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Avril

9 avril



 

Jeudi saint

« Il les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1-15)

Pour écouter l'homélie du P. Daou
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L'eucharistie
Méditiation de Louis de Grenade, o.p.

"L'amour est une aliénation et un égarement de soi-même, qui provient de ce que la personne est toute enlevée et transportée en l'objet qu'elle aime. Et Notre Seigneur Jésus Christ nous a fait paraître le principal effet de l'amour en ce divin Sacrement: il l'a expressément établi dans le dessein de nous incorporer à lui et faire une même chose avec lui; et dans ce même dessein, il l'a insitué sous l'espèce d'un aliment. Parce que, comme il se fait une mêm chose de l'aliment et de celui qui le mange, ainsi il ne se fait qu'une même chose de Jésus Christ et de la personne qui le reçoit dignement; comme lui-même l'a déclaré dans ces termes: Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi et moi en lui (Jn 9,26). Ce qui se fait par la communication d'un même esprit qui, demeurant en tous les deux, fait qu'il y a comme un seul coeur et une même âme en ces deux personnes: il s'ensuit une même manière de vivre, et après, une même gloire, quoiqu'en des degrés différents. Que pourrait-on apprécier ou estimer plus que cela?

Ce qui a donné le nom de communion à ce Sacrement parce qu'en lui, Dieu nous communique non seulement sa précieuse chair et son divin sang, mais il nous fait aussi présent de tous les travaux et de tous les mérites qui ont été acquis par le sacrifice de cette même chair et de ce même sang."

8 avril

Prier le Rosaire
avec sainte Catherine de Sienne

Mystères lumineux

Le Baptême

Il advint qu'en ces jours-là Jésus vint de Nazareth de Galilée, et il fut baptisé dans le Jourdain par Jean (Mc 1,9).

Le Christ ôte dans le baptême la mort du péché, et rend la vie de la grâce. Le mort respire aussitôt, et en signe de vie, il rejette ses péchés par une humble confession (Traité sur la Providence, 140,10).

Que les convertis s'ouvrent à la grâce du baptême et persévèrent dans la foi.

 

Cana

Tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant (Jn 2,10).

Le vin, c’est le sang sorti de la vigne véritable. Ce sang est si pur et si parfait, qu’aucun défaut de celui qui l’administre ne peut en altérer la vertu (Traité de la discrétion, 24,4).

Que la Vierge Marie soit le soutien des ministres du Corps et du Sang du Seigneur.

 

L’Annonce du Royaume

L'Esprit du Seigneur est sur moi ; il m'a oint pour annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé proclamer aux captifs la liberté (Lc 4,18).

Vous étiez plongés dans d’épaisses ténèbres, vous étiez éloignés du sentier de la vérité; il vous a éclairés des splendeurs de sa lumière, et vous a ramenés dans la voie droite par sa parole et son exemple (Traité de la Perfection, 10).

Que tous les chrétiens qui participent à la nouvelle évangélisation transmettent fidèlement ce que l'Eglise a reçu.

 

La Transfiguration

Jésus fut transfiguré devant ses disciples et sa face brilla comme le soleil (Mt 17,2).

Nous voyons la lumière dans la lumière; sa chaleur détruit toute négligence et toute tiédeur du cœur […] afin que le soleil puisse entrer avec la justice dans la maison de l’âme, qui rend gloire à Dieu, et louange au Verbe, la Parole du Père. […] Ainsi fait celui qui a fixé l'œil de son intelligence sur ce doux et glorieux Soleil, car il a vu à sa lumière qu’il n'y a pas d'autre moyen de montrer l'amour que nous devons avoir pour Dieu (Lettre 102,6).

Que la contemplation du Seigneur ne quitte pas le cœur des baptisés.

 

L’Eucharistie

Ma chair est vraie nourriture et mon sang est vraie boisson (Jn 6,55).

Votre miséricorde vous a forcé à faire encore davantage pour l’homme : vous vous êtes donné en nourriture, afin que nous ayons un secours dans notre faiblesse, et que, malgré notre oublieuse ignorance, nous ne perdions pas le souvenir de vos bienfaits ; tous les jours vous vous offrez à l’homme dans le Sacrement de l’autel, dans le corps mystique de la sainte Église (Dialogues, 29,5).

Que les jeunes trouvent leur joie à participer à la messe dominicale.

6 avril

La face cachée de la vie des moniales (suite)

La mort, stimulant spirituel

La tradition monastique a beaucoup insisté sur le bienfait d’avoir la mort présente devant les yeux : « Le marchand guette la terre ferme, et le moine l’heure de la mort. » Car le souvenir de notre condition de pécheur doit aller de pair avec le souvenir de notre finitude.
La Règle de saint Benoît place ce conseil parmi les « instruments des bonnes œuvres » : « Avoir chaque jour la mort devant les yeux. » Il ne s’agit pas d’une obsession maladive, mais de la reprise de 1 Co 15, 31 : « Chaque jour, je risque la mort. » Saint Paul, comme les martyrs, avait chaque jour la mort présente devant les yeux, à cause des persécutions dont il était l’objet. Il n’avait pas besoin de se mettre la mort devant les yeux.
Pourquoi cette attitude ? Parce que cette pensée joue un rôle pédagogique. Notre vie quotidienne, en effet, est conditionnée par ce que nous espérons après la mort. Pour ceux qui n’espèrent rien, la vie sera souvent une vie de jouissance. C’est bien ce que disait saint Paul aux Corinthiens : « Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (1 Co 15,32). Les chrétiens, eux, attendent que le Seigneur réalise sa promesse de les faire vivre en lui : leur vie, dynamisée par cette attente, est un combat, une mort quotidienne, pour s’ajuster à cette vie dès maintenant.
Croire à la promesse du Seigneur donne un but à l’existence. Cela donne tout d’abord la force de porter les difficultés de l’existence, y compris ce que nous avons à souffrir de la part des autres. Tout cela est passager au regard de ce qui nous sera donné après la mort. Il ne s’agit pas de fuir la réalité, mais de la mettre à sa place, sans l’absolutiser. Avoir la mort devant les yeux, ou encore « être crucifié avec le Christ » (Ga 2,19), c’est plus qu’une force pour mettre le quotidien à sa place. C’est surtout se considérer comme mort : ne pas souffrir des injures qui nous sont faites, n’avoir ni envie ni jalousie, ne pas désirer posséder plus que ce qui est nécessaire, ne pas avoir d’orgueil. La pensée de la mort contribue ainsi à purifier le cœur, à le maintenir dans la vigilance.
Elle fait prendre conscience de la précarité de toutes choses : à chaque instant, tout peut être brisé. Et pourtant la pensée de la mort n’engendre pas le désespoir, car nous sommes plus que ce que nous avons ou faisons. Une part de nous-même transcende tout cela. La mort nous conduit ainsi à réfléchir au sens de notre vie : il est transcendant et nous sommes appelés à l’éternité. Si la mort met un terme à tout notre agir, c’est que nous sommes faits pour plus grand, pour quelque chose qui ne finit pas. (à suivre)

5 avril



 


Dimanche des Rameaux
et de la Passion

(Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)

Pour écouter l'homélie du P. Daou
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3 avril

Prier le Rosaire
avec sainte Catherine de Sienne

Mystères joyeux

L’Annonciation

Jésus Christ, de condition divine, […] s'est vidé de lui-même prenant condition d'esclave, devenant semblable aux hommes (Ph 2,6-7).

La grandeur de la Divinité s’abaissa jusqu’à la terre de votre humanité, et c’est cette union qui fit ce pont et rétablit la route. Pourquoi mon Fils s’est-il fait lui-même le chemin? C’est pour que vous puissiez jouir de la vie éternelle avec les anges. Mais pour acquérir le bonheur, il ne suffit pas que mon Fils soit devenu un pont, il faut encore vous en servir (Dialogues 22,3).

Que le souci du bien-être et du confort n'obscurcisse pas nos yeux au point d'oublier la vie éternelle qui nous a été donnée.

 

La Visitation

Marie partit en hâte vers la région montagneuse; elle pénétra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth (Lc 1,39-40).

L’âme qui aime son Créateur veut aussi aimer ce qu’il aime; et, en voyant qu’il aime la créature, elle est forcée par le feu de sa charité, de l’aimer et de la servir avec zèle et empressement; et les services qu’elle ne peut rendre à Dieu, qui n’a pas besoin de nous, elle veut les rendre au prochain (Lettre 138,2).

Que l'exemple de Marie entraîne les chrétiens à sortir de l'individualisme et à se mettre au service de leurs frères.

 

La Nativité

Les bergers découvrirent Marie et Joseph et le nouveau-né couché dans une mangeoire (Lc 2,16).

En le contemplant pauvre et humilié, songe que c’est un Dieu fait homme et revêtu de la bassesse de votre humanité. Vois cet aimable Verbe naissant dans une étable pendant que sa Mère, la bienheureuse Vierge Marie, était en voyage, pour vous montrer, à vous qui êtes voyageurs, que vous devez vous arrêter dans l’étable de la connaissance de vous-même, afin d’y renaître lorsque la grâce m’aura fait naître dans vos âmes (Traité de la Providence, 151,6).

Que l'Eglise soit servante et pauvre, comme son Sauveur.

 

La Présentation de Jésus

Les parents de Jésus amenèrent l' enfant au Temple de Jérusalem pour le présenter au Seigneur (Lc 2,22).

Je t’ai enseigné comment mes serviteurs doivent s’offrir à moi en sacrifice; ce sacrifice doit être à la fois et corporel et spirituel. Le vase n’est pas séparé de l’eau quand on la présente au maître. L’eau sans le vase ne pourrait lui être présentée, et le vase sans l’eau lui serait inutile. Vous devez donc m’offrir le vase de toutes les peines que je vous envoie, sans en choisir le lieu, le temps et la mesure, qui dépendent de mon bon plaisir (Traité de la discrétion, 12,2).

Que les chrétiens sachent reconnaître la volonté de Dieu dans leur vie quotidienne.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple

Les parents de Jésus le cherchaient parmi leurs parents et connaissances.… Ne l'ayant pas trouvé ils revinrent à Jérusalem, le recherchant sans cesse (Lc 2,44-45).

Je ne regarde pas la créature, mais les saints désirs, et je me montre à l’âme avec la même perfection qu’elle me recherche; [lorsqu'elle] me cherche dans la sagesse de mon Fils, je la satisfais en l’offrant aux regards de son intelligence (Traité de la discrétion, 61,3-4).

Que la recherche de Jésus dans les familles contribue à leur paix et à leur unité.

1er avril


Cinquième conférence de carême du P. Elie Daou :
Marcher vers Pâques :
Vivre en contemplant le VIVANT

Pour l'écouter, cliquez ici !

 

1er avril




Le confinement de Noé pendant 40 jours

25ème homélie de saint Jean Chrysostome sur la Genèse.

Noé construisit l'arche. "Sept jours plus tard, les eaux du déluge s'abattirent sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits" (Gen VII).

 

Voyez comme le récit du déluge est fait pour augmenter la terreur, pour ajouter à l'horreur du sinistre ! Le déluge se répandit pendant quarante jours et quarante nuits, et la terre fut remplie d'eau, et l'arche s'éleva au-dessus de la terre, et l'eau s'accrut et couvrit toute la surface de la terre, et l'arche était portée sur l'eau ; l'eau s'accrut et grossit prodigieusement au-dessus de la terre.

Vous voyez quel soin prend l'Ecriture pour montrer la grande quantité des eaux, l'inondation grossissant chaque jour. Et l’eau s'accrut, dit le texte, prodigieusement, et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous le ciel furent couvertes. L'eau s'éleva de quinze coudées, et inonda toutes les montagnes. Le Dieu de bonté fit bien de fermer l'arche pour épargner au juste ce spectacle ; car si nous, après un si grand nombre d'années, après tant de siècles écoulés, au seul récit de l'Ecriture, nous sommes saisis d'épouvante et de stupeur, qu'aurait éprouvé ce juste, si ses regards avaient vu cet effroyable abîme ? aurait-il pu supporter, un seul moment, ce spectacle ? Ne serait-il pas aussitôt, rien qu'en l'entrevoyant, tombé sans vie, glacé, absolument incapable de résister à cette affreuse image ?

Méditez ici, considérez, mes bien-aimés, ce qui nous arrive, quand une pluie médiocre tombe sur nos têtes ; nous sommes dans les angoisses, et nous désespérons, pour ainsi dire, et de l'univers et de notre vie. Qu'aurait éprouvé ce juste, s'il avait vu, à cette prodigieuse hauteur, les eaux montant toujours ? L'eau, dit le texte, s'éleva au-dessus des montagnes, de quinze coudées. Rappelez-vous ici, mes bien-aimés, les paroles du Seigneur, quand il disait : Mon Esprit ne demeurera pas avec les hommes de cette génération, parce qu'ils ne sont que chair ; et encore : La terre est corrompue et remplie d'iniquités ; et encore : Dieu vit la terre et elle était corrompue, car toute chair avait corrompu sa voie (Gn VI, 3,11,12). Le monde entier avait donc besoin d'être complètement purifié ; il fallait en laver toutes les taches, supprimer tout le ferment de la première malignité, ne laisser, de cette malignité aucune trace, renouveler, pour ainsi dire, les éléments ; un bon ouvrier, qui voit un vase que ronge une rouille invétérée, le jette au feu, en fait disparaître toute trace de rouille, et rend au vase sa première beauté : c'est ce qu'a fait le Seigneur notre Dieu ; il a purifié le monde entier par ce déluge ; il l'a délivré de la malice des hommes, de la corruption dès longtemps amassée et profonde ; il en a renouvelé la face ; il l'a rétabli, il l'a rendu plus beau, ne permettant pas qu'il restât la moindre trace de ce qui le souillait auparavant. L'eau s'éleva au-dessus des montagnes, dit le texte, de quinze coudées. Ce n'est pas sans dessein que l'Ecriture nous fait ce récit ; elle veut nous apprendre que, non seulement les hommes, les bêtes de somme, les quadrupèdes, les reptiles furent engloutis, mais, avec eux, et les oiseaux du ciel, et tous les animaux qui vivaient sur les montagnes : je veux dire les animaux sauvages et tous les autres êtres dépourvus de raison. Voilà pourquoi le texte dit : L’eau s'éleva au-dessus des montagnes de quinze coudées. C'est pour vous apprendre que l'arrêt de Dieu a été accompli en réalité. En effet, Dieu avait dit : Je n'attendrai plus que sept jours, et je ferai pleuvoir le déluge sur la terre, et j'exterminerai de dessus la terre toutes les créatures que j'ai faites, depuis l'homme jusqu'aux animaux, depuis les reptiles jusqu'aux oiseaux du ciel. (Gn VII, 4).

L'Ecriture nous fait ce récit, non seulement pour nous apprendre à quelle hauteur les eaux sont parvenues, mais pour nous faire voir, en même temps, qu'aucun animal absolument, soit bête féroce, soit bête de somme, n'a été épargné, mais que tout a été supprimé avec le genre humain. […] Voyez comme, une fois, deux fois, à mainte reprise, le texte nous enseigne que la destruction a été générale, universelle ; qu'aucun être vivant n'y a échappé ; que tout a été étouffé sous les flots, aussi bien tous les hommes que tous les animaux. Il ne demeure que Noé seul, et ceux qui étaient avec lui dans l'arche, et les eaux couvrirent la terre pendant cent cinquante jours (Ibid. 24). Pendant ce grand nombre de jours, dit le texte, les eaux restèrent à cette merveilleuse hauteur ; considérez encore ici la grandeur d'âme de l'homme juste et l'excellence de son courage. Que n'a-t-il pas éprouvé dans l’âme en concevant, en voyant, pour ainsi dire, par la pensée, les corps des hommes, des animaux domestiqués, des animaux purs ou impurs, subissant la mort commune à tous, mêlés ensemble, sans aucune différence, indistinctement ? En outre, qu'a-t-il éprouvé, quand il réfléchissait en lui-même sur le monde dévasté, sur cette vie pleine de douleurs, de toute part dépourvue de toute consolation, sans aucun entretien, sans aucun aspect pour charmer les yeux, quand il ignorait combien de temps il lui faudrait supporter la vie dans cette prison ? Tant que le fracas des eaux, que le tourbillon des vagues retentit à son oreille, il sentait chaque jour grandir en lui l'épouvante. Quelles douces pensées pouvaient récréer celui qui voyait, cent cinquante jours durant, toujours le même niveau des ondes, les flots portés à cette hauteur, et rien pour indiquer qu'ils commençassent si peu que ce fût, à s'abaisser. Mais, sachez-le bien, il supportait tout avec courage, parce qu'il connaissait la toute-puissance du Seigneur ; il ne doutait pas de cette vérité, que le Créateur de la nature fait tout, transforme tout comme il lui plaît ; et l'homme juste se résignait â sa condition. C'est que la grâce de Dieu vivifiait, fortifiait son courage, lui procurait une consolation suffisante, prévenait en lui les défaillances, ne lui permettait pas de concevoir une pensée qui ne fût pas virile, qui ne fût pas généreuse. Ce juste avait commencé par montrer tout ce qui dépendait de lui, je veux dire, le zèle de la vertu, la vigueur de la justice, l'excellence de la foi ; bientôt il obtint l'abondance des dons du Seigneur, c'est-à-dire la patience, la force, la douceur de la parfaite résignation, le don de supporter le séjour dans l'arche ; sans indisposition, sans dégoût, sans se plaindre de la cohabitation avec tous ces animaux.

Imitons donc ce juste, nous aussi, je vous en conjure. Hâtons-nous, empressons-nous de contribuer de notre part, afin de nous rendre nous-mêmes dignes aussi des présents du Seigneur. S'il attend les occasions qui viennent de nous, ce n'est que pour nous montrer toute sa munificence. Donc, il ne faut pas que notre indolence nous prive de ses dons ; soyons pleins de zèle, mettons la main à l'œuvre du salut; prenons résolument la route qui mène à la vertu, afin que nous puissions, aidés du secours d'en haut, atteindre promptement à notre fin bienheureuse; suspendons-nous à l'espérance en le Seigneur, que ce soit là, pour nous, comme une ancre sûre et solide ; ne regardons pas ce que la vertu a de labeurs, mais voyons après les labeurs, calculons les récompenses, tout fardeau nous sera léger.

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