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24 juin



Solennité de saint Jean Baptiste

Lc 1, 5-17

Les parents de Jean Baptiste

5 Arriva, aux jours d'Hérode, roi de la Judée, un prêtre du nom de Zacharie, de la classe d'Abia, et sa femme venant des filles d'Aaron et dont le nom [était] Elisabeth. 6 Ils étaient justes tous les deux devant Dieu, marchant dans tous les commandements et observances du Seigneur, irréprochables. 7 Et ils n'avaient pas d'enfant, parce qu'Elisabeth était stérile, et tous deux étaient avancés dans leurs jours.

L'origine commence aux jours d'Hérode, roi de Judée. C'est lui que Luc fait entrer en scène le premier. Né vers 73, il était devenu roi de Judée en 41-40, et conquit Jérusalem quelques trois ans plus tard. C'est donc sous son règne que Zacharie apparaît. Il était prêtre, donc fils d'Aaron, et plus précisément de la classe d'Abia que nous connaissons par le premier livre des Chroniques. Nous y lisons que les fils d'Aaron avaient été répartis en vingt-quatre classes par David (1 Ch 24, 3). Chacune était dotée d'un chef et Abiyya était l'un d'eux (1 Ch 24, 10). Les prêtres de chaque classe entraient dans le Temple (1 Ch 24, 19) à tour de rôle, et le passage des fonctions se faisait le jour du sabbat, au moment du sacrifice du soir. Chaque jour les tâches étaient tirées au sort.
Zacharie avait une femme issue elle aussi d'une tribu sacerdotale. Si Luc fournit cette précision, c'est qu'elle n'allait pas de soi: ce n'était pas une obligation pour une femme de prêtre. De plus, le nom de cette femme était Elisabeth, nom justement de la femme d'Aaron (Ex 6, 23).
Zacharie et sa femme sont qualifiés de justes: ils étaient ajustés à la Loi, ils étaient irréprochables. Ils marchaient dans tous les commandements et observances. Les commandements désignent des préceptes particuliers de la Loi, tandis que les observances renvoient aux applications qui en ont été faites par la tradition, c'est-à-dire aux coutumes établies. «Marcher dans» est une expression fréquemment utilisée dans la Bible hébraïque. Le psaume 119 par exemple, commence ainsi: «Heureux ceux qui marchent dans la Loi du Seigneur» (Ps 118, 1). Mais, paradoxalement, ils n'avaient pas d'enfant; ce qui, pour la mentalité juive, était regardé comme une malédiction. Ce n'est bien sûr pas le cas de Zacharie et Elisabeth qui sont des justes. Leur situation est à rapprocher de celle d'Abraham et de Sarah, tous deux justes mais sans enfant car Sarah, comme Elisabeth, était stérile et avancée en âge (Gn 15, 1-4; 18, 10). L'intervention de Dieu n'en est que plus éclatante.

Annonciation à Zacharie

8 Or [il] arriva, comme il accomplissait la fonction sacerdotale au rang de sa classe devant Dieu 9 selon la coutume du sacerdoce, [qu']il fut désigné par le sort pour brûler l'encens, étant entré dans le sanctuaire du Seigneur; 10 et toute la multitude du peuple était priant au-dehors à l'heure de l'offrande de l'encens.
11 Or lui apparut un ange du Seigneur se tenant à droite de l'autel de l'encens. 12 Et [l']ayant vu, Zacharie fut troublé, et une crainte tomba sur lui. 13 L'ange lui dit: Ne crains pas, Zacharie, parce que ta demande a été exaucée; ta femme Elisabeth, t'engendrera un fils et tu appelleras son nom Jean. 14 Et il sera joie pour toi et allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance. 15 Il sera en effet grand devant [le] Seigneur, il ne boira certes pas vin et boisson fermentée, et il sera rempli déjà d'Esprit Saint dès le sein de sa mère, 16 et il tournera vers le Seigneur leur Dieu beaucoup des fils d'Israël. 17 Et lui-même marchera devant en sa présence en esprit et puissance d'Elie, pour tourner [les] cœurs des pères vers [les] enfants et [les] rebelles à l'intelligence des justes, pour apprêter au Seigneur un peuple bien préparé.

«Il arriva» (1, 8). Ainsi comme l'annonciation à Zacharie qui se déroule en trois temps. Zacharie entre dans le Temple (1, 8-10) ou, plus précisément, dans le sanctuaire; ce terme désigne le Temple sous son aspect de lieu saint. L'ange, ensuite, lui apparaît là (1, 11-12). Enfin, Zacharie sort du Temple (1, 21-22).

Le tour était venu, pour la tribu de Zacharie, d'entrer en fonction pour servir Dieu dans le Temple. Les diverses tâches étaient alors tirées au sort entre les prêtres présents. Il échut à Zacharie de brûler l'encens sur un autel réservé à cet usage, situé à l'intérieur du Saint, devant le Saint des Saints. Cet autel, d'après la description qu'en donne le livre de l'Exode, était en cèdre recouvert d'or (1 R 6, 20; 7, 48). Il était imparti au prêtre de renouveler le brasier et les parfums sur l'autel de l'encensement (Ex 30, 7-8), probablement après le sacrifice du soir. En effet, la présence d'une très grande foule est plus en accord ave le sacrifice du soir qu'avec celui du matin. Zacharie entre alors dans le sanctuaire.

Un ange du Seigneur lui apparaît alors de façon sensible, à la droite de l'autel. Cette position montre la dignité de l'ange. Saisi par cette visite extraordinaire inattendue, il est envahi par le trouble. Une crainte tombe sur lui, car à travers l'envoyé de Dieu, il est en contact avec la grandeur de Dieu. Tomber indique que le Seigneur est la source de cette crainte. On peut penser à la torpeur qui est tombée sur Abraham lorsqu'il préparait le sacrifice qui allait conclure l'alliance avec Dieu (Gn 15, 12).
L'ange rassure Zacharie: «Ne crains pas». Il ne vient pas pour un châtiment, mais pour apporter une parole de grâce: «Ta demande a été exaucée». Quelle demande? Cela n'est pas dit clairement. Le contexte général pourrait laisser penser que Zacharie priait pour avoir un fils, car sa femme était stérile; mais priait-il encore à cette intention, étant donné son âge et celui de sa femme? Une autre piste apparaît. La prière de Zacharie, en effet, était celle de la multitude du peuple qui priait pendant qu'il brûlait l'encens. Et sur quoi pouvait-elle porter, sinon sur l'attente du Messie? La nouvelle que lui apporte l'ange porte sur les deux plans. Sa femme lui donnera un fils. Comment ne pas penser aux femmes stériles qui, dans l'Ancien Testament, ont enfanté? Sarah (Gn 18, 11), Rébecca (Gn 25, 21), Rachel (Gn 29, 31), la femme de Manoah (Jn 13, 2), Anne (1 S 1, 15). Zacharie est chargé de donner un nom à l'enfant en lien avec la mission qui sera la sienne: Jean, c'est-à-dire: le Seigneur fait grâce. Et cet enfant sera tout particulièrement en lien avec la venue des temps messianiques. Sa naissance sera cause de joie non seulement pour son père, mais pour beaucoup; cette joie qui annoncée, c'est la joie messianique, dont Jean préparera la venue, comme la suite des paroles de l'ange le montre.
effectivement, «il sera grand devant le Seigneur»; il jouera un rôle dans la destinée d'Israël et l'ange en donne les grandes lignes.
Il aura un comportement d'ascète, proche de celui des nazirs: pas de vin ni de boisson forte (Nb 6, 1). Il sera aussi choisi par Dieu comme prophète dès le sein maternel comme Jérémie: «Avant même de te former au ventre maternel, je t'ai connu; avant même que tu sois sorti du sein je t'ai consacré; comme prophète des nations je t'ai établi» (Jr 1, 5). C'est ce que l'ange annonce en disant qu'il sera rempli d'Esprit Saint dès le sein de sa mère. Et comme les prophètes, il conduira les fils d'Israël sur la voie de la conversion au Seigneur (cf. Jr 4, 1; 18, 8). C'est au prophète Elie que l'ange fait plus particulièrement allusion: il amalgame en fait Ml 3, 1 et Ml 3, 23-24). On comprend donc que le Jour du Seigneur est arrivé; un messager, Jean en l'occurrence, marchera devant Dieu — et non devant le Messie —, en sa présence, «en esprit et puissance d'Elie». Jean n'est pas identifié à Elie, mais il agira avec la même force et la même énergie que lui. Que l'on se souvienne du zèle d'Elie pour son Dieu: il n'a pas hésité à massacrer les prophètes de Baal (1 R 18, 40). Jean jouera encore un rôle pour réconcilier pères et enfants (Ml 3, 23-24; Si 48, 10), pour apporter la paix dans les familles. Quant à ceux qui se sont rebellés contre le Seigneur, en ne marchant pas dans la voie de ses commandements, il les conduira vers la sagesse qui transforme le regard sur la réalité et fait accéder à la justice, à l'ajustement à la volonté de Dieu. L'ange dévoile la finalité de cette mission de conversion: «apprêter au Seigneur un peuple bien préparé», prêt à recevoir le messie. Pourquoi? pour la prochaine manifestation du Seigneur, pour l'accomplissement de la promesse.

21 juin



Rosaire eucharistique

Mystères douloureux

L’Agonie

La coupe que m'a donnée le Père, ne la boirai-je pas? (Jn 18,11).

Mon doux Jésus, permettez-moi d'approfondir sans cesse pour mon encouragement personnel et pour ma consolation votre parole qui doit devenir mienne sans réserve: Ne boirai-je pas la coupe que le Père m'a donnée à boire? Il y a d'abord en effet un sérieux rapprochement à faire avec l'institution de l'Eucharistie qui vient d'être faite. Car là aussi il y a un calice, un sacrifice, avec l'ordre d'y boire tous (Marthe Robin).

Soutien des abandonnés, réchauffe les cœurs en quête de consolation.

 

La Flagellation

Pilate prit Jésus et il le fit fouetter (Jn 19,1).

Le Christ, dans le choix de la matière elle-même du sacrement de l'eucharistie, a voulu symboliser la nature du souvenir que nous devions conserver de sa Passion. S'étant présenté comme le grand de blé qui meurt afin de porter beaucoup de fruit, trituré lors de la flagellation, broyé par la meule de la croix, cuit dans le four sépulcral, le Christ est le grain de blé qui meurt pour nourrir (Pseudo-Bonaventure).

Espérance des oubliés, penche-toi sur les malades délaissés, les enfants sans parents.

 

Le Couronnement d’épines

Ayant tressé une couronne d'épines, les soldats la mirent sur la tête de Jésus et un roseau dans sa main droite… Ils prirent le roseau et ils frappaient sur sa tête (Mt 27,29-30).

Heureuse l'âme qui sait trouver Jésus en l'Eucharistie, et en l'Eucharistie toutes choses! Après avoir été couronné d'épines, flagellé et défiguré, Jésus est devenu l'opprobre du peuple: Il n'avait même plus l'apparence humaine. De même ici au Saint Sacrement, sans beauté ni majesté extérieure pour attirer l'œil humain, au-delà des humbles espèces de l'Hostie consacrée, c'est vraiment Jésus en personne qui nous attend (Pierre-Julien Eymard).

Force des persécutés, que ton amour redonne force à ceux qui perdent courage.

 

Le Portement de croix

Comme ils emmenaient Jésus, ils prirent un certain Simon de Cyrène et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus (Lc 23, 26).

Simon de Cyrène s'y refusait, et il fallut le contraindre à se charger de cet instrument qui lui paraissait plein d'ignominie: il se soumit, et mérita que Jésus touchât son cœur et le convertît. En son sacrement, Jésus convie les hommes à son banquet eucharistique, et l'on a mille prétextes pour refuser de s'y rendre. L'âme ingrate et infidèle refuse la grâce de Jésus Christ, le don le plus excellent de son amour (Pierre-Julien Eymard).

Notre Dame des douleurs, essuie par ta compassion les larmes de ceux qui portent une lourde croix.

 

Le crucifiement et la mort de Jésus

Un des soldats, avec sa lance, transperça le côté de Jésus et il sortit aussitôt du sang et de l'eau (Jn 19,34).

L’eau symbolise le baptême, le sang est la figure de l’Eucharistie. Voilà pourquoi il est écrit: il coula du sang et de l’eau, mais d’abord de l’eau, puis du sang. Nous sommes d’abord lavés dans le baptême, puis gratifiés du sacrement eucharistique (Jean Chrysostome).

Force des mourants, veille sur les agonisants, sur ceux qui approchent du grand passage.

17 juin



11e dimanche du Temps ordinaire B

Mc 4, 26-34

Encore le semeur

26 Et il disait:
«Ainsi est le Royaume de Dieu, comme un homme qui jetterait la semence sur la terre, 27 et qu'il dorme et qu'il soit réveillé, de nuit et de jour, la semence et germe et grandit: Comment? Lui ne sait pas. 28 Spontanément, la terre porte du fruit, d'abord de l'herbe, ensuite un épi, ensuite plein de blé dans l'épi. 29 Quand le fruit le permet, aussitôt il envoie la faucille, parce que la moisson est à point».

30 Et il disait:
«A quoi comparons-nous le Royaume de Dieu ou avec quelle parabole le présenterons-nous? 31 [Il est] comme un grain de moutarde qui, quand il est semé sur la terre, est la plus petite de toutes les semences qui sont sur la terre, 32 et quand il est semé, il monte et devient plus grand que toutes les plantes potagères et fait de grandes branches, de sorte que les oiseaux du ciel peuvent nicher sous son ombre».

33 Et par de telles paraboles nombreuses, il leur parlait la parole selon [ce] qu'ils pouvaient entendre; 34 sans parabole, il ne leur parlait pas et il expliquait tout à ses propres disciples à l'écart.

Les deux paraboles, explicitement présentées comme des paraboles du Royaume, reprennent le thème du semeur et complètent la parabole de la semence. Mais l'accent n'est plus le même. Les paraboles précédentes (4, 9-25) s'intéressaient à la nécessité de l'écoute, de l'accueil du don de la Parole par l'homme pour que cette Parole puisse croître; les onze utilisations du mot entendre le montraient clairement. Or ce mot n'apparaît pas dans les deux dernières paraboles. Ce n'est donc plus l'accueil de la Parole par l'homme qui est la préoccupation de Jésus maintenant. Il centre cette fois son enseignement sur la puissance de la semence: d'une part elle grandit indépendamment de l'activité du semeur, elle a une puissance en elle-même; d'autre part, il y a une disproportion entre la petitesse de ce qui est semé et la grandeur de l'arbre qui en sort.

Une croissance mystérieuse

Aussi indispensable que soit l'écoute des hommes, plus ou moins distraite ou profonde, la Parole de Dieu croît mystérieusement, comme la semence que le cultivateur jette en terre, en faisant confiance à la Providence de Dieu et à son amour, pour en assurer la croissance par l'alternance de la pluie et du soleil. Ici, la terre qui porte du fruit (4, 28) est mise en avant et non la semence (4, 8). Il n'y a pas de contradiction car le fruit de la semence accueillie par la bonne terre du cœur de l'homme, c'est le fruit que porte la terre du cœur. Quand le fruit est mûr, le cultivateur fait la moisson; entre temps, il reste inactif. Jésus n'intervient plus directement dans l'histoire des hommes. Le Royaume est toujours mystérieusement en train de croître jusqu'à l'inauguration de l'établissement définitif qui sera marqué par la moisson. Lancer la faucille se réfère à Jl 4, 13 et sera ensuite repris en Ap 14, 14-16.

Une croissance sans proportion avec ce qui est semé

Après avoir parlé de la croissance mystérieuse du Royaume de Dieu alors que le cultivateur semble s'être retiré, Jésus insiste sur la destinée de la graine semée: humble petite graine enfouie, à peine visible, elle deviendra un grand arbre. Ezéchiel avait comparé le Pharaon à un cèdre aux branches magnifiques (Ez 31, 3). Jésus reprend cette comparaison pour parler du Royaume de Dieu. Dans le livre de Daniel, il est aussi question d'un arbre. Nabuchodonosor vit en songe un arbre: «L’arbre grandit, et il devint puissant, sa hauteur atteignait le ciel» (Dn 4, 8). L'arbre symbolise la puissance royale et «les oiseaux du ciel demeuraient dans ses branche» (Dn 4, 9). Il a déjà été question d'oiseaux dans la parabole du semeur. Ils mangeaient le grain semé au bord du chemin pour empêcher la croissance du Royaume. Ils étaient le symbole du Satan. Maintenant ils viennent nicher dans l'arbre: ils représentent ceux qui se sont convertis et sont entrés dans le Royaume. Ce sont les païens.
Ce qui commence humblement avec Jésus, Dieu l'achèvera de façon grandiose.

Conclusion

Jésus parlait la Parole, comme il l'a déjà fait dans une maison de Capharnaüm (2, 2). Mais alors Marc ne nous a pas dit de quoi il parlait. Ici nous apprenons que la Parole est une semence que Jésus jette dans les cœurs et qui germe selon les dispositions de chacun; et Jésus l'annonce sous forme d'énigmes.
Jésus parlait la Parole: c'est la clé de la parabole du semeur; il est lui-même le semeur qui, par son enseignement en paraboles, sème la Parole dans les cœurs en tenant compte de ce que chacun peut entendre; c'est pour cela qu'il utilise les paraboles. En effet, les paraboles, comme les proverbes, ont divers niveaux de compréhension, du sens le plus obvie, au sens le plus spirituel.
Jésus est le semeur, mais il est aussi la Parole semée (Jn 1, 1). A travers l'énigme des paraboles, c'est finalement l'accueil que chacun fait à Jésus qui est en cause.
Et pour conclure, Jésus reprend ce qui a été dit aux versets 9 à 10: il expliquait tout en particulier à ses disciples, à l'écart. La suite de l'évangile montre qu'il leur faudra beaucoup de temps pour comprendre. Il leur faudra voir le ressuscité.

14 juin



Rosaire eucharistique

Mystères lumineux

Le Baptême

Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui (Mt 3,13).

O Jésus, digne de tout honneur, baptisé dans le Jourdain par votre Précurseur, je vous adore dans l'Eucharistie, où votre amour est pour nous comme un baptême de feu. O Jésus, lorsque le prêtre vous bénit, vous consacre, vous touche de ses mains, vous fait reposer dans son cœur et dans celui de vos fidèles, votre humilité n'est pas moins profonde que lorsque vous alliez vous purifier, sous la main de Jean-Baptiste dans les eaux du Jourdain (Alexandre de Hohenlohe).

Tabernacle de l’Amour, conduis-nous à ton Fils qui nous donne son amour dans l'eucharistie.

 

Cana

Et le troisième jour, il se fit des noces à Cana en Galilée; et la mère de Jésus y était. Jésus fut aussi convié aux noces avec ses disciples (Jn 2,1-2).

Une magnifique antienne de la fête de l'Épiphanie nous fait chanter: «Aujourd’hui l’Église s’est unie à l’Époux céleste, parce que le Christ l’a lavée de ses péchés dans le Jourdain. Les Mages accourent avec des présents aux noces royales dont les convives se réjouissent de la transformation de l’eau en vin». Les Mages, le baptême de Jésus dans le Jourdain, les noces de Cana, tout devient «épiphanie», manifestation, de l'union nuptiale entre Dieu et l'homme, dont l’Église est le signe et l'eucharistie le sacrement (Benoît XVI).

Demeure de Dieu, prends sous ta protection toutes les familles.

 

L’Annonce du Royaume

Beaucoup se rassemblèrent autour de Jésus et il leur annonçait la Parole (Mc 2,2).

Jésus a un programme, il veut donner, expliciter la vérité. Il nous ouvre donc, pour ainsi dire, un banquet spirituel, intellectuel et spirituel, par son enseignement, par ses gestes, et aussi par sa souffrance, par ses attitudes, la façon dont il lutte, dont il supporte la souffrance, l’opposition, cette opposition de Jérusalem (. Marie-Eugène).

Humble Servante du Seigneur, sois le soutien de ceux qui ont à lutter pour leur foi.

 

La Transfiguration

Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis tout mon amour; écoutez-le! (Mt 3,17)

Ecoutons et suivons le Christ en route vers la joie de Pâques, nous rappelant ce que dit saint Paul aux Philippiens: Nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons, comme Sauveur, le Seigneur Jésus Christ, lui qui transfigurera nos pauvres corps à l’image de son Corps Glorieux! En participant à l’Eucharistie, nous sommes vraiment transfigurés par cette présence d’amour du Seigneur (Alphonse Fraboulet).

Mère de Lumière, apprends-nous à trouver en Jésus la joie de nos cœurs.

 

L’Eucharistie

Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, vous n'aurez pas la vie en vous (Jn 6,53).

Que Vous êtes bon, mon Dieu, de nous faire un précepte si sévère de la chose du monde qui nous est la plus douce! Que Vous êtes bon, en instituant la sainte Eucharistie et en nous ordonnant si fortement de La recevoir et de La recevoir souvent, de prendre un moyen si fort pour nous unir à Vous par l'amour, pour nous établir dans Votre amour (Charles de Foucauld).

Notre Dame du très Saint Sacrement, réveille dans tous les fidèles la dévotion envers la très sainte Eucharistie.

13 juin

L'eau monte et gagne la grande prairie...

12 juin

Une famille, amie du monastère, a un grand talent dans les arts du Cirque.

Nous vous proposons de regarder le spectacle de fin d'année des deux jeunes filles


Spectacle de Pomy, fin d'année de la Cité du Cirque, 1er juin 2018. "Transmettre la joie de Dieu"
Cliquez ICI

Spectacle de Ku-Ju, fin d'année de la Cité du Cirque, 1er juin 2018. "Le combat spirituel"
Cliquez ICI

Vous partagerez certainement notre admiration!

10 juin


10ème dimanche du Temps ordinaire

Jésus déconcertant et contesté

Mc 3, 20-35

20 Et il vint dans une maison; et la foule se réunit de nouveau, au point qu'ils ne pouvaient même pas manger le pain. 21 Et l'ayant entendu, ceux qui étaient de chez lui sortirent pour le saisir; ils disaient en effet: «Il est hors de sens».

22 Et les scribes descendus de Jérusalem, disaient qu'il a Beelzéboul et qu'il jette dehors les démons par le prince des démons. 23 Et [les] ayant appelés auprès de lui, il leur disait en paraboles:
«Comment Satan peut-il jeter Satan dehors?
24 Et si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume-là ne peut pas être maintenu.
25 Et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne pourra pas être maintenue.
26 Et si le Satan se dresse contre lui-même et est divisé, il ne peut pas tenir, mais il a une fin.
27 Mais personne ne peut, entrant dans la maison du fort, piller ses objets, s'il n'a pas d'abord lié le fort, et alors il pillera sa maison.
28 Amen, je vous le dis, tout sera pardonné aux fils des hommes, les fautes et les blasphèmes autant qu'ils blasphèment, 29 par contre qui blasphèmera contre l'Esprit Saint n'a pas de remise pour l'éternité, mais il est coupable d'une faute éternelle».
30 Ceci parce qu'ils disaient: «Il a un esprit impur».

31 Et vint sa mère, et ses frères et, se tenant debout dehors, ils envoyèrent [quelqu'un] vers lui, en l'appelant. 32 Et une foule était assise autour de lui et ils lui disaient: «Voici ta mère et tes frères dehors, ils te cherchent». 33 Leur répondant, il dit: «Qui est ma mère, et [mes] frères?» 34 Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit: «Voici ma mère, et mes frères. 35 En effet, celui qui fait la volonté de [le] Dieu, celui-ci est mon frère, et [ma] sœur, et [ma] mère».

Les parents de Jésus à sa recherche

«Et il vint…» Jésus quitte la montagne et vient dans une maison, sans que cette maison soit précisée. Jésus se trouve immédiatement encerclé par une foule dense qui ne permet plus de rentrer ou de sortir (cf. 2, 2); elle est tellement envahissante que Jésus n'a même plus le temps de prendre un repas. Ce qui n'a pas manqué d'arriver aux oreilles de ses compatriotes et s'est ajouté à tout ce qu'ils avaient déjà entendu dire. Ils décident donc de l'enlever de force à l'emprise de la foule, pour le faire revenir à une attitude plus raisonnable: il a perdu la raison, pensent-ils; il faut le cacher aux regards. Ils ne comprennent pas, en effet, que Jésus est venu pour tous, et pas seulement pour les siens. Cette incompréhension des siens à l'égard de la mission de Jésus est présente aussi dans l'évangile de Jean (Jn 7, 3); mais là au contraire ils veulent que Jésus se mette en vue, puisqu'il a un pouvoir qui sort de l'ordinaire. Et qui sait? Cela pourrait rejaillir sur toute la famille… Dans un cas comme dans l'autre, ils se méprennent sur qui est Jésus. L'arrivée de la famille aura lieu quelques versets plus loin.

Le péché contre l'Esprit

Mais les proches de Jésus ne sont pas les seuls à s'inquiéter de son attitude. Des scribes venus de Jérusalem en font autant, bien que pour des motifs assez différents; alors que les premiers pensent qu'il est «hors de sens», les seconds sont choqués par son autorité sur les démons. La similitude entre l'attitude des proches et celle des autorités religieuses, a donc conduit Marc à intercaler les scribes au milieu de l'épisode concernant les proches. Il faut que la question soit grave pour qu'ils aient entrepris la descente de Jérusalem en Galilée. A leurs yeux, agir comme Jésus le fait, montre qu'il est mû par Beelzéboul, nom qui se traduit «le Seigneur des mouches». C'était un dieu philistin, identifié à Satan, le prince des démons.
Les scribes ne contestent pas le pouvoir de Jésus — son autorité est manifeste —, mais l'origine de ce pouvoir; il ne peut pas venir de Dieu. L'accusation qu'ils portent contre Jésus est une conséquence de la décision prise par les chefs religieux, qui a été rapportée en Mc 3, 6: faire périr Jésus. Ils commencent à travailler à sa réalisation. On voit se profiler l'acharnement de leur parti à trouver un motif pour condamner Jésus.
Les scribes accusent donc Jésus d'être impur, mais au lieu de le lui dire directement, ils font circuler leur accusation dans la foule, comme lors des controverses (2, 16). Jésus donc, affirment-ils est possédé par le chef des démons, il a un esprit impur. En lui, Satan se fait passer pour Dieu en singeant ce que Dieu fait. Ils oublient que les démons eux-mêmes avaient reconnu sa sainteté.
Jésus, une fois encore, sait ce qu'ils sont en train de dire car rien ne lui est caché. Il les appelle donc auprès de lui, mais ici la préposition «auprès de» ne signifie pas vivre dans son intimité; l'expression renvoie seulement à une proximité physique. Il leur pose la question: «Comment Satan peut-il jeter Satan dehors?» Et pour la première fois, Jésus utilise des paraboles pour expliquer sa pensée. Plus loin (4, 11), nous apprendrons que c'est sa façon de parler à ceux qui sont dehors.
La parabole est un enseignement sous forme d'énigme. Jésus raconte une histoire contenant une analogie avec la situation dans laquelle il se trouve. Ce langage figuré est directement compréhensible par ceux qui sont sur la même longueur d'onde que lui, mais il ne l'est pas pour ceux qui sont totalement étrangers à ce qu'il est et à ce qu'il dit, et qui ne sont pas enracinés dans le même lieu que lui. Ceux-là peuvent ne percevoir de l'image que sa signification première.
Jésus donne donc quatre paraboles très courtes, d'une seule phrase. Trois commencent par «Et si», et développe la question que Jésus vient de poser; la quatrième commence par «Mais» et répond à l'accusation portée par les scribes contre Jésus.
Les deux premières paraboles montrent que la division est immanquablement cause de chute. L'image du royaume fournit une comparaison d'ordre politique; car quand des sujets se rebellent contre leur roi, le pouvoir est déstabilisé et le roi a de fortes chances d'être renversé. Il prend encore l'exemple d'une maisonnée, ce qui prend sens dans le contexte puisque les proches de Jésus viennent de se manifester contre lui. Et il en est de même pour le Satan: avec un article cette fois. Le Satan c'est l'accusateur, l'adversaire (cf. Jb 1, 1-12), et Jésus envisage le cas où les esprits soumis au prince des démons se rebellent contre lui. Ce qui a été dit du roi vaut encore plus pour le royaume du Satan. Comment le prince des démons peut-il chasser les démons, s'il divise ceux à qui il donne des ordres? Il n'aura plus aucun pouvoir sur eux et sous peu, sa force sera anéantie. Une querelle intestine met à mal l'autorité du chef dans quelque royaume que ce soit, y compris celui du Satan.
A l'aide d'une quatrième parabole, Jésus montre cette fois comment il faudrait s'y prendre pour diviser sa propre maison, celle qui est constituée par ceux qui partagent un commencement de foi en lui. En effet, pour rentrer dans la maison d'un homme fort et piller sa maison — même mot qu'en 3, 20 —, il faut d'abord le lier pour le maîtriser. Une fois le chef réduit à l'impuissance, on peut le dépouiller. La maison peut s'entendre au sens de maisonnée, de famille. Or Jésus est justement en train de parler dans une maison, une maisonnée (3, 20), et les siens veulent l'en arracher, porter la division dans cette maisonnée constituée par ceux qui sont autour de lui. Ainsi, s'il a Béelzaboul en lui, comme le disent les scribes, comment celui-ci est-il entré? Comment peut-il être dans sa maison pour en piller les richesses? Pour cela, il faudrait que le prince des démons ait vaincu Jésus, le fort; alors seulement il pourrait diviser sa maison, disperser ceux qui sont autour de lui, qui le suivent. Or Jésus est «le plus fort» dont Jean Baptiste a parlé (1, 7), plus fort que le chef des démons. Il est en train de renverser le royaume du Satan. Il ne peut donc être assujetti au Satan.
L'Esprit qui le meut est celui qui l'a jeté dehors au désert pour être soumis à l'épreuve par le Satan. Il est sorti vainqueur de cette lutte. Il est plus fort que le Satan qui n'a pu le séparer de la communion qui l'unit au Père et à l'Esprit: le Satan n'a pas divisé la famille divine, mais Jésus a un pouvoir qui lui vient du Père, pour diviser la famille du Satan.
Jésus tire les conclusions avec la parabole du péché contre l'Esprit Saint. Lui qui avait été accusé de blasphème parce qu'il avait pardonné les péchés du paralytique (2, 7), dévoile maintenant le blasphème des scribes. Leur calomnie, en effet, porte sur la puissance même de Dieu qui agit en Jésus, sur l'initiative divine à laquelle les scribes s'opposent, disant qu'elle est démoniaque, satanique. Or, si tous les péchés sont pardonnés — et Jésus a déjà montré qu'il peut les pardonner — et même les blasphèmes qui, d'après le Lévitique sont punis de la peine de mort (Lv 24, 15), pourtant le blasphème des scribes ne peut être pardonné, car ils disent que l'Esprit Saint qui est descendu sur Jésus lors du baptême (1, 10) est un esprit impur. Si la puissance de Dieu qui pardonne les péchés est attribuée àau Satan, la source même du pardon des péchés est méconnue; alors comment pourraient-ils en bénéficier? Ils se condamnent eux-mêmes à la mort, non la mort physique prônée par la Loi, mais la mort éternelle.

La vraie parenté de Jésus

«Et vint…» La même expression introduit le premier et le dernier temps de la séquence (3, 20-31). Après les proches, c'est la famille de Jésus qui vient. Chez tous existe la même incompréhension à son égard. La discussion de Jésus avec les scribes a permis à sa famille d'arriver. Qui sont-ils? Sa mère et ses frères, c'est-à-dire sa famille de sang au sens large, la maisonnée à laquelle il appartient. Mais la maison où Jésus était entré est devenue aussi une maisonnée, une famille. Notons que c'est la seule mention que fait Marc de la mère de Jésus: elle s'est heurtée à l'attitude déconcertante de son fils; elle est inquiète et les liens du sang la poussent à s'interposer. Elle pense qu'ils lui donnent un droit sur lui puisqu'elle est sa mère.
On vient donc dire à Jésus que sa mère et ses frères sont là, au dehors des murs de la maison: ils sont à sa recherche, comme Simon, les disciples et la foule peu auparavant (1, 37). Mais qu'est-ce que chercher Jésus? chercher une présence physique? le chercher pour l'accaparer au nom d'un lien charnel?
Jésus va s'expliquer, comme il l'a fait avec les scribes. Sa vraie famille, sa maison, ce sont ceux qui sont autour de lui, au-dedans de la maison où il se trouve et non ceux qui sont dehors. Ils sont dedans parce qu'ils adhèrent à la volonté de son Père — Dieu est précédé d'un article et désigne donc le Père. C'est ce qui constitue le nouveau lien de parenté avec Jésus, celui qui fait entrer dans sa famille, dans sa maison. Jésus est le Fils du Père, car il fait toujours sa volonté. Pour ceux qui l'entourent, faire la volonté du Père, c'est accepter le salut que Jésus vient apporter, en acceptant de le reconnaître comme le Christ, le Fils de Dieu (1, 1), même si ceux qui l'entourent n'ont pas encore totalement découvert qui il est. C'est l'attitude de ceux qui sont appelés et qui viennent auprès de lui, de tous ceux qui se mettent à sa suite. Un clivage s'établit donc entre ceux du dehors et ceux du dedans. Jésus avait appelé les scribes auprès de lui, mais en réalité, ils sont restés dehors par leur blasphème: ils n'appartiennent pas à la maison de Jésus.

6 juin



Rosaire eucharistique

Mystères joyeux

L’Annonciation

L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre (Lc 1, 35).

Le Christ est le pain semé dans le sein de la Vierge Marie, levé dans la chair, formé dans sa Passion, cuit dans le four du tombeau, conservé dans les églises et distribué chaque jour aux fidèles comme une nourriture céleste placée sur les autels (Pierre Chrysologue).

Vierge qui écoutes, apprends-nous à écouter la Parole de ton Fils, Jésus.

 

La Visitation

Marie se rendit en hâte vers une ville de Juda et pénétra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth
(Lc 1,39-40).

Marie, portant Jésus, et Elisabeth, portant Jean Baptiste, forment une communauté, rassemblée parce que Dieu a en quelque sorte fait l’invitation lorsque l’ange prévient Marie de la grossesse d’Elisabeth. L’Eucharistie est aussi le rassemblement d’une communauté convoquée par Dieu. Jésus est présent, caché dans le sein de Marie; Jésus est présent, caché dans l’Eucharistie. Jésus est présent par l’opération de l’Esprit Saint en Marie; Jésus est présent par l’opération de l’Esprit Saint invoqué durant l’épiclèse sur les offrandes eucharistiques (Françoise Breynaert).

Vierge qui accueilles, ouvre ton manteau à tous ceux qui se tournent vers toi.

 

La Nativité

Les bergers découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire (Lc 2, 16).

Parce que le Fils, et en Lui Dieu lui-même, est véritablement «descendu» et «s'est fait chair», la mort et la résurrection de Jésus sont des événements qui nous apparaissent comme contemporains et qui nous concernent, nous arrachent à la mort et nous ouvrent à un avenir où cette «chair» entrera dans l'éternité de Dieu. Dans cette perspective unitaire du Mystère du Christ, la visite à la crèche conduit à la visite à l'Eucharistie (Benoît XVI).

Mère du Verbe Incarné, apprends-nous l'adoration de l'eucharistie.

 

La Présentation de Jésus

Siméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu (Lc 2,28).

Certes, il ne nous est pas possible de tenir l'Enfant Jésus dans nos bras, comme Syméon. Mais nous pouvons recevoir notre consolation, notre salut et notre lumière en «prenant» Jésus Hostie; en écoutant le Verbe éternel qui s'adresse à nous dans les Ecritures et donne sens à nos vies, à nos épreuves (Anonyme).

Mère du Messie, intercède pour tous ceux qui n'ont pas la foi.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple

Ne savez-vous pas que je dois être occupé aux affaires de mon Père (Lc 2,49).

Soyons toujours à la recherche de Jésus. Il nous indiquera d’être comme lui, aux affaires de son Père, de vivre, en lui, enfant du Père. Que l’Esprit Saint augmente notre foi, pour que nous cherchions Jésus dans l'eucharistie, et que nous le découvrions tout entier dans son Mystère pascal. Il est toujours à la recherche de l’homme pour qu’il soit sauvé (P. Alain Naome).

Vierge qui offres, présente à ton Fils les prières de tous ceux qui t'implorent.

3 juin

 

Solennité du Corps et du Sang du Seigneur

Le dernier repas (Mc 14, 12-25)

 

 

12 Et le premier jour des Azymes, quand on immolait la Pâque, ses disciples lui disent: «Où veux-tu que nous allions pour préparer, pour que tu manges la Pâque?» 13 Et il envoie deux de ses disciples et leur dit: «Allez dans la ville, et un homme viendra à votre rencontre portant une cruche d'eau; suivez-le 14 et là où il entrera, dites au maître de maison:‟Le Maître dit: Où est ma salle, là où je mangerai la Pâque avec mes disciples?ˮ 15 Et lui vous montera une grande chambre haute, garnie, toute prête: et là, préparez pour nous». 16 Et les disciples sortirent et vinrent dans la ville, et trouvèrent selon [ce] qu'il leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.

[...]

22 Et comme ils mangeaient, ayant pris du pain, ayant béni, il [le] rompit et [le] leur donna et dit: «Prenez, ceci est mon corps». 23 Et prenant une coupe, ayant rendu grâces, il [la] leur donna et ils en burent tous. 24 Et il leur dit: «Ceci est mon sang, de l'alliance, répandu pour beaucoup. 25 Amen, je vous [le] dis, jamais plus je ne boirai du produit de la vigne jusqu'à ce jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu».

Marc distingue les préparatifs et le repas lui-même, et entre les deux il inclut l'annonce de la trahison par l'un des Douze. Manger, est le mot qui revient tout au long de cette deuxième séquence: on le trouve cinq fois.

Les préparatifs de la Pâque (Mc 14, 12-16)

Le mot Pâque revient trois fois: il dévoile le sens du passage.
Deux jours passent et le premier jour des Azymes, identifié par Marc avec le jour où l'on immolait les agneaux dans le Temple, donc le 14 nisân, arrive. Marc met en avant le jour des Azymes et fait passer à l'arrière-plan l'immolation de l'agneau qui avait lieu le 14 nisân. C'est le soir du 14 qu'avait lieu la célébration de la Pâque, qui était en fait le commencement du 15 nisân puisque les jours se comptaient, chez les Juifs, à partir du coucher du soleil. Il se peut donc que Marc appelle le jour de l'immolation de la Pâque le premier jour des Azymes en considérant le jour naturel et non le jour tel que le comptaient les Juifs. Mais cela ne paraît guère possible, car les grands prêtres voulaient en avoir fini de Jésus avant la fête. Il semble plus probable que la jonction des deux jours pour indiquer la date du dernier repas de Jésus ait une portée théologique et non chronologique, comme nous le verrons dans la troisième péricope de la séquence.
Jésus organise lui-même les préparatifs du repas pascal qui devait avoir lieu à Jérusalem, lieu où il était simplement passé dans la journée jusqu'à présent. Les disciples proposent d'aller y préparer une salle, et Jésus envoie deux d'entre eux avec des directives très proches de celles données le jour de l'entrée à Jérusalem, pour aller chercher un ânon. Il leur indique tout ce qui va se passer jusque dans les détails. Ils trouveront un homme portant une cruche d'eau, ce qui était rare car ce travail revenait aux femmes; ils ne lui diront rien et le suivront: cet homme leur servira de guide car il ira dans la maison où on leur prêtera une salle pour manger la Pâque. Les disciples pourront alors tout préparer.
La prescience divine de Jésus se manifeste encore une fois. Il apparaît de plus en plus au fur et à mesure que sa mort approche. L'annonce de tout ce qui jalonne son chemin vers la mort, montre qu'il est le maître de sa mort, qu'il l'assume librement. Ici, il dévoile avec précision comment faire les préparatifs du repas pascal. Quel repas? La suite nous le dira.

Le corps et le sang donnés (Mc 14, 22-25)

Judas présent, Jésus refait les gestes des multiplications des pains. Il prend du pain, le bénit, le rompt et le donne. Il ne prend pas du pain azyme, comme on pourrait s'y attendre le premier jour des Azymes, mais du pain ordinaire, levé, comme lors des multiplications des pains (6, 38). C'est un premier indice qu'il ne s'agit pas du repas pascal rituel. L'absence de mention de l'agneau va dans le même sens. La Pâque que Jésus mange avec ses disciples est la Pâque nouvelle qu'il est lui-même. Il se donne lui-même à ses disciples, accomplissant et conduisant à leur perfection le rite de l'immolation et de la manducation de l'agneau. Voilà pourquoi Marc place ce repas le soir du jour où l'on immolait les agneaux dans le Temple. Jésus est l'agneau annoncé par Isaïe (Is 53, 7). Il donne lui-même à ses disciples le pain transformé en son corps par sa parole, pour qu'ils le mangent: ils ne lui servent pas d'intermédiaires, à l'encontre de ce qui a eu lieu lors des multiplication des pains. Puis il fait la même chose avec une coupe remplie de vin et fait boire ses apôtres: ce vin est son sang. Il est le sang de l'alliance, comme le sang de l'agneau qui avait scellé une alliance entre les Hébreux et leur Dieu. Ce sang est répandu pour beaucoup (10, 45). Ici encore le sang que Jésus va verser sur la croix est au cœur de ses pensées, ce sang qui va couler par suite de la trahison de Judas. En donnant le pain et le vin, son corps et son sang, Jésus se donne lui-même. Il est le don de Dieu par excellence; dont nourriture matérielle en est un symbole. Et ce don, qui se réalisera dans sa chair le lendemain par son sang versé sur la croix, annonce le festin messianique qui aura lieu dans le Royaume de Dieu où «le Seigneur préparera un festin capiteux, de vins décantés» (Is 25, 6).

 

 

Chapelet de sainte Bernadette (6 dizaines)

La tradition rapporte que lorsque la «Dame» apparut dans la Grotte de Massabielle, ...

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