Bienvenue sur le site du monastère des dominicaines de Lourdes!

 

Septembre

15 septembre


 


24ème dimanche
du Temps ordinaire

Les pécheurs dans le Royaume
(Lc 15, 1-10)

Pour écouter l'homélie du P. Daou
cliquez ici !


Jésus et l'accueil des pécheurs (Lc 15,1-2)

15 1 Or les publicains et les pécheurs s'approchaient de lui pour l'entendre. 2 Et les Pharisiens et les scribes murmuraient entre eux disant: Celui-ci accueille les pécheurs et mange avec eux.

Les publicains et les pécheurs viennent entendre Jésus: eux ont des oreilles pour entendre (cf. 14, 35) et Jésus mange avec eux, avec autant de simplicité qu'avec les Pharisiens. Mais en voyant cela, scribes et Pharisiens murmurent. Ils sont scandalisés du comportement de Jésus: non seulement il accueille les pécheurs, mais il mange avec eux! Pécheurs, au verset 2, englobe aussi les publicains.
Jésus leur répond en trois paraboles. Il leur montre la place occupée par les pécheurs dans le dessein de salut de Dieu, l'amour que son Père leur porte.

La joie de Dieu: les pécheurs perdus retrouvés (Lc 15,3-10)

Parabole de la brebis perdue et trouvée (Lc 15,3-7)

3 Or il leur dit cette parabole disant: 4 Quel humain parmi vous, ayant cent brebis et en ayant perdu une, ne laisse pas les quatre-vingt-dix-neuf dans le désert et [ne] va vers la brebis perdue jusqu'à ce qu'il l'ait trouvée? 5 Et [l']ayant trouvée, il la met sur ses épaules, se réjouissant, 6 et étant venu à la maison, il convoque les amis et les voisins, leur disant: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé ma brebis perdue. 7 Je vous dis: Ainsi il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion.

Un homme avait cent brebis. Cent brebis, c'est un troupeau qui commence à être conséquent, même si ce n'est pas grand-chose à côté des sept mille brebis de Job. Cent brebis est un nombre qui permet au berger de connaître chacune d'elles. Il se rend donc compte facilement si une manque au compte, surtout dans un désert où la visibilité est bonne. S'il s'aperçoit qu'une brebis est perdue, il laisse le reste du troupeau et va chercher dans les collines, où elle peut bien être cachée. Quand il l'a trouvée, nous dit Jésus, sa joie est grande et il la met sur ses épaules; probablement parce qu'elle est affaiblie, car une brebis en bonne santé marche derrière le berger sans difficulté. Quand il arrive chez lui, il l'a met dans le parc à brebis pour en prendre soin et prévient ses connaissances pour leur faire partager sa joie: il a trouvé la brebis perdue. Le berger, c'est Dieu. Un oracle du prophète Ezéchiel rapporte en effet ceci: «Je chercherai la brebis qui est perdue, je ramènerai celle qui est égarée» (Ez 34, 16).
Et Jésus tire la leçon de la parabole: «Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion». Le futur n'indique pas forcément le jugement final; il indique que chaque fois qu'un pécheur se convertira, Dieu sera dans la joie.
Cette conclusion est paradoxale, car c'est Dieu qui a cherché et trouvé la brebis perdue et Jésus explique que c'est l'image d'un pécheur qui se convertit. Qui a agi: Dieu ou le pécheur? La conversion est avant tout une démarche de Dieu qui a l'initiative de ramener un pécheur à la maison, alors qu'il était perdu; et sa joie est grande. Il y a bien sûr une démarche du pécheur, mais ce n'est pas ce qui intéresse Jésus dans cette parabole. Il met en lumière la source de salut: Dieu.

Parabole de la drachme perdue et trouvée (Lc 15,8-10)

8 Ou bien quelle femme ayant dix drachmes, si elle [en] perd une, n'allume une lampe et [ne] balaie la maison et [ne] cherche avec soin jusqu'à ce qu'elle [la] trouve? 9 Et [l']ayant trouvée, elle convoque ses amies et voisines disant: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé la drachme que j'ai perdue. 10 Ainsi, je vous dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit.

Cette parabole est la réplique de la précédente. Mais il s'agit d'une femme et non plus d'un homme, de drachme et non plus de brebis, ce qui indique une situation de pauvreté. Et la joie qui éclate quand la femme a trouvé la drachme, est partagée immédiatement «devant les anges de Dieu», symbole du Royaume.

12 septembre



 


Prier le Rosaire

à la lumière de l'Ancien Testament

Mystères lumineux

Le Baptême (Mt 3,16-17; Is 42,1-2).

Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau. Des cieux, une voix disait: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour.»

Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui j'ai mis toute ma joie. J’ai fait reposer sur lui mon esprit; devant les nations, il fera paraître le jugement que j'ai prononcé.

Père saint, conduis beaucoup de personnes à découvrir en Jésus ton Fils bien-aimé; ravive la foi des catholiques.

 

Les noces de Cana (Jn 2,11; Ex 4,27-30)
.
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C'était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Le Seigneur dit à Aaron: «Va au-devant de Moïse dans le désert.» Aaron partit et, ayant rencontré Moïse à la montagne de Dieu, il le baisa. Moïse fit connaître à Aaron toutes les paroles avec lesquelles le Seigneur l'avait envoyé, et tous les signes qu'il lui avait ordonné de faire.

Nous t'en prions, Seigneur, que les signes des sacrements remplissent nos cœurs de joie.

 

L’Annonce du Royaume (Lc 4,16-17; Is 61,1-2).

Jésus entra dans la synagogue et se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe.

L'esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé, annoncer aux prisonniers la délivrance et aux captifs la liberté, annoncer une année de bienfaits, accordée par le Seigneur. Alors, tous ceux qui pleurent, je les consolerai.

Que tous les baptisés soient des témoins du Royaume par toute leur vie.

 

La Transfiguration (Mt 17,2,3; Ps 98,5-7).

Jésus fut transfiguré devant ses apôtres; son visage devint brillant comme le soleil. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui.

Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous au pied de son trône, car il est saint! Moïse et le prêtre Aaron, Samuel, le Suppliant, ils suppliaient le Seigneur, et lui leur répondait. Dans la colonne de nuée, il parlait avec eux; ils ont gardé ses volontés, les lois qu'il leur donna.

Nous te prions pour les chrétiens persécutés; que ton visage de gloire les soutienne dans leur épreuve.

 

L’Eucharistie (Mt 26,26; Gn 14,18-20).

Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, en disant: «Prenez, mangez: ceci est mon corps.»

Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin: il était prêtre du Dieu très-haut.Il prononça cette bénédiction: «Béni soit Abram par le Dieu très haut, qui a fait le ciel et la terre; et béni soit le Dieu très haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains.»

Donne-nous faim, Seigneur, de ton pain de vie.

11 septembre

Voilà une découverte faite sur Internet:

« Le chapelet à six dizaines était le chapelet basque, et la sixième dizaine était dite en action de grâce pour la propagation de la foi. La statue de la Vierge couronnée dans le domaine de Lourdes porte sur le bras le chapelet à six dizaines, et il y a aussi un de ces chapelets sur le mur de la maison où sainte Bernadette vivait à Bartrès » (Lettre du 2 août 2004).

Et Bernadette à Lourdes, disait la dernière dizaine pour les défunts. Aujourd'hui, certaines la disent pour les vocations! Il semble que ce soit au choix selon les endroits...

8 septembre


 


23ème dimanche
du Temps ordinaire

Trois conditions pour être disciple
(Lc 14, 25-33)



25 Or des foules nombreuses faisaient route avec lui et s'étant retourné il leur dit:

26 Si quelqu'un vient auprès de moi et ne hait son propre frère et sa mère et son épouse et ses enfants et ses frères et ses sœurs, et encore sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

27 Celui qui ne porte pas sa propre croix et [ne] vient [pas] derrière moi ne peut être mon disciple.

28 Car qui d'entre vous, voulant bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense [et savoir] s'il a pour l'achèvement? 29 De peur qu'ayant posé sa fondation et n'étant pas capable de terminer, tous ceux qui le regardent ne commencent à se moquer de lui 30 disant: Cet homme a commencé à bâtir et n'a pas été capable de terminer.

31 Ou quel roi marchant pour combattre à la guerre un autre roi, s'étant d'abord assis, ne délibère [pour voir] s'il est capable avec dix mille [hommes] d'aller à la rencontre de [celui] qui vient contre lui avec vingt mille? 32 Si non certes, lui étant encore loin, ayant envoyé un ambassadeur, il adresse une demande en vue de la paix.
33 Ainsi donc quiconque d'entre vous qui ne renonce pas à tous ses biens, ne peut être mon disciple.

Jésus s'est remis en route et des foules nombreuses reprennent la route avec lui. Alors il se tourne vers tous ces gens qui le suivent et leur adresse la parole. Le suivre est une chose, être son disciple en est une autre, car cela suppose non seulement de venir auprès de lui, mais d'accepter trois exigences: haïr les siens et soi-même; porter sa croix derrière lui; renoncer à tous ses biens. Un choix est à faire avant d'aller plus loin.

Tout d'abord Jésus doit être préféré à tous. Aucun amour ne peut être mis en balance avec l'amour que le disciple lui porte. Bien sûr, les liens d'affection familiale ne s'opposent pas à l'amour envers lui, mais si cette affection devient un obstacle, elle doit être sacrifiée. Le verbe «haïr» qu'il emploie, montre la radicalité que comporte le détachement des liens familiaux et même de sa vie. Suivre Jésus implique d'être prêt à sacrifier sa vie pour lui.

Deuxième exigence: porter sa propre croix et suivre Jésus qui porte lui aussi sa croix: il sait ce qui l'attend. Jésus avait déjà donné cet avertissement à tous (9, 23). La répétition montre l'importance qu'il y attache.
La troisième exigence concerne les biens matériels, la fortune. Il faut savoir y renoncer pour persévérer à la suite du Christ. Jésus, à l'aide de deux paraboles, montre que quand on veut atteindre un but, il faut bien réfléchir avant de commencer et faire ensuite ce qui est nécessaire pour y parvenir. Ainsi, quand on a commencé à bâtir, il faut calculer la dépense avant d'aller plus loin et voir si on aura de quoi terminer la construction, sous peine d'être tourné en ridicule. De même celui qui part en guerre et s'aperçoit qu'il n'a pas assez de soldats avec lui, envoie une ambassade en vue de la paix et renonce à livrer le combat sous peine de perdre la guerre. Ainsi, celui qui veut être disciple de Jésus, doit bien réfléchir avant de se mettre en route, et s'il est déjà en route, avant de continuer la route avec lui. Car est-il déterminé à honorer une condition essentielle pour suivre réellement Jésus: renoncer à tous ses biens? Sinon on se moquera de lui parce qu'il n'arrivera pas au but. Paradoxalement, pour parler du disciple qui doit renoncer à ses biens, Jésus met en scène deux personnages qui doivent s'assurer d'avoir une certaine richesse en argent ou en hommes, pour mener à bien leur projet. Mais pour lui, la richesse nécessaire est le dépouillement.

6 septembre


 

 

Fête du

bienheureux Bertrand de Garrigues


L'Ordre des Prêcheurs fête aujourd'hui Bertrand de Garrigues.
Originaire de Garrigues, dans le diocèse de Nîmes, Bertrand, prêtre séculier, devint l’un des seize premiers compagnons de saint Dominique à Toulouse en 1216. Premier prieur du couvent Saint-Romain de Toulouse en 1216, il fut envoyé à la fondation de Paris en 1217. De retour à Toulouse en 1219, compagnon fidèle et confident de saint Dominique lors de l’épisode de Rocamadour, il fut nommé premier Provincial de Dominicains en Provence, qui à ce titre reçut en 1221 l’église et l’hospice de Saint Laurent du Puy. Il mourut le 18 avril 1230 chez les moniales cisterciennes de Bouchet (Drôme), où il avait été appelé pour parfaire l'éducation des moniales. Son tombeau y devint un lieu de pèlerinage.Au XVIIIe siècle, sa statue placée dans l'église, était encore l'objet de la vénération des fidèles qui en avaient fait un Saint ! Son corps, enlevé par les Frères Prêcheurs d’Orange en 1414, fut vénéré dans leur église jusqu’en 1561, date à laquelle il fut jeté au feu lors des guerres de religion. On trouve des fioretti à son sujet dans les
Vitae fratrum.

Comment Dominique put parler allemand, par la grâce de Dieu.

Allant de Toulouse à Paris, le bienheureux Père Dominique passa par Roc-Amadour, là il passa la nuit en prière dans l’église de la bienheureuse Marie, ayant comme compagnon de voyage, de sainteté et de dévotion, frère Bertrand, qui devint le premier prieur de Provence. Le lendemain, des pèlerins allemands les rencontrèrent sur leur route; comme ils les entendaient chanter les psaumes et les litanies, ils se joignirent pieusement à eux. Parvenus dans un village, ils les invitèrent, et les traitèrent avec abondance, selon leur habitude. Pendant quatre jours, ils firent ainsi. Alors le bienheureux Dominique dit en gémissant à son socius: «Frère Bertrand, j’ai vraiment scrupule de recevoir ainsi leurs biens temporels, alors que nous ne leur semons aucun bien spirituel. Donc, si tu le veux bien, prions à genoux le Seigneur de nous permettre de comprendre et de parler leur langue, afin de pouvoir leur annoncer le Seigneur Jésus.» Après avoir fait ainsi, ils parlèrent avec eux en allemand, à leur grande surprise, en leur prêchant le Seigneur Jésus pendant quatre autres jours, en voyageant avec eux jusqu’à leur arrivée à Orléans. Là, les pèlerins, voulant aller à Chartres, les quittèrent sur la route de Paris, en se recommandant humblement à leurs prières. Le lendemain, le bienheureux Père dit à frère Bertrand: «Frère, voici que nous arrivons à Paris; or, si les frères apprennent le miracle que Dieu a fait pour nous, ils nous croiront des saints, alors que nous sommes pécheurs; et si les séculiers viennent à le savoir, nous serons bien exposés à la vanité. Aussi, je te le demande en vertu de l’obéissance, n’en parle à personne avant ma mort.» Il garda le secret; mais, après la mort du bienheureux Père, ce frère Bertrand le révéla à des frères dévots.

De l'efficacité et de la Parole de l'action de Dominique

Il remarqua que son socius, frère Bertrand, s’affligeait trop de ses péchés; il lui dit de ne plus pleurer sur ses propres fautes, mais celles des autres; si grande fut la puissance de ses mots, que frère Bertrand pleura dès lors abondamment pour les autres, mais ne put pleurer pour lui-même, même s’il le voulait.

Des pièges du démon, lui qui "épie le talon".

. En Provence, au couvent d’Avignon, il y avait frère Bertrand, plein de dévotion, prédicateur et chantre. Une nuit d’hiver, il se mit à chanter en lui-même, dans son lit: «Le crucifié est ressuscité d’entre les morts.» Il entendit alors une voix: «Attention! tu ne verras pas le temps où ces paroles sont chantées.» Il l’a lui-même raconté à un bon frère, qui m’en a fait part. Peu de temps après, on l’envoya à Orange, sa ville natale. Là, il tomba gravement malade, et se fit porter au couvent des Frères Mineurs. Comme il approchait de la mort, il s’écria en présence de son confesseur: «Pour l’amour de Dieu, délivre-moi de ces fromages, car ils me pèsent beaucoup.» A cette époque, en effet, il s’était procuré une quantité de fromages, pour le besoin des frères. Il redisait souvent ces paroles, à l’étonnement de tous les assistants, car il n’y avait pas de formages en ce lieu. Enfin son confesseur le comprit, et lui dit: «N’aie aucune crainte, frère bien-aimé; par l’autorité de Dieu et de l’Ordre, je t’absous si tu as fait une faute en nous procurant ces fromages.» Alors il devint silencieux. Il se mit ensuite à agiter la main devant son visage, comme pour chasser des mouches. Son compagnon lui demanda ce qu’il faisait, et il répon-
dit: «Je vois des démons.» Le frère alors lui tendit une croix qui se trouvait là, en lui disant: «Défends-toi avec elle.» Le malade s’en saisit avec ardeur, s’en signa, l’embrassa en pleurant, et dit: «Tu es un sceptre de droiture, un sceptre de royauté» et d’autres paroles. Il replaça la croix convenablement, et ajouta: «Je vois le bienheureux Augustin.» Or, il avait une grande dévotion pour ce saint, et en faisait mémoire chaque jour. Le frère lui répondit: «Ce grand saint est aussi un Père, et il peut bien t’aider.» Alors il se mit à chanter le Salve Regina, comme il pouvait, et en chantant il parti vers le Seigneur.
Il fut enseveli très pieusement par les Frères Mineurs et par trois de nos frères; ce sont eux qui nous ont appris tout cela.

Sur ceux qui diffèrent de secourir les défunts

1. Frère Bertrand, très religieux compagnon du bienheureux Dominique, et premier provincial de Provence, disait presque chaque jour la messe pour les pécheurs. Le bon et prudent frère Benoît, le remarqua pendant un séjour au couvent de Montpellier; il lui demanda pourquoi il priait si souvent pour les pécheurs, et moins pour les morts. Il dit: «Parce que l’Eglise prie pour les défunts, il sont en sécurité, ils seront sauvés. Mais nous, pécheurs, nous vivons au milieu de multiples dangers et nous sommes dans l’incertitude.» Le frère reprit: «Prieur très aimé, dites-moi: s’il y avait, ici, deux mendiants également pauvres, mais dont l’un serait en bon état physique, et l’autre privé de ses membres, lequel vous hâteriez-vous de secourir?» — «Ce serait celui qui ne pourrait s’aider lui-même.» Frère Benoît lui dit: «Eh bien! ainsi sont les défunts. Ils n’ont pas de bouche pour se confesser, ni d’oreille pour entendre, pas d’yeux pour les larmes, pas de mains pour faire le bien, pas de pieds pour marcher. Ils ne peuvent compter que sur notre aide. Mais les pécheurs, avec nos prières, peuvent s’aider de toutes les manières mentionnées.» Mais le prieur ne se rangea pas à son raisonnement. Or, la nuit suivante, il eut la vision d’un mort effrayant d’aspect; il portait un cercueil de bois, et il s’appuyait lourdement sur lui. Dans la même nuit, il le réveilla en l’effrayant et en le tourmentant, plus de dix fois. Aussi, dès l’aurore, frère Bertrand fit appeler le frère, monta à l’autel en pleurant. Dès lors, il célébra la messe plus souvent pour les défunts. Le rédacteur de ces faits les a appris de la bouche même de frère Benoît.

4 septembre


Prier le Rosaire

à la lumière de l'Ancien Testament

Mystères joyeux

L’Annonciation (Lc 1,26-27; Is 7,14-15).

Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie.

Le Seigneur lui-même vous donnera un signe: Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel, (c'est-à-dire: Dieu-avec-nous). De crème et de miel il se nourrira, et il saura rejeter le mal et choisir le bien.

Ouvre les yeux de notre cœur, Seigneur, pour que nous sachions reconnaître ta présence tout au long de nos journées.

 

La Visitation (Lc 1,41-44; Ct 2,8-9).

Quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle.

Une voix: mon bien-aimé! Le voici! Il vient, bondissant sur les montagnes, sautant sur les collines; il ressemble, mon bien-aimé, à une gazelle ou au faon des cerfs.

Prions pour les malades, pour ceux qui, par une visite, font tressaillir leur cœur de joie.

 

La Nativité (Lc 2,11-12; Is 9,5-6).

Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur.

Un enfant nous est né, un fils nous a été donné; l’insigne du pouvoir est sur son épaule; on proclame son nom: «Merveilleux Conseiller, Dieu Fort, Père à jamais, Prince de la Paix». Ainsi le pouvoir s'étendra, la paix sera sans fin pour David et pour son royaume.

Prions pour tous les peuples en guerre: que le Prince de la paix réconforte tous ceux qui souffrent.

 

La Présentation de Jésus (Lc 2,22-24; Lv 12,8).

Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur [...] Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur: un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Lorsque les jours de sa purification seront accomplis, pour un fils ou pour une fille, une femme apportera au sacrificateur, à l'entrée de la tente d'assignation, un agneau d'un an pour l'holocauste, et un jeune pigeon ou une tourterelle pour le sacrifice d'expiation.

Que toute notre vie, par sa charité, deviennent un sacrifice pour le Seigneur.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple (Lc 2,46; Mal 3,1-2)

Au bout de trois jours les parents de Jésus le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi: il les écoutait et leur posait des questions.

Soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient, – dit le Seigneur de l’univers. Qui pourra soutenir le jour de sa venue?

Garde-nous fidèles, Seigneur, à la lectio divina; que notre cœur soit attentif pour vivre de tes paroles.

1er septembre


22ème dimanche
du Temps ordinaire

« Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-14)

L'humilité nécessaire aux invités (1.7-11)

14 1 Et il arriva pendant qu'il était venu dans la maison d'un des chefs des Pharisiens, un sabbat, pour prendre un repas (pour manger du pain) [que] eux l'observaient. […]
7 Il disait à ceux qui avaient été invités une parabole, remarquant comment ils choisissaient les lits d'honneur, leur disant: 8 Lorsque tu es invité par quelqu'un à des noces, ne t'étends pas au lit d'honneur, de peur qu'un plus considéré que toi n'ait été invité par lui; 9 et celui qui t'a invité toi et lui, étant venu, il te dira: donne-lui [la] première place, et alors tu commencerais avec honte à occuper la dernière place. 10 Mais quand tu as été invité, étant allé, allonge-toi à la dernière place afin que lorsque celui qui t'a invité viendra, il te dise: Ami, monte plus haut; alors [ce] sera pour toi une gloire devant tous ceux qui sont allongés à table avec toi. 11 Car quiconque s'élève lui-même sera humilié et celui qui s'humilie lui-même sera élevé.

Les légistes et les Pharisiens observaient Jésus, mais de son côté, Jésus observait les convives. Il a vu les invités chercher la place d'honneur. A partir de là, il donne un enseignement sur le festin messianique à l'aide d'une parabole sur un repas de noces, adressée aux invités: il parle à la deuxième personne et leur donne ainsi des conseils. A ce festin, que chacun prenne la dernière place, car le maître de maison risquerait de la lui faire prendre en arrivant, s'il était allé s'installer à la place d'honneur. Par contre, il fera monter plus haut celui qui a pris la dernière.
C'est ainsi que Dieu agira lors du festin eschatologique: les premières places seront pour les humbles et il reviendra au maître du festin de faire monter plus haut qui il veut; personne n'a droit aux places d'honneur, contrairement à ce que pensaient les Pharisiens et les légistes. Tout cela était déjà présent dans l'Ancien Testament. En effet, le livre des Proverbes dénonçait le risque, pour celui qui choisit la première place, d'être abaissé en présence de tous (Pr 25, 6-7), et le prophète Ezéchiel avait alerté sur la façon surprenante dont Dieu agissait: ce qui est bas sera élevé et ce qui élevé sera abaissé (Ez 21, 31; cf. Lc1, 52).
Il ne faut pas s'y tromper: Jésus ne demande pas de prendre la dernière place dans le but d'être élevé, mais pour recevoir gratuitement le don de Dieu, sans considérer l'honneur comme un dû. Chacun recevra la place que Dieu a préparée pour lui, mais les humbles auront les premières.

Attendre la récompense de Dieu (12-14)

12 Il disait aussi à celui qui l'avait invité: Lorsque tu fais un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis ou tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi t'invitent en retour et qu'il n'arrive pour toi un rendu. 13 Mais quand tu fais un festin, invite pauvres, estropiés, boiteux, aveugles; 14 et heureux seras-tu, car ils n'ont pas [de quoi] te rendre, il te sera rendu en effet à la résurrection des justes.

Jésus s'adresse ensuite à son hôte et l'avertit que les critères qu'il utilise pour choisir ses invités ne sont pas selon Dieu; pour un déjeuner ou un dîner, il se borne à inviter ses proches et ses amis, sa famille et ses bonnes relations, des riches, bref des gens honorables. Jésus reproche à cette manière d'inviter de manquer de gratuité, car toutes ces personnes lui rendront l'invitation. Il lui conseille donc, quand il fait un festin et non plus un simple repas, d'inviter les plus pauvres, ceux qui sont exclus du Temple (cf. 2 S 5, 8; Lv 21, 18), qui n'ont aucune part à la vie religieuse du peuple. Alors il sera heureux parce que c'est Dieu qui le lui rendra lors de la résurrection des justes. Les justes sont ceux qui recevront une récompense de Dieu: ils auront part au festin messianique après la résurrection.
Ces paroles de Jésus peuvent être regardées comme une parabole à cause de leur caractère tranché. Il n'est pas question, en effet, de ne plus inviter ses amis pour un repas.

 

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