Bienvenue sur le site du monastère des dominicaines de Lourdes!

 

Janvier

 

 

Annonces

Regard sur l'année écoulée, au monastère
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Préparation du jubilé de la mort de saint Dominique
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Bonne année !

Nous souhaitons à tous ceux qui visitent notre site une année de paix et de joie... au milieu des épreuves qui jalonnent la route.
Que le Seigneur vous protège et vous garde!


Les moniales dominicaines de Lourdes

21 janvier

Rosaire pour le Jubilé de la naissance au ciel de saint Dominique

Mystères douloureux

 

«Allons de l'avant et pensons à notre Sauveur» (Saint Dominique)

L’Agonie

Jésus emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse (Mc 14, 33).

Un jour, méditant la sueur de sang de Jésus Christ au jardin des Oliviers, Agnès vit notre Seigneur prosterné de tout son long, le visage contre terre, et vit sortir de ses bras, tout le long de ses veines, par tout le corps, une goutte de sang et une autre d'eau. «Je crois que c'est au jardin des Oliviers qu'il a le plus enduré, dit-elle, car la seule vue de mes péchés lui a fait sortir le sang des veines. C'est l'appréhension de mes péchés qui a fait sortir le sang, ce qui montre qu'ils étaient grands». (Bienheureuse Agnès de Langeac, XVIIe s.).

Que l’amour qui remplissait le cœur du Seigneur lors de son agonie, fasse retrouver aux chrétiens le sens du péché.

 

La Flagellation

Pilate fit flageller Jésus, et il le livra pour qu’il soit crucifié (Mt 27, 26).

Ils le couvrent de blessures
Et le déchirent de coups,
On ne voit que meurtrissures,
Que cicatrices, que trous.
Considérez qu'il endure
Cet effroyable tourment
Sans qu'il s'en plaigne ou murmure,
Tant son amour est ardent.
Pécheurs, ce sont nos offenses
Et nos sensualités
Qui causent tant de souffrances
A cet objet de pitié.
Viens dans le sang de ses veines
Rencontrer ta guérison,
Et n'augmente pas les peines
En suivant ta passion.
O Sauveur tout débonnaire,
Par ce corps meurtri de coups
Apaisez votre colère
Et nous pardonnez à tous! (Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, XVIIe-XVIIIe s.).

Que nous sachions accueillir le pardon qui redonne vie.

 

Le Couronnement d’épines

Les soldats entrelaçant des épines, en tressèrent une couronne qu'ils mirent sur la tête de Jésus (Mt 27, 29).

Nous devons conserver en notre âme la douleur de nos péchés, car, pour nous délivrer de leurs pointes acérées, Jésus-Christ a voulu souffrir en sa tête sacrée la douleur des plus piquantes épines, comme le fait remarquer le Vénérable Bède. Les épines sont le symbole des péchés; car s'il a été dit au premier homme coupable: La terre te rapportera des épines et des ronces, c'est que notre nature viciée devait produire des péchés dont les remords cuisants pénètrent la conscience comme des épines très aiguës. (Ludolphe le Chartreux -ancien dominicain-, XIVe s.).

Nous te prions, Seigneur, pour tous les malades qui endurent de terribles souffrances.

 

Le Portement de croix

Lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha (Jn 19, 17).

Jésus est venu sur la terre pour être un exemple parfait proposé à notre imitation. Dans ce dessein, il a commencé par prendre la croix sur ses épaules, puis il a voulu que Simon le Cyrénéen la portât après lui; de là vient aussi qu'il ne nous a pas dit, dans l'Evangile, de marcher devant lui, mais de le suivre, en portant notre croix. Il a voulu en élever le trophée avant que personne ne portât la main sur elle. Après, il a laissé sa croix aux âmes parfaites, disposées à obéir au bon vouloir de son Père. (P. Louis Chardon, XVIIe s.).

Dans toutes les difficultés de notre route, accorde-nous, Seigneur, de savoir porter notre croix.

 

Le crucifiement et la mort de Jésus

Que la croix de notre Seigneur Jésus-Christ reste ma seule fierté (Ga 6, 14).

Tu peux trouver une suave consolation en prenant et lisant ce livre de la croix, que tu as toujours devant les yeux de ton âme, ce livre de vie, ce livre de la Loi immaculée qui seule, ôte les souillures, parce que seule, elle est Charité. Tu la trouves écrite avec une merveilleuse beauté lorsque tu contemples Jésus, ton Sauveur, étendu en Croix comme une peau sur laquelle il a écrit avec ses meurtrissures et qu'il a enluminée de son sang généreux. Où se lit, où s'apprend aussi bien la leçon de la charité? (Bienheureux Jourdain de Saxe, XIIIe s.).

Qu’en toutes choses, Seigneur, nous ne cherchions que la charité qui donne la vie.


18 janvier
semaine de prière pour l'unité

17 janvier

Deuxième dimanche
du Temps ordinaire
(Jn 1, 35-42)

Pour écouter l'homélie du P. Daou
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15 janvier

100 Prières dominicaines

III. Prières de sainte
Catherine de Sienne

Prière faite à Rome pendant une extase qui suivit la Communion, le Vendredi 18 février 1379.

O souveraine et éternelle Trinité, Amour ineffable, vous m'appelez votre fille, et moi je puis vous dire : Mon Père! Vous vous êtes donné à moi en me donnant le corps et le sang de votre Fils bien-aimé, qui est Dieu et homme tout ensemble! Unissez-moi aussi, je vous en conjure, au corps mystique de la sainte Église, ma mère, à la société universelle de la religion chrétienne ; car le feu de votre charité m'a fait connaître le désir que vous avez de voir mon âme se réjouir dans cette union sacrée. O Amour inexprimable, vous m'avez vue et connue en vous, et ce sont les rayons de votre lumière, dont j'étais revêtue, qui vous ont passionné pour votre créature!
Vous l'avez tirée de vous-même, vous l'avez créée à votre image et à votre ressemblance ; et moi, cependant, pauvre créature, je ne pouvais vous connaître qu'en voyant en moi votre image et votre ressemblance. Mais, afin que je puisse vous voir et vous connaître en moi, vous vous êtes uni à nous ; vous êtes descendu des hauteurs de votre divinité jusqu'aux dernières infirmités de notre nature. Comme la faiblesse de mon intelligence ne pouvait comprendre et contempler votre grandeur, vous vous êtes fait petit, et vous avez caché vos splendeurs admirables sous les voiles infimes de notre humanité. Vous vous êtes manifesté par la parole de votre Fils unique, et je vous ai connu en moi-même.
O abîme de charité! oui, c'est ainsi, Trinité adorable, que vous vous êtes manifestée, que vous nous avez montré votre Vérité ; c'est surtout par l'effusion de votre sang que nous avons vu votre puissance, puisque vous avez pu nous laver de nos fautes. Nous avons vu votre sagesse, puisque, sous la chair de notre humanité, vous avez caché la force de (380) votre divinité, qui a vaincu le démon et l'a dépouillé de sa puissance. C'est votre sang qui nous a montré votre charité, puisque par la seule ardeur de votre amour vous nous avez rachetés, lorsque vous n'aviez pas besoin de nous.
Ainsi s'est manifestée votre Vérité, qui nous a créés pour nous donner la vie éternelle. Oui, votre créature a connu la vérité par le Verbe, votre Fils unique. Sans lui, elle était inaccessible à nos regards obscurcis par le péché. Rougis donc, ô créature ; rougis d'être ainsi aimée et honorée par ton Dieu, et de ne pas le connaître, lui que sa charité infinie a fait descendre des hauteurs de sa gloire jusqu'à la bassesse de La nature, pour que tu le connaisses en toi. J'ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi.
O mystère admirable ! vous connaissiez votre créature en vous avant qu'elle fût créée ; vous voyiez qu'elle devait. commettre l'iniquité, qu'elle devait s'écarter de votre vérité, et cependant vous l'avez créée. O amour incompréhensible! vous me dites : Mon âme, et moi je vous dis : Mon Père! O Père si plein de miséricorde, je vous en conjure, unissez tous vos serviteurs dans le feu de votre charité ; disposez-les à recevoir les inspirations et les enseignements que répand et veut répandre la lumière de votre charité.
Votre vérité a dit : Cherchez, et vous trouverez ; demandez, et vous recevrez ; frappez, et il vous sera ouvert, (Mt 7, 7). Eh bien ! moi, pauvre et misérable, je frappe à la porte de votre Vérité, je m'adresse à votre Majesté, j'implore votre clémence, et je lui demande miséricorde pour le monde, et surtout pour la sainte Eglise ; car je sais par votre Fils qu'il faut me nourrir sans cesse de cette nourriture ; puisque vous le voulez, ne me laissez pas périr de faim.
O mon âme! que fais-tu? Ne sais-tu pas que le Seigneur ton Dieu te voit sans cesse? Ne sais-tu pas que rien ne peut fuir son regard, et que ce qui échappe à l'oeil de la créature ne peut jamais éviter le sien? Ne commets donc plus l'iniquité, et relève-toi de tes fautes. J'ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi ; il est temps de secouer le sommeil. O éternelle Trinité! vous voulez que nous avancions, et si nous ne nous réveillons pas dans la prospérité, vous nous envoyez l'adversité. Comme un habile médecin, vous brûlez avec le feu de la tribulation les plaies que n'a pu guérir le baume des consolations.
O Père! ô Charité incréée! je n'admirerai jamais assez ce que m'a révélé votre lumière! Vous m'avez vue et connue, vous avez vu et connu toutes les créatures raisonnables, en général et en particulier, avant que nous ayons l'être. Vous avez vu Adam, le premier homme ; vous avez connu sa faute et celles qui devaient en être la suite, en lui et dans sa postérité. Vous avez su que le péché s'opposerait à votre Vérité, et qu'il empêcherait les créatures raisonnables d'atteindre la fin à laquelle vous les aviez destinées. Vous avez vu les tourments que votre Fils devrait subir pour sauver le genre humain et réparer la vérité en nous. Oui, vous me l'avez dit, votre prescience vous avait tout annoncé. Comment se fait-il, Père éternel, que vous ayez créé votre créature?
dans notre création ; vous nous avez vus de vous-même, et votre charité vous a forcé à nous créer malgré toutes les iniquités que nous devions commettre contre vous. Vous n'avez pu résister, ô Amour éternel ; vous aperceviez dans votre lumière toutes les offenses de votre créature contre votre infinie bonté, mais vous avez paru ne pas les voir, vous ne vous êtes arrêté qu'à la beauté de votre œuvre ; vous l'avez aimée, vous vous êtes passionné pour elle, et vous l'avez tirée de votre sein pour la créer à votre image et à votre ressemblance. O Vérité éternelle! vous vous êtes révélée à votre indigne servante.
Vous lui avez appris que c'est l'amour qui vous a forcé à lui donner l'être. Vous voyiez qu'elle devait vous offenser, mais-votre charité a détourné vos regards de ses offenses pour les fixer uniquement sur la beauté de votre créature ; car la vue de l'offense pouvait empêcher l'amour de répandre la vie. Vous le saviez, et vous n'avez écouté que l'amour, parce que vous n'êtes qu'un foyer d'amour.
Et moi, mes fautes m'ont empêchée de vous connaître ; mais accordez-moi la grâce, ô très doux Amour, de l'épandre en votre honneur tout le sang de mon corps ; faites que je me dépouille entièrement de moi-même. Bénissez aussi, ô mon Dieu, celui qui m'a donné la sainte Communion ; détachez-le de lui-même, revêtez-le de votre volonté, fixez-le en vous par des liens indissolubles, afin qu'il soit une plante répandant son parfum dans le jardin de la sainte Église. Accordez-nous, je vous en conjure, ô Père très clément, votre douce bénédiction ; lavez nos âmes dans le sang de votre Fils. O Amour, Amour, je vous demande la mort !

12 janvier

Rosaire pour le Jubilé de la naissance au ciel de saint Dominique

Mystères lumineux

 

«Allons de l'avant et pensons à notre Sauveur» (Saint Dominique)

Le Baptême

Des cieux, une voix disait: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie» (Mt 3, 17).

Le baptême inaugure la vie publique de Jésus, révèle sa nature, son rôle divin, toute sa destinée et la force qui va la conduire. Les adversaires de l'intervention personnelle de Dieu n'en pénètreront jamais le sens profond; l'histoire évangélique restera pour eux un livre fermé. Désormais, Jésus n'est plus le charpentier de Galilée; le voile qui le dérobait à la multitude se déchire: il apparaît ce qu'il est, le Christ, le Fils de Dieu. Cependant il gardera, dans sa grandeur divine, une nature infirme, asservie à la douleur et à la mort (P. Henri Louis Rémy Didon, XIXe s.).

Affermis, Seigneur,  la foi des chrétiens en Jésus Fils de Dieu, le Ressuscité.

 

Cana

Le vin venant à manquer, la Mère de Jésus lui dit: «Ils n'ont plus de vin» (Jn 2, 3).

Considérons l'amour respectueux de Marie à l’égard du Christ. Dans l’amour respectueux que nous avons envers Dieu, il nous faut simplement Lui présenter notre indigence, suivant ce verset: Seigneur, tout mon désir est devant toi. De quelle manière Dieu nous viendra en aide, il ne nous appartient pas de chercher à le savoir, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières. C’est pourquoi la Mère de Jésus présenta uniquement au Christ l’indigence des autres en disant: Ils n'ont plus de vin. (Saint Thomas d'Aquin, XIIIe s.).

Apprends-nous, Seigneur, à laisser l’Esprit prier en nous, à te remettre notre désir.

 

L’Annonce du Royaume

Jésus cheminait par ville et village, proclamant et annonçant la bonne nouvelle (Lc 8, 1).

Les hommes se sont soumis au Christ avec un désir véhément et une dévotion extrême, après avoir entendu ses paroles de vie éternelle et avoir vu ses miracles admirables. Beaucoup aussi sont morts pour sa gloire, mus par la violence de son amour; car elles sont douces et efficaces les paroles de notre Sauveur, et tous ont «afflué» pour l'écouter avec une délectation extrême. Ses paroles étaient douces, attractives et suprêmement efficaces, étant pleines d'inspiration divine et du feu de l'Esprit Saint. (Frère Bartolomé de Las Casas, XVe-XVIe s.).

Ouvre nos cœurs, Seigneur, à ta Parole ; que nous la laissions fructifier dans notre cœur.

 

La Transfiguration

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux (Mc 9, 2).

Six jours après la confession de foi de Pierre, se passa une scène extraordinaire qui n'a rien de parallèle dans la vie de Jésus, si la prière de Gethsémani n'en était comme l'antithèse; dans les deux cas Jésus prend Pierre Jacques et Jean pour prier avec eux à l'écart; dans les deux cas les disciples sont engourdis par le sommeil, dans les deux cas Jésus reçoit une visite d'en haut. Mais la transfiguration est un gage certain de la gloire de Jésus, la scène de Gethsémani le montre au point où il s'abaisse le plus. (P. Marie-Joseph Lagrange, XIXe-XXe s.).

Ouvre nos yeux, Seigneur, pour que nous sachions contempler dans ta transfiguration, la gloire vers laquelle nous tendons.

 

L’Eucharistie

Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle (Jn 6, 54).

La divine eucharistie est un feu consumant, capable d'embraser les cœurs les plus tièdes. Se sent-on rempli de faiblesses et d'imperfections? qu'on ait recours à la sainte communion; c'est le pain des forts, le lait des faibles, le remède des malades, l'énergie du voyageur qui gravit les sentiers de la perfection jusqu'à la montagne de Dieu. Eprouve-t-on trop d'attachement à soi-même et aux choses de ce monde? l'Eucharistie nous inspirera un grand détachement et un désir toujours croissant de la vie éternelle. (Bienheureux Hyacinthe-Marie Cormier, XIXe-XXe s.).

Que ton eucharistie, Seigneur, transforme notre vie ; convertis-nous et nous serons convertis.

10 janvier

Quelques photos sous la neige...

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10 janvier

Le baptême du Seigneur
Mc 1, 7-11


Pour écouter l'homélie du P. Daou
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8 janvier

100 Prières dominicaines

III. Prières de sainte
Catherine de Sienne

Prière faite à Gênes au moment où le Pape Grégoire XI voulait retourner à Avignon.


O Père tout puissant, Dieu éternel, douce et ineffable Charité, je vois en vous et je comprends par mon cœur que vous êtes la voie, la vérité, la vie. C'est par vous, que tout homme qui vous désire doit arriver ; et c'est votre tendresse qui l'éclaire et le dirige par la connaissance de votre Fils bien-aimé Notre Seigneur Jésus-Christ. Vous êtes le Dieu éternel et incompréhensible, qui, poussé par votre seul amour et votre miséricordieuse bonté, nous avez envoyé, après la perte du genre humain, Notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils unique, revêtu de notre chair mortelle. Vous avez voulu qu'il vienne, non pas dans les jouissances et les grandeurs de ce siècle périssable, mais dans l'abaissement, la pauvreté et la douleur ; il a connu et accompli votre volonté pour notre salut ; il a méprisé les dangers du monde et les efforts du démon, et il a vaincu la mort par la mort, en se faisant obéissant jusqu'à la mort cruelle de la Croix.
Maintenant, Amour incompréhensible, qui êtes toujours le même, vous envoyez votre Vicaire pour sauver vos enfants qui périssent par leur rébellion contre la sainte Église, votre unique Épouse. Vous l'envoyez au milieu des périls et des angoisses, comme vous avez envoyé votre Fils bien-aimé, notre Rédempteur, pour sauver vos enfants morts par la désobéissance d'Adam et par le péché. Hélas! ces pauvres hommes que vous avez créés se laissent égarer par l'orgueil et la sensualité. L'ennemi les trompe, et ils s'opposent à votre sainte volonté, qui doit les sauver ; ils détournent le souverain pontife de ses desseins si utiles et si nécessaires à l'Église. O amour éternel, ces infortunés craignent la mort du corps, et non celle de l'âme ; ils écoutent leurs sens et leur amour-propre, et non la vérité de vos jugements et la profondeur de votre sagesse infinie. Vous êtes cependant notre règle unique, le chemin que nous devons suivre.
Vous nous l'avez dit : il faut nous réjouir au milieu des difficultés et des peines, car c'est là notre vocation. Votre admirable Providence a voulu que le monde et la chair ne produisent que des fruits d'amertume, afin que nous n'y placions pas nos joies et nos espérances, mais que nous n'ambitionnions que les fruits de salut et les grâces d'en haut. Que votre Vicaire se réjouisse de suivre votre volonté et les traces de Jésus-Christ, qui a livré et sacrifié pour nous son très saint Corps, et qui, dans son amour, a versé tout son sang pour laver nos péchés et nous sauver. C'est lui qui a donné à votre Vicaire les clefs qui lient et qui délient nos âmes, afin que nous suivions en tout votre volonté et vos exemples.
J'implore pour lui votre souveraine clémence ; purifiez son âme, et que son cœur brûle dit désir de ramener ceux qui sont égarés, et de les sauver par votre puissance. Si ses lenteurs vous déplaisent, ô amour éternel, punissez-les sur mon corps qui vous appartient, et que je vous offre, afin que vous l'affligiez et le détruisiez selon votre bon plaisir. Seigneur, j'ai péché, ayez pitié de moi.
Dieu éternel, vous vous êtes passionné pour votre créature avec une miséricorde sans bornes ; vous avez envoyé votre Vicaire pour retrouver ce qui était perdu, et je vous en rends grâces, malgré mon indignité et ma bassesse, O Dieu véritable! Bonté infinie, Charité qui ne peut se comprendre, comment l'homme, que votre amour a racheté au prix du sang de votre Fils unique, n'a-t-il pas honte de résister à votre volonté, qui n'a d'autre but que notre sanctification!
O Dieu! vous vous êtes fait homme pour nous ; vous vous unissez à nous, et vous avez établi votre Vicaire le dispensateur des grâces nécessaires à notre sanctification et au salut de vos enfants égarés ; faites, je vous en conjure, qu'il suive en tout votre volonté, qu'il n'écoute pas les conseils de la chair et de l'amour-propre, et qu'il ne soit arrêté par aucune crainte, aucun obstacle. Hors de vous, Seigneur, tout est imparfait : aussi ne regardez pas mes péchés que je vous confesse, mais exaucez votre pauvre servante qui espère en votre miséricorde infinie.
Lorsque vous nous avez quittés, vous n'avez pas voulu nous laisser orphelins, et vous nous avez donné votre Vicaire, qui nous purifie dans le Saint Esprit, non seulement par le baptême, qui nous rend une première fois l'innocence, mais encore par la pénitence, qui lave et efface sans cesse la multitude de nos péchés. Vous êtes venu à nous, et vous n'avez reçu que des outrages ; nous nous sommes éloignés de vous, parce que nous avons jugé selon la chair et l'amour-propre. O Jésus! votre face s'est obscurcie, parce que vos créatures abusent de vos grâces, et qu'elles dépouillent l'Eglise, votre unique Epouse.
Faites, ô éternelle Bonté, que votre Vicaire ait soif de nos âmes, et qu'il brûle du désir de votre gloire ; qu'il s'attache à vous, qui êtes la souveraine et infinie Miséricorde. Guérissez par lui nos infirmités, rétablissez votre Épouse par la sagesse de ses conseils et l'efficacité de ses œuvres, O mon Dieu! réformez aussi la vie de ceux qui l'entourent, afin qu'ils s'attachent à vous seul dans la simplicité de leur cœur et la perfection de leur volonté ; ne vous arrêtez pas à l'indignité de votre pauvre servante, qui vous prie pour eux, mais placez-les dans les jardins de votre volonté. O Père! je vous bénis, afin que vous bénissiez vos serviteurs ; qu'ils se méprisent eux-mêmes pour l'amour de vous, et qu'ils suivent la lumière de votre volonté, qui seule est sainte et éternelle. O Dieu! recevez, pour tous, mes humbles actions de grâces.

6 janvier

Rosaire pour le Jubilé de la naissance au ciel de saint Dominique

Mystères joyeux

 

«Allons de l'avant et pensons à notre Sauveur» (Saint Dominique)

L’Annonciation

Il sortira un rejeton de la racine de Jessé, et de cette racine une fleur naîtra (Is 11, 1).

O Marie, Temple de la Trinité, porteuse de feu, distributrice de Miséricorde, Marie, qui as fait germer le fruit divin!... Tu es l'arbre nouveau qui a porté la fleur odorante du Verbe, Fils unique de Dieu. En toi, terre féconde, fut semé le Verbe. Tu es à la fois la terre et l'arbre. O Marie, bénie entre toutes les femmes, tu nous as donné le pain de ta farine: la divinité a été unie et pétrie avec l'humanité, si fortement que rien désormais, ni la mort, ni nos ingratitudes, ne pourra rompre l'union (Sainte Catherine de Sienne, XIVe s.).

Que les chrétiens aient faim de la Parole qui nourrit, et s’approchent du sacrement de l’eucharistie.

 

La Visitation

Quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle (Lc 1, 41).

Jean reçut la grâce d'être prophète, quand, par son tressaillement dans le sein d'Elisabeth, il connut que Dieu était devant lui. Quand la Sainte Vierge salua Élisabeth, Jésus-Christ le sacra en qualité de prophète, selon ces paroles de Jean Chrysostome: Jésus Christ fit saluer Elisabeth par Marie afin que sa parole sortie du sein de sa mère, séjour du Seigneur, et reçue par l’ouïe d'Elisabeth, descendit à Jean qui ainsi serait sacré prophète. Et il mérita pour sa mère de recevoir l’esprit de prophétie (Bienheureux Jacques de Voragine, XIIIe s.).

Prions pour les prédicateurs de l’évangile : qu’ils soient prophètes dans notre monde.

 

La Nativité

Elle mit au monde son fils premier-né; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire (Lc 2, 7).

Pendant le temps de Noël, Jésus veut une vile et pauvre cabane, il veut notre cœur purifié, pauvre et vide des affections terrestres, rempli et orné de vertus, il y veut seulement sa très sainte maman, arche et temple de toute vertu, il y veut le bœuf qui rumine toujours les choses célestes, il y veut l'ânon de notre corps, humble et soumis à la raison. Qu'il daigne se reposer sur le foin de nos désirs, puis faire de ceux-ci un foin souple et odoriférant sur lequel il se complaise à prendre son repos (Sainte Catherine de Ricci, XVIe s.).

En ce temps de Noël, que notre cœur se tourne vers les choses célestes, que le désir d’une conversion authentique nous habite.

 

La Présentation de Jésus

Les parents de Jésus venaient offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur: un couple de tourterelles ou deux petites colombes (Lc 2, 24).

Combien grande était la pauvreté dans laquelle Jésus Christ a voulu naître, puisque sa Mère, au jour de sa purification, n'avait pas même le moyen d'avoir un agneau qu'elle puisse offrir. Il a aussi choisi toutes les autres choses semblables à l'état de pauvreté qu'il a embrassé: il est dans un très pauvre logement, dans une famille pauvre, et d'une mère pauvre; il a voulu être présenté dans le Temple à son Père comme un pauvre, et pour honorer la pauvreté dans le cours de sa vie, il a choisi des disciples pauvres (Louis de Grenade, XVIe s.).

Prions pour tous ceux qui vivent dans la pauvreté, pour ceux qui ont choisi de suivre le Christ dans la pauverté.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple

Le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances (Lc 2, 43-44).

Ce n'est que lorsqu'ils furent retournés à leur point de départ, le Temple, qu'ils le trouvèrent. Ainsi, si tu dois trouver la naissance divine en toi, il te faut laisser toute la foule et retourner à l'origine et au fond, là d'où tu es venu. Toutes les puissances de l'âme et toutes leurs opérations: tout cela, c'est la foule. Il te faut laisser tout cela: la sensualité, l'imagination et tout ce en quoi tu te trouves ou te recherches toi-même à l'intérieur. Ensuite seulement, tu pourras trouver cette naissance (Maître Eckhart, XIIIe-XIVe s.).

Mets-en nos cœurs, Seigneur, un profond désir de conversion, pour que nous sachions t’accueillir.

3 janvier

L'Epiphanie
Les mages à la recherche du roi des Juifs
Mt 2, 1-12

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1er janvier

 

Marie, Mère de Dieu
Lc 2, 15-21

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