vers Jésus et l'appelle par son nom, Jésus, le nom donné par Dieu le jour de l'annonciation (1, 31). «Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu viendras dans ton Royaume.» Comme Pilate, il sait que Jésus est innocent, il vient de le dire à son compagnon. Et, comme tout Juif, il attend que le Messie vienne inaugurer le Royaume. Il l'a reconnu en Jésus: n'est-il pas le roi des Juifs, comme l'indique l'inscription placée au-dessus de lui? Le malfaiteur croit que Jésus va entrer sous peu dans son Royaume et viendra plus tard l'inaugurer sur la terre. C'est pourquoi il demande à Jésus de se souvenir de lui, en ce jour-là. La réponse qu'il reçoit dépasse toutes ses espérances. Jésus lui promet en effet la réalisation de son désir le jour même: aujourd'hui (cf. 2, 11; 4, 21; 19, 5.9). Sous peu, il sera avec lui, en communion avec lui; il lui fait la promesse qu'il avait faite à ses disciples (cf. 22, 28-29). Aujourd'hui donc, le malfaiteur sera introduit dans un lieu de délices, le paradis, où les justes ressuscités trouveront place (cf. 4 Esd 8, 52: «Car c'est pour vous que le paradis a été ouvert, que l'arbre de la vie a été planté, que le monde futur a été préparé, que la joie a été ordonnée et établie; que la bénédiction s'est levée ainsi que la bonté, et que la racine de la sagesse a été cueillie»).

22 novembre


La face cachée de la vie des moniales

Des pensées aux passions


Les pensées involontaires non maîtrisées conduisent, par un lent processus, à la passion, à l'habitude invétérée. Le combat doit donc se mener non seulement contre les vices, mais aussi contre les passions déjà installées dans notre cœur. Il est important de connaître comment se forment les passions.
Le premier mouvement naît à la vue d'un objet qui sollicite notre attention: c'est la suggestion. Par exemple, le souvenir d’une parole désagréable peut amener le trouble en suscitant cette pensée: J’ai de quoi répondre à la première occasion! Le premier embryon de la colère est là. Mais au lieu de prendre conscience que le vice de la colère est en train de se réveiller, c'est l'autre qui est mis en cause. Or l’autre n’est que le facteur déclenchant de quelque chose de beaucoup plus profond, qui rompt la relation avec Dieu et avec les autres. En réalité, le vice est en moi, ce n’est pas l’autre qui l'y met.
Si la suggestion est accueillie, si on lui donne son consentement, c’est le péché: la décision est prise de passer à l'acte. L'âme se délecte par avance de l'objet entrevu qui lui apparaît comme un bien désirable. Elle s'y porte de tout le poids de son désir, bien qu'en imagination seulement. Exemple: je dirai une parole blessante à la première occasion. Puis, lorsque le péché se renouvelle et devient une habitude, la passion s’installe… et elle est beaucoup plus difficile à déraciner qu’une pensée.
Enfin la captivité ligote le cœur. Elle est un entraînement violent et involontaire, un attachement à l'objet convoité qui présente une apparence de bien. Elle empêche tout combat contre la tentation. La captivité dissipe en quelques instants les vertus laborieusement acquises. Cela se produit, par exemple, quand un violent désir de vengeance met le trouble dans le cœur. Cependant, la gravité de la captivité varie avec les circonstances et la nature de l'objet convoité.
Il est donc nécessaire de combattre, de rejeter les pensées mauvaises dès leur apparition en nous, pour ne pas arriver à une habitude invétérée. (à suivre)

20 novembre

Prier le Rosaire avec les chrétiens d'Egypte

Mystères douloureux

L’Agonie

Jésus commença à ressentir tristesse et angoisse (Mt 26, 37).

Jésus retourne à son Père, c'est-à-dire entre dans le sein de la gloire, dans le royaume de la vérité et de la paix. Il va moissonner dans la joie ce qu'il a semé dans les larmes. Voilà ce qu'il annonce, et ce qu'il veut que nous discernions à travers les appréhensions du sacrifice, à travers l'amertume des humiliations, à travers les angoisses de l'agonie. C'est la vue de l'éternité dans les fluctuations du temps (Synaxaire copte).

Marie, notre Mère, soutiens de ta tendresse les agonisants.

La Flagellation

Pilate fit flageller Jésus, et il le livra pour qu’il soit crucifié (Mt 27, 26).

Mes bien-aimés, je vous en prie, considérez-vous comme celui qui endure la flagellation sur le dos, celui sur qui l'on crache au visage, qui reçoit les coups de bâton au lieu que ce soit sur la tête du Seigneur. C'est aujourd'hui le jour de votre jugement. Si vous le désirez ou le reconnaissez, ce sera alors aussi le jour de votre innocence (Père Matta El-Maskine).

Marie, Mère de la miséricorde et du salut, que ton amour accompagne ceux qui subissent des outrages à cause de leur foi.

 

Le Couronnement d’épines

Les soldats lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée
(Mc 15, 17).

Voici le sang de Jésus Christ qui a pris chair pour nous, et il est né de la Vierge sainte: Le sang de Jésus Christ, né de la sainte Mère de Dieu. Le sang de Jésus Christ qui est apparu. Le sang de Jésus Christ qui s’est offert lui-même comme victime pour nos péchés (Papyrus du Ve siècle).

Marie, Vigne qui a porté la grappe de la vie, aide les chrétiens à retrouver le sens du péché.

 

Le Portement de croix

Jésus lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (Jn 19, 17).

Vous avancez de votre plein gré en étendant les bras pour porter la Croix. Avec votre propre force, vous la soulevez avec Lui, capable de vous présenter dans une telle déchéance seulement grâce à votre faiblesse, humilié, nu, les mains et les pieds cloués à la Croix(Père Matta El-Maskine).

Marie, porte de la Vie et porte du Salut, aide-nous à porter notre croix avec Jésus.

 

Le crucifiement et la mort de Jésus

Ils crucifièrent Jésus, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu (Jn 19, 18).

Ce n'est que sur la croix que l'on meurt les mains étendues. Aussi convenait-il que le Seigneur subit cette mort et étendit les bras: d'une main il attirait le peuple ancien, les Juifs, de l'autre le reste de l'humanité et il les réunirait tous les deux en lui (Athanase d'Alexandrie).

Marie, Mère puissante qui vient à notre secours, veille sur le dialogue entre Juifs et chrétiens.

17 novembre

33ème dimanche du Temps ordinaire

Le discours eschatologique
(Lc 21,5-19)

Pour écouter l'homélie du P. Daou,
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Le discours est en forme de chiasme. Les versets 5 à 7 et les versets 37 à 38 situent le discours: il a pour point de départ le Temple dont Jésus annonce la destruction, et il se situe dans le Temple.
Puis Jésus répond à la question sur le moment de l'événement aux versets 8-9. Il parle alors des signes (v. 10-11 et 25-26) qui forment une inclusion au cœur de laquelle sont situées les persécutions qui atteindront les disciples (v. 12-19) et la destruction de Jérusalem qui suivra (v. 20-24). Jésus regarde alors la destruction de la Ville sainte comme un signe de la venue du Royaume.
La liturgie de ce dimanche a retenu les versets 5 à 19.

Annonce de la destruction du Temple (Lc 21, 5-7)

5 Et comme certains disaient du Temple qu'il est orné de pierres belles et d'ex-voto, il dit: 6 De ce que vous contemplez, viendront des jours où il ne sera pas laissé pierre sur pierre qui ne sera détruite. 7 Or ils l'interrogeaient disant: Maître, quand donc cela sera-t-il et quel sera le signe que cela va arriver?

«Certains» interviennent; on ne sait qui pour l'instant. Ils admirent les ornements du Temple — le lieu où Dieu habite — devant Jésus: les belles pierres et les riches offrandes. Les pierres ne sont pas à proprement parler un ornement, mais leur taille colossale suscitait l'admiration. Qui parle? Ce qui précède laisse penser que Jésus continue à parler à ses disciples en présence du peuple (19, 45) dans l'enceinte du Temple.
Jésus a une réponse surprenante; il annonce la destruction du Temple: il sera rasé, il n'en restera rien; toute cette beauté disparaîtra. Effectivement, sa prophétie sera réalisée après l'incendie de Jérusalem, en 70, lorsque Titus rasera la ville. Cette annonce suscite une question; en effet, ceux qui avaient manifesté leur admiration pour le Tempe; interrogent alors Jésus en l'appelant: Maître, Rabbi, titre donné aux scribes. Ils voudraient savoir quand l'événement se produira et quel en sera le signe précurseur.

Le moment erroné (Lc 21, 8-9)

8 Or il dit: Prenez garde d'être égarés; car beaucoup viendront en mon nom disant: C'est moi (Moi je suis), et: Le moment s'est approché; ne marchez pas derrière eux. 9 Or lorsque vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne craignez pas; car il faut que cela arrive d'abord, mais [ce ne sera] pas tout de suite la fin.

Jésus commence par répondre à la question portant sur le moment de l'événement. Mais au lieu de dire quand cela se produira, il donne des critères pour discerner le faux moment. Ces critères portent sur deux points. Tout d'abord sa venue — «C'est moi» — en la personne de faux messies qui annoncent que le moment s'est approché, reprenant à leur compte ce que Jésus dit du Royaume (10, 1). Le deuxième point touche aux bouleversements inévitables de l'histoire des hommes; ils arrivent sans indiquer pour autant que ce soit la fin du monde, le terme des événements qui trament leur histoire. Tout ceci a pour but d'égarer les disciples. Jésus donne donc deux conseils: ne pas suivre les imposteurs, ne pas se faire leurs disciples, et ne pas craindre des bouleversements interprétés de façon alarmiste et erronée comme la fin de monde.

Les signes et l'événement (Lc 21, 10-19)

10 Alors il leur disait: Nation se dressera contre nation, et royaume contre royaume, 11 il y aura de grands séismes et selon les endroits des famines et des pestes, et il y aura des phénomènes effrayants et de grands signes venant du ciel.
12 Or avant tout cela, ils mettront leurs mains sur vous et [vous] persécuteront, [vous] livrant aux synagogues et aux prisons, [vous] emmenant devant rois et gouverneurs à cause de mon nom; 13  [cela] aboutira pour vous à un témoignage. 14 Mettez donc dans vos cœurs de ne pas vous soucier par avance de vous défendre, 15 car moi-même je vous donnerai une bouche et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni s'opposer ni contredire. 16 Or vous serez livrés même par des parents, et des frères, et ceux de votre parenté, et des amis et ils [en] mettront à mort parmi vous, 17 et vous serez haïs de tous à cause de mon nom. 18 Et pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. 19 Par votre persévérance, vous possèderez vos âmes.

Les signes (Lc 21, 10-11)

La question portait sur le signe et Jésus répond par des signes en forme d'inclusion. Ces signes sont introduits par «Alors» qui montre l'importance du point traité. Ils précèderont la destruction du Temple. Il y aura des guerres violentes et on peut voir derrière les paroles de Jésus une reprise d'Is 19, 2 et 2 Ch 15, 6. La dimension cosmique renvoie aux signes qui accompagneront le Jour du Seigneur. Ils se produiront dans le ciel (cf. Is 13, 10; Ez, 32, 7), mais aussi sur la terre: la mer déchaînée épouvantera les nations (cf. Ps 46, 2-4). Un ébranlement mondial annoncera la destruction de Jérusalem et les hommes auront peur de l'attente de ce qui doit arriver, effrayés par l'ébranlement qui se produira dans les étoiles (Is 34, 4; Ag 2, 6.21). Toute la nature sera associée à l'épreuve qui surviendra à Jérusalem.
Le cadre posé est cosmique, comme le sera celui de la crucifixion de Jésus (24, 44-45): la mort de Jésus se prolonge dans notre histoire et lui donne sens. C'est à cette lumière que doit se lire la destruction du Temple.
Au cœur de ces signes cosmiques, Jésus situe la persécution qui atteindra les disciples et la ruine de Jérusalem.

Des persécutions (Lc 21, 12-19)

«Avant tout cela» renvoie au quotidien de la vie des disciples. Ils seront arrêtés et persécutés sans que Jésus disent par qui. Il reste évasif et dit simplement «Ils». Les disciples donc, seront livrés aux synagogues pour y recevoir le châtiment qui s'y donnait: la flagellation publique. Ils comparaîtront aussi devant les tribunaux civils à cause de leur foi au nom de Jésus. Ce sera pour eux l'occasion de rendre témoignage à l'évangile devant ceux qui les maltraitent, devant les puissants de la terre. Ils n'ont donc pas à préparer par avance leur défense car ce qu'ils diront ne viendra pas d'eux. C'est Jésus lui-même qui sera à la source de leurs paroles dans lesquelles s'exprimera une sagesse que personne ne pourra réfuter; c'est ce que Dieu avait fait pour Moïse (cf. Ex 4, 11).
La persécution viendra aussi des membres de leurs familles: parents, frères, parenté et amis. Et Jésus leur annonce que si certains seulement seront mis à mort, tous seront haïs: leur attachement à lui sera source de haine universelle, liée aux préjugés qui ont cours contre les disciples du Christ.
Jésus fait alors appel à une sentence qui étonne: alors que les disciples seront maltraités, voire même tués, «pas un cheveu de leur tête ne sera perdu». Il faut comprendre que rien de mal ne pourra leur arriver car Dieu prendra soin d'eux. Soutenus par l'action de Dieu, ils ne cèderont pas devant les persécutions et Dieu leur donnera la vie, même s'ils sont mis à mort.

15 novembre


La face cachée de la vie des moniales

Un médecin expérimenté


Nos pensées peuvent être bonnes ou indifférentes, provenir des vices ou encore du diable par suite d'un lien contracté; c'est la troisième catégorie qui nous intéresse ici. Les identifier est la base du combat spirituel: «II faut toujours examiner avec un sage discernement toutes les pensées qui naissent dans notre cœur, disait un ancien; en découvrir tout d'abord la source et la cause; et reconnaître de qui elles viennent, afin de nous conduire à leur égard selon le mérite de ceux qui les inspirent.» Pour ne pas errer sans fin, il faut l'aide d'un médecin expérimenté. Mais comment reconnaître si un médecin est habile et compétent?
La connaissance des chemins de guérison du cœur se puise dans une vie d’intimité profonde avec le Christ. Impossible de connaître ce qu’il y a dans le cœur de l’homme, sans être descendu dans les profondeur du sien. Il est alors possible de conseiller les autres, de comprendre quel combat se livre chez celui qui demande conseil, sans avoir reçu de confidences de sa part, et avant même qu'il en ait pris conscience. Un tel guide apprendra au commençant à connaître, non seulement les maladies déclarées, mais celles qui viendront plus tard. Ceci est rassurant: les maladies qui logent dans les replis de notre cœur sont communes à tous, puisque quelqu'un d'autre que soi en a connaissance; elles sont universelles et ne sont pas une tare personnelle. Un médecin expérimenté est solidaire de ceux qui lui demandent conseil; aussi, loin de se sentir jugé, le débutant perçoit qu'il est compris de l'intérieur et il éprouvera même de la joie à découvrir les maladies secrètes de son cœur. Il se met au travail d'un cœur joyeux. Les paroles de son «médecin» lui apprennent peu à peu à prévoir, à lutter et à vaincre.
Cette science prend du temps pour être maîtrisée. Aussi le plus urgent est de contenir les pensées quand elles envahissent notre esprit, de leur résister dès leur apparition et d'essayer de les rejeter au plus vite. Si l'on enferme un serpent, ou un scorpion, dans un vase qu'on a soin de bien boucher, avec le temps l'animal meurt. Il en est de même des pensées mauvaises; si on garde patience, on a la consolation de les voir cesser. (à suivre)

13 novembre

Prier le Rosaire avec les chrétiens d'Egypte

Mystères lumineux

Le Baptême

Jésus était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui (Mt 3, 13).

Vois celui qui est un avec le Père avant tous les êtres, le Verbe vivant, dont le Fils d'Elisabeth prend la tête, en le baptisant comme tous les hommes! Vois celui que les habitants du ciel et les habitants de la terre adorent, qui abaisse sa tête et son cou devant Jean! Vois l'argile qui prend le potier! Vois l'homme qui prend Dieu et le Seigneur de toute la création! (Homélie copte).

Marie, fierté de notre race, montre aux jeunes et aux enfants le chemin de l'espérance.

 

Cana

Jésus leur dit: Remplissez d'eau ces jarres (Jn 2, 7).

Les serviteurs font ce qu'on leur ordonne, et une puissance ineffable change l'eau en vin. Quelle difficulté pourrait rencontrer celui qui peut tout? Celui qui appelle à l'être ce qui n'est pas aurait-il de la peine à transformer selon sa volonté les êtres qu'il a déjà créés? Tous regardent la chose comme extraordinaire: on ne pourrait considérer autrement les œuvres du Christ (Cyrille d'Alexandrie).

Marie, la miséricordieuse, nous te confions ceux dont la foi défaille.

 

L’Annonce du Royaume

Un grand nombre de Juifs qui avaient vu ce que Jésus avait accompli — la résurrection de Lazare —, crurent en lui (Jn 11, 45).

Qui ne serait incité à croire la prédication de jésus et à la croire véritablement, parmi ceux qui étaient venus pour un mort dont on désespérait tout à fait? Ils étaient stupéfiés, eux qui avaient vu Jésus si puissant, eux qui se vantaient de se consacrer à l'étude de la parole de Dieu, mais sans accepter la plénitude de la Parole (Origène d'Alexandrie).

Marie, Tente de la rencontre, nous te prions pour que tous les chrétiens retrouvent la foi en la résurrection du Seigneur.

 

La Transfiguration

Jésus fut transfiguré; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière (Mt 17, 2).

La Transfiguration montrée sur la montagne aux disciples leur fit voir le modèle de la gloire future du Sauveur; elle a été manifestée corporellement du fait qu'elle est tombée sous la vision de leurs yeux mortels, bien qu'ils ne soutiennent pas l'excès de la splendeur, tellement pure et insoutenable pour nos yeux (Origène d'Alexandrie).

Marie, Mère de la Lumière, prends les aveugles sous ta protection.

 

L’Eucharistie

Prenez, mangez: ceci est mon corps
(Mt 26, 26).

De même que, lorsqu’un morceau de cire est fondu à un autre morceau de cire, on voit l’un tout à fait passé en l’autre, de même, à mon avis, celui qui reçoit la chair du Christ notre Sauveur et boit son précieux sang, comme il le dit lui-même, se retrouve un avec lui, mêlé et mélangé qu’il est par la participation: il est trouvé en Christ et le Christ est trouvé en lui (Cyrille d'Alexandrie ).

Marie, buisson ardent, intercède pour tous ceux qui communient sans savoir ce qu'ils font vraiment.

10 novembre

32ème dimanche du Temps ordinaire

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants »
(Lc 20, 27-38)

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27 Or quelques-uns des Sadducéens — qui disent qu'il n'y a pas de relèvement [résurrection] — s'étant approchés, l'interrogèrent 28 disant: Maître, Moïse a écrit pour nous: Si le frère de quelqu'un meurt ayant femme et qu'il soit sans enfant, que son frère prenne la femme et suscite une descendance à son frère. 29 Il y avait donc sept frères: et le premier ayant pris femme mourut sans enfant; 30 et le deuxième 31 et le troisième la prirent, de même aussi les sept ne laissèrent pas d'enfants et moururent. 33 Finalement la femme mourut aussi. 33 La femme donc lors du relèvement [résurrection], duquel d'entre eux devient-elle [la] femme? Car les sept l'ont eue pour femme. 34 Et Jésus leur dit: Les fils de ce siècle épousent et sont donnés en mariage, 35 or ceux qui seront jugés dignes d'obtenir [d'avoir part à] cet autre siècle et [au] le relèvement [résurrection] d'entre les morts n'épousent pas et ne sont pas donnés en mariage; 36 car ils ne peuvent plus mourir, car ils sont égaux aux anges, et ils sont fils de Dieu, étant fils du relèvement [résurrection]. 37 Or que les morts se réveillent, Moïse l'a indiqué, selon le buisson, quand il dit: Le Seigneur, le Dieu d'Abraham et [le] Dieu d'Isaac et [le] Dieu de Jacob; 38 or il n'est pas Dieu des morts mais des vivants, car tous vivent pour lui.

Des Sadducéens viennent vers Jésus. Luc précise qu'ils ne croient pas à la résurrection, indiquée ici par le mot relèvement. D'emblée, il situe le point qui sera discuté. Ils appartiennent à un parti sacerdotal, issu principalement de familles riches, qui contrôle le Temple de Jérusalem. C'est la première fois que Jésus se trouve en face à face avec eux. Apparemment, ils ne sont pas envoyés par le Sanhédrin. Ils se distinguent des Pharisiens par le fait qu'ils ne croient pas à la résurrection (cf. Ac 23, 8) et que seule la Loi écrite fait autorité à leurs yeux; les traditions des Anciens, chères aux Pharisiens, n'avaient donc pas de poids pour eux. Et à l'intérieur de la Loi, ils s'appuient surtout sur le Pentateuque et n'accordent pas beaucoup d'importance aux prophètes.
Ces Sadducéens viennent donc consulter Jésus, ou tout au moins font comme si c'était leur intention: comme les Pharisiens et les Hérodiens, ils l'appellent Maître, le reconnaissant comme un interprète autorisé de l'Ecriture et ils posent directement la question qu'ils ont préparée, sans la faire précéder de flatteries. Le choix est judicieux et reflète leurs positions: ils se réfèrent à Moïse, à qui le Pentateuque était attribué, et plus précisément à la loi sur le lévirat contenue dans le livre du Deutéronome (25, 5-10). On peut constater qu'ils en modifient le contenu. On lit dans la Torah: «Lorsque des frères habitent ensemble, si l’un d’eux meurt sans avoir de fils, l’épouse du défunt ne pourra pas appartenir à quelqu’un d’étranger à la famille; son beau-frère viendra vers elle et la prendra pour femme; il accomplira ainsi envers elle son devoir de beau-frère. Le premier-né qu’elle mettra au monde perpétuera le nom du frère défunt ; ainsi, ce nom ne sera pas effacé d’Israël» (Dt 25, 5-6). La loi du lévirat concerne des frères qui habitent ensemble. Or les Sadducéens disent simplement: «Si le frère de quelqu'un meurt». Et ils imaginent, à partir de cette loi du lévirat, un scénario complètement ridicule, pour tourner en dérision la résurrection: si Jésus récuse cette invraisemblance et tombe dans le piège, il se mettra les Pharisiens à dos. Un homme donc, qui était marié, avait six frères; il meurt sans laisser de descendance, sans garçon premier-né. Ses frères tour à tour exercent la loi du lévirat, car chacun meurt sans avoir laissé de descendance au premier époux de la femme que tous prennent pour femme les uns après les autres; la femme meurt ensuite. D'où la question: lorsque les morts se dresseront d'entre les morts — c'est-à-dire du lieu où ils sont couchés en attentant le jugement, selon la croyance juive —, duquel d'entre eux sera-t-elle femme? «Les sept en effet l'ont eue pour femme». Le scénario imaginé par les Sadducéens paraît en effet placer la femme dans une situation inextricable, dans la perspective d’une résurrection corporelle vue comme la continuation de la vie sur la terre: elle aurait sept maris! Il se pourrait que cette représentation de la résurrection, soit celle que partageaient les Pharisiens. Comme à son habitude, Jésus prend de la hauteur; il élude les arguties juridiques et plonge directement au fond du problème, par un raisonnement en deux temps, très sémitique.
Tout d'abord, affirme-t-il, dans l'autre siècle, celui de la résurrection — destiné à ceux qui en seront jugés dignes —, il n'y a pas de mariage contrairement à ce qui existe dans ce siècle-ci. Pourquoi? Car il n'y a pas de mort, donc plus besoin d'une postérité pour prolonger le nom et garder les biens terrestres intacts; par suite, il n'y a plus besoin de la loi du lévirat! Mais la question rebondit: pourquoi les ressuscités ne meurent-ils plus? parce qu'ils sont semblables aux anges. Jésus aborde ici un point qui, comme celui de la résurrection, faisait problème aux Sadducéens: ils niaient en effet l'existence des anges. Or l'occupation des anges est entièrement comblée par Dieu; ils vivent de sa vie auprès de lui. De plus, ils sont immortels et n'ont pas à se préoccuper de perpétuer une descendance, ce qui est une forme de victoire sur la mort. Et non seulement les ressuscités sont égaux aux anges, mais ils sont de plus fils de Dieu: la résurrection les a introduits dans une vie nouvelle et glorieuse; ils sont au-dessus des préoccupations du mariage.
Jésus montre ensuite que cette croyance s'enracine dans le Pentateuque qui a pour les Sadducéens valeur normative plus que les autres livres. Il suffit de se référer à l'épisode du buisson ardent (Ex 3, 1-14). Dieu, du buisson, s'est révélé à Moïse en lui disant: «Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob» (Ex 3, 6). Or Dieu ne peut être le Dieu des morts: comment le lien intime qui a relié Dieu à ses amis pendant leur vie pourrait-il cesser à jamais? Les justes, en Israël, croyaient qu'un jour, le séjour du shéol où les morts menaient une vie diminuée, déboucherait sur une vie plénière avec Dieu. Ainsi un psalmiste chante: «Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance: tu ne peux m'abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Tu m'apprends le chemin de la vie: devant ta face, débordement de joie! A ta droite, éternité de délices!» (Ps 15, 9-11). Et encore au psaume 48: «Mais Dieu rachètera ma vie aux griffes du shéol: c'est lui qui me prendra» (Ps 48, 16).
Cette vie avec Dieu n'est pas réservée à quelques-uns, elle est pour tous, car «tous vivent pour lui». Elle concerne tous ceux qui attendent le moment fixé pour la résurrection (cf. 13, 29).

8 novembre

Chants maronites au monastère. Pour écouter, cliquez ici !
avec Mgr Maroun Nasser Gemayel, évêque maronite pour la France, au luth
le P. Elie Daou, le P. Youssef Boumarak.

8 novembre


La face cachée de la vie des moniales

Interroger les pensées


Nous poursuivons notre chemin, dans la découverte du combat quotidien à livrer contre les pensées qui font obstacle à la charité. Nous avons vu que les pensées sont les messagères d'un cœur malade. Il est donc de la plus haute importance de les interroger pour décrypter leur message. Nous ne sommes pas entraînées par elles, comme si nous n'étions pas libres à leur égard. Elles montent en nous, mais ne sont pas nous. Il faut dialoguer avec elles comme avec un étranger qui se présente à la porte: Venez-vous de Dieu ou de l’ennemi? Cela permet de prendre de la distance à leur égard et de pouvoir les combattre. «Les anciens disaient: "A toute pensée qui survient en toi, dis: es-tu des nôtres, ou viens-tu des ennemis?" (Jos 5,13) et certainement elle l'avouera.»
Cette démarche ouvre une brèche dans le repli sur soi, elle met en fuite la peur de soi-même; car lorsque un flot de pensées monte en soi le premier mouvement est de les fuir. Or il faut les regarder en face, capter leur contenu en les scrutant avec objectivité sans biaiser. Au premier abord, cette démarche pourrait sembler plus proche du stoïcisme que de l'abandon à Dieu. Mais elle est l'œuvre de Dieu et la nôtre, inséparablement. Nous devons collaborer à l'œuvre de Dieu en utilisant tout ce qu'il nous a donné: un cœur pour discerner, pour penser. Il ne fait pas le travail à notre place. Or tout travail demande un apprentissage: il faut non seulement avoir des connaissances à son sujet, mais encore apprendre à les mettre en pratique. Qui se lancerait dans de la menuiserie sans rien avoir appris sur la question? le maniement des machines pourrait être dangereux, même si l'on a une confiance totale en Dieu! Il en est de même pour l'art de gérer ses pensées. Il est dangereux de s'y lancer sans rien savoir. Il ne faut pas nous laisser submerger par elles dans un complet désordre, en leur laissant prendre les rennes de notre conduite. Il faut prendre du recul, les voir venir de loin. Il faut leur demander si elles apportent la paix ou la guerre, qui les envoie, où elles cherchent à nous entraîner. Il faut alors, devant sa conscience, faire un choix: soit les laisser entrer en nous, soit leur fermer la porte de notre cœur, de notre adhésion. Pour cela, il faut crier vers Dieu et demander son aide. Il est tellement plus facile de suivre toutes nos envies.
(à suivre)

5 novembre

Prier le Rosaire avec les chrétiens d'Egypte

Mystères joyeux

L’Annonciation

L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint (Mt 1,20).

L’Eglise compare la Vierge à l’urne contenant la manne, parce que la manne est le symbole de Notre Seigneur Jésus Christ qui est le pain de vie qui vient du ciel, le vrai, celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. Puisque notre Seigneur Jésus Christ est comparé à la manne, l’on peut donc comparer la Sainte Vierge à l’urne contenant la manne, parce qu’elle a porté en son sein le Pain Céleste (Sa Sainteté Chenouda III).

Marie, Vierge toujours vierge, intercède pour les prêtres.

 

La Visitation

Comment m'est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne à moi? (Lc 1, 43).

Le Christ sanctifia Jean dans le sein, avant qu'il ne soit né, pour qu'il lui soit précurseur et baptiste. Qui en effet dans le palais du roi est honoré par le roi comme son parent? Le parent du Christ en effet est Jean, et son ami tout à la fois. Lequel en effet parmi les prophètes devint jamais le parent de Dieu, comme Jean? (Homélie copte).

Marie, Notre Dame, intercède pour tous ceux qui annoncent l'évangile dans le monde.

 

La Nativité

Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur (Lc 2, 11).

Le Christ est né d’une vierge, avec un corps formé par l’Esprit de Dieu, un corps saint, divin, se prolongeant de manière illimitée jusqu’à embrasser l’humanité entière dans l’adoption filiale. L’Écriture enseigne que le Christ est le second Adam, le chef de l’humanité nouvelle (Père Matta El-Maskine).

Marie, Saint des Saints, prends sous ta protection tous ceux qui sont devenus fils de Dieu par le baptême.

 

La Présentation de Jésus

Siméon vint au temple, poussé par l'Esprit (Lc 2, 27).

Toi aussi, si tu veux tenir Jésus, le serrer dans tes mains et mériter de sortir de prison, fais tous tes efforts pour te laisser guider par l’Esprit et venir au temple de Dieu. Et voici que maintenant tu te tiens dans le temple du Seigneur Jésus, c’est-à-dire dans son Église, le temple construit de pierres vives. Tu es dans le temple du Seigneur quand ta vie et ta conduite sont vraiment dignes du nom qui désigne l’Église (Origène d'Alexandrie).

Marie, Candélabre d’or, que la lumière de ton Fils redonne vie aux hommes qui ne croient à rien.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple

Au bout de trois jours de recherche, ils le trouvèrent dans le Temple
(Lc 2, 46).

Non pas n'importe où, mais dans le Temple; et pas simplement dans le Temple, mais au milieu des docteurs qu'il écoutait et qu'il interrogeait. Vous aussi, cherchez donc Jésus dans le Temple de Dieu, cherchez-le dans l'Eglise, cherchez-le auprès des maîtres qui sont dans le Temple et qui n'en sortent pas. Si vous cherchez de cette façon, vous le trouverez (Origène d'Alexandrie).

Marie, belle colombe, intercède pour la paix entre les peuples.

3 novembre

31ème dimanche du Temps ordinaire

Zachée et la gratuité du salut
Lc 19, 1-10

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19 1 Et étant entré, il traversait Jéricho. 2 Et voici: [Il y avait] un homme appelé du nom de Zachée et il était chef de collecteurs d'impôts et il [était] riche. 3 Et il cherchait à voir qui était Jésus et il ne pouvait pas à cause de la foule parce qu'il était petit de taille. 4 Et courant en avant, il grimpa sur un sycomore afin de le voir, car il devait passer par là. 5 Et lorsqu'il arriva en [ce] lieu, ayant levé les yeux Jésus lui dit: Zachée, hâte-toi de descendre, car aujourd'hui il me faut demeurer dans ta maison. 6 Et s'étant hâté il descendit, et l'accueillit en se réjouissant. 7 Et tous voyant [cela] murmuraient en disant: Il est allé faire halte chez un homme pécheur. 8 Se dressant Zachée dit au Seigneur: Voici: Seigneur, je donne la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai extorqué quelque chose à quelqu'un je rends quatre fois. 9 Or Jésus leur dit: Aujourd'hui le salut est venu pour cette maison, parce que lui aussi est fils d'Abraham; 10 en effet le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui est perdu.

Jésus est maintenant dans la ville de Jéricho. Or il y avait là un chef de collecteurs d'impôts, fort riche, comme il se devait pour un tel métier. Il avait certainement entendu parler de Jésus par une personne de la foule avec laquelle il est entré dans la ville. Il cherche donc à le voir sur son passage, curieux de savoir quel est l'aspect de ce personnage qui fait des miracles. Mais, étant petit, il ne pouvait parvenir jusqu'au premier rang; il prend donc de l'avance sur le cortège qui accompagne Jésus et grimpe sur un sycomore grâce à ses branches qui sont basses. Surplombant le chemin, personne ne pourra l'empêcher de voir Jésus quand il passera. Il aura même le temps de bien le regarder.
Jésus arrive peu après et, ce que Zachée n'avait pas prévu, il sait tout ce qu'il a fait et connaît le désir qui l'habite. Il prend l'initiative: il lève les yeux et croise ceux de Zachée. Il l'appelle par son nom: Zachée, avant même qu'il se soit présenté. Zachée a dû en être très étonné, car il voulait simplement voir Jésus sans être vu. Jésus lui commande de se hâter de descendre: il veut demeurer dans sa maison. Zachée se hâte d'obéir, comme les bergers s'étaient hâtés de se rendre à Bethléem à la parole des anges (2,16). Il descend donc et accueille Jésus chez lui «en se réjouissant». Luc aime rapporter la joie que fait naître la présence de Jésus, la présence du Royaume (1, 14.28; 6, 23; 10, 20; 13, 17; 15, 5.9.32: 19, 37; 22, 5; 23, 8). Alors que Zachée était simplement poussé par la curiosité, voilà que Jésus vient demeurer chez lui. Il est comblé au-delà de tout espérance.
Mais la foule ne partage pas cette joie. Tous murmurent, alors que peu auparavant la foule était devenue un peuple glorifiant Dieu pour le retour à la vue de l'aveugle. Maintenant ils sont choqués que Jésus soit allé chez un pécheur — publicains et pécheurs sont identifiés. Comment Jésus a-t-il pu choisir d'aller faire halte chez un tel homme? Il y avait bien d'autres maisons pour le recevoir à Jéricho, et bien plus honorables. Mais c'est s'arrêter aux apparences: Jésus appelle les pécheurs; et le cœur de Zachée a été touché par le comportement de Jésus à son égard. Il veut changer de vie. D'instinct il s'est ajusté à Jésus, à son enseignement sur les biens qui traduisent la conversion du cœur: les deux vont de pair. Donnant à Jésus le titre de Seigneur, il déclare solennellement qu'il donnera la moitié de ses biens aux pauvres, s'en faisant ainsi des amis qui l'introduiront dans le Royaume (16, 9). Sa décision n'est pas semblable à celle de Lévi qui a tout quitté (6, 27-28) et Jésus ne lui parle pas comme il l'avait fait au notable (18, 22). Jésus ne lui demande pas non plus de quitter son métier. Zachée veut cependant faire plus: au cas où il aurait extorqué de l'argent à quelqu'un — ce dont il n'a pas une claire conscience — il rendra le quadruple. Cette éventualité était cependant une réalité, comme on peut le conclure de ce que Jésus va lui dire.
Jésus lui répond en constatant que le salut est venu «aujourd'hui» dans la maison de Zachée, ce salut que le juste Syméon a vu en tenant Jésus dans ses bras, ce salut qui n'est autre que la présence de Jésus lui-même. Et Zachée ne se convertit pas seul: toute sa maison, sa famille, aussi.
Le salut que Jésus lui accorde était promis par Dieu aux fils d'Abraham qui vivent dans la piété (cf. 1, 55); c'est à ce titre de fils d'Abraham que Zachée le reçoit; bien que pécheur, il était juif et, du fait de sa conversion, il est décidé à exercer son métier de collecteur d'impôts en toute justice; il est donc normal qu'il reçoive la récompense promis aux fils d'Abraham. Il était un fils d'Abraham perdu; or le Fils de l'homme était venu chercher et sauver ce qui était perdu. Jésus traduit en acte ce qu'il avait déjà dit dans la parabole du fils prodigue (cf. 15, 32). Il est donc venu chercher Zachée pour le sauver. On comprend maintenant qu'il ait levé les yeux vers le sycomore et lui ait demandé de l'accueillir dans sa maison. L'épisode de Zachée montre que le salut est totalement gratuit. Zachée n'avait fait aucune démarche de conversion: il s'était simplement laissé guider par la curiosité.

1er novembre

homélie de M.-J. Le Guillou, o.p.
pour la Toussaint

Ap 7, 2-4 ; 9-14     I Jn 3, 1-12     Mt 5, 1-12

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Je voudrais vous poser une question directe : êtes-vous heureux comme le Seigneur vous demande de l'être, heureux du bonheur de Dieu ? Est-ce que le mystère de Dieu est vraiment entré dans vos vies de telle manière que votre bonheur est vraiment la certitude que la vie a triomphé de la mort ? C'est la Vie qui a triomphé de la mort dans la mort du Christ, c'est la joie de Dieu qui a jailli quand la résurrection du Seigneur est apparue.
Croyez-vous vraiment à ce mystère, car c'est un mystère puisque c'est dans la foi que nous le tenons ? Croyez-vous vraiment que le Seigneur est là au cœur de vos vies, plus important que toutes les choses concrètes qui sont autour de vous, plus important aussi que tous les pro­blèmes qui sont dans vos vies, plus important que tout ce que vous faites de bien ou de mal enveloppé par le mys­tère de la miséricorde de Dieu ?
Croyez-vous à la plénitude de la vie qui jaillit du cœur du Christ, qui jaillit du Christ ressuscité, qui jaillit de l'amour, qui jaillit de la paix, qui jaillit de la joie de Dieu ?
Est-ce que c'est la réalité qui enveloppe toutes vos souffrances et tous vos malheurs ? Car vous l'avez remarqué, le Seigneur ne dit pas simplement « heureux » mais « heureux les pauvres de cœur, le Royaume des Cieux est à eux», «heureux les doux... heureux ceux qui pleurent». Quel paradoxe étonnant ! « Heureux » ! Je crois que l'on ne comprend rien à l'Evangile si, à la base, il n'y a pas toute cette annonce de bonheur. Et je le dis tout clairement, je suis heureux parce que le Seigneur est le Seigneur, parce qu'il est ce qu'il est, qu'il peut tout et qu'il m'aime. Oui, II nous aime chacun d'entre nous au plus profond de notre cœur et si je porte la mort au fond de mon être comme chacun de nous tous, je sais que la Vie a triomphé de la mort. C'est par ce triomphe que nous sommes devenus enfants de Dieu. C'est la grande affirmation de saint Jean : « Voyez comme il est grand l'amour dont le Père nous a aimés. Il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes ».
« II a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes». Agissons-nous vraiment comme des enfants de Dieu, non pas comme si nous étions des enfants de Dieu, mais comme des enfants de Dieu, avec cette vérité, cette plénitude, avec cette joie, avec cet amour propre à des enfants ? Je sais bien que tout va contre cela. Toutes les apparences sont contre l'Evangile. C'est pour cela que le Christ a été crucifié. Mais le Seigneur est le Seigneur et il nous aime, II donne sa vie pour que nous puissions la partager !
Et puis il y a ce fait merveilleux : un jour, nous serons face à face avec le Seigneur. Et la Vie pénétrera en plénitude nos êtres, nos corps, tout nous-mêmes, tellement qu'au moment voulu par Dieu, nous serons avec Lui au festin des noces, ce festin qui n'aura pas de fin, qui est la joie de Dieu et qui sera notre joie.
Lorsque la Vie paraîtra, nous serons semblables au Seigneur parce que nous le verrons tel qu'il est. Nous verrons le Christ tel qu'il est, nous verrons Dieu tel qu'il est et nous serons transfigurés dans sa lumière, transfigurés jusque dans nos corps, jusque dans notre chair, jusqu'aux moindres molécules de notre être. Nous serons, nous le savons, semblables au Christ car nous le verrons tel qu'il est. Quelle merveille ! Est-ce que votre cœur chante devant cette perspective que nous avons tous les uns et les autres ? Ce qui est à l'un est à l'autre : nous avons tout en commun, je dis bien tout. Tout le mystère de Dieu nous est commun et toutes les grâces que nous recevons sont communautaires. Elles sont ecclésiales : elle sont à tous, elles sont données pour tous.
Alors, avez-vous cette espérance invincible que le Seigneur peut pénétrer toujours plus profond dans notre être? Faites-vous de votre vie une aventure avec le Seigneur? N'est-ce pas trop souvent une aventure avec tout ce qui vous empêche de rencontrer le Seigneur ? Vous savez dans l'Evangile, il y a: « excuse-moi, je viens d'acheter une paire de bœufs, il faut que je l'essaie », « je viens de me marier, attends ». Or le Seigneur nous demande de venir et c'est cela la vérité de l'Evangile. Le Seigneur nous demande de le reconnaître et de ne pas nous excuser, de ne pas avoir de bonnes excuses pour ne pas le rencontrer.
Nous avons besoin de silence dans ce monde si tourmenté, si cassé, si brisé. Nous avons besoin du Seigneur et c'est Lui qu'il nous faut rencontrer.
Aimer Dieu... Je voudrais que vous découvriez ce qu'est l'Amour de Dieu, ce qu'est cet amour infini sur chacune de nos vies, cet amour qui nous a appelés à l'existence. Nous sommes jaillis de l'amour et nous retournons à l'amour. Nous sommes jaillis tout neufs dans le regard de Dieu et nous retournons tout neufs dans le regard de Dieu, tout nouveaux parce que fondés dans la purification que le Christ nous apporte, parce que si nous croyons qu'il vient, nous sommes purs comme il est pur, nous dit St Jean.
Réjouissez-vous ! Soyez dans l'allégresse ! Soyez heureux du bonheur des Béatitudes ! Le Seigneur ne mâche pas ses mots ! Il n'a jamais biaisé devant les réalités de cette vie, de sa mort vers laquelle il monte. Le Seigneur a toujours dit la vérité et il l'a dite brutalement : « Celui qui ne prend pas sa croix ne peut me suivre ». Mais cette croix est lumineuse, il faut la découvrir ensemble et nous serons comblés de l'amour de Dieu, comblés de cet amour qui est là, comblés de cette certitude que nous verrons Dieu ensemble avec tous les hommes. La vie éternelle, c'est cette présence de Dieu au milieu de nous, cette présence qui revigore tout, renouvelle tout, transforme tout. L'assemblée chrétienne est une assemblée qui proclame cette joie, qui la proclame parce que c'est vrai !
Je voudrais vous dire que la joie est possible, que la joie au milieu de la souffrance et de la misère est possible, que la joie peut éclater comme éclate un coup de tonnerre et qu'elle peut tout transformer, qu'elle peut tout délivrer et qu'elle peut livrer le mystère de Dieu, son mystère ineffable, son mystère qui est au-delà de tout et qui est le mystère d'amour.
Je voudrais que vos entrailles chantent un chant de joie. Aimez le Seigneur, je vous en supplie : aimez-le du fond de votre cœur et que ça jaillisse et que ça crie et que ça chante et que vous portiez le malheur des hommes dans la joie. Voilà le mystère de l'Evangile : ne pas s'abstraire du mal mais le porter dans la joie, dans la joie de Dieu qui est capable de dépasser tout cela, qui est capable de nous envelopper de la toute puissance de l'infini de l'Amour.
Soyez doux, pauvres, humbles, vous verrez Dieu ! J'ai envie de vous glisser à l'oreille cette bonne nouvelle pour qu'elle envahisse votre vie : nous verrons Dieu ! Qu'au plus profond de votre cœur murmure quelque chose qui vous appelle vers Dieu : « Je sens en moi, dit St Ignace d'Antioche, une eau qui me dit : viens vers le Père ! ». Aujourd'hui, nous chantons cette eau qui est l'Esprit Saint. Il est en nous et nous dit : « Viens vers le Père ». Nous serons heureux, heureux comme il n'est pas possible d'être heureux. Le Seigneur est le Seigneur et il nous aime. Aimez ! C'est le seul mot que je puisse vous dire. Aimez le Seigneur et tout vous sera donné par surcroît. Amen !

(dans: La puissance de l'amour de Dieu dans sa Parole, homélies Année C)

 

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