Bienvenue sur le site du monastère des dominicaines de Lourdes!

Octobre

mois du Rosaire

17 octobre

 

Prier le Rosaire avec
Mystères douloureux


L’Agonie

Jésus priait plus instamment, et sa sueur devint comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre (Lc 22,44).

Les larmes de Marie et le sang de Jésus sont une double effusion d'un même cœur et l'on peut dire que la compassion de la sainte Vierge était la passion sous sa forme la plus terrible (Léon Bloy).

Que la Vierge Marie pose son regard maternel sur tous ceux qui ne trouvent pas ou ne trouvent plus leur place dans la société et qui sont tentés par le suicide, particulièrement les jeunes.

 

La Flagellation

Après avoir fait flageller Jésus, Pilate le remit aux soldats pour être crucifié (Mt 27,26).

La douleur de la sainte Vierge a été si grande que si elle était divisée et partagée entre toutes les créatures capables de souffrir, celles-ci périraient à l'instant (Bernardin de Sienne).

Que la Vierge Marie soit aux côtés de ceux qui sont torturés, bafoués, dont les droits sont méprisés.

 

Le Couronnement d’épines

Ils tressèrent une couronne avec des épines, qu'ils posèrent sur sa tête (Mt 27,29).

La mère et le fils partagent un même torrent d'amertume. Si on perce sa tête d'épines, Marie est déchirée de toutes les pointes. Qui fait cela, sinon son amour? et ne peut-elle pas dire dans ce triste état, en un autre sens que saint Augustin: Mon amour est mon poids? (Bossuet)

Que la Vierge Marie prenne dans sa tendresse toutes les mères qui souffrent pour leur enfant.

 

Le Portement de croix

Jésus, portant sa croix, arriva hors de la ville au lieu nommé Calvaire (Jn 19,17).

Marie dit à son fils: Toutes choses te sont soumises puisque toutes tu les a faites. Pourquoi donc te hâter, mon Enfant? Ne cours pas ainsi au supplice! Ne te livre pas à la mort, mon fils et mon Dieu! (Romanos le Mélode)

Que la Vierge Marie prenne sous son manteau ceux qui sont persécutés et les soutienne pour qu'ils soient témoins de l'amour du Christ.

 

Le crucifiement et la mort de Jésus

Jésus ayant vu sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils (Jn 19,26).

Quiconque est consommé dans le Christ ne vit plus, mais en lui vit le Christ; et parce qu'en lui vit le Christ, de lui Jésus dit à Marie: Voici ton fils, le Christ (Origène).

Que la Vierge Marie entoure de sa tendresse ceux qui se sentent écrasés par le poids de la vie jusqu'à en désirer la fin; qu'ils puissent ressentir la proximité de l'amour de Dieu.

15 octobre


 

28 ème dimanche
du temps ordinaire (A)

Les noces royales Mt 22, 1-14



Jésus a la prescience de ce qui va lui arriver, il sait ce qui se trame: son procès est ouvert, qui doit aboutir à sa mort. A l'aide de trois paraboles, il cherche à mettre ses adversaires en face de la réalité qui se joue pour eux. Il porte un jugement sur l'attitude de l'autorité suprême de Jérusalem. Leur rejet du Messie entraînera leur propre rejet.

Introduction

Les grands prêtres et les Pharisiens n'ont rien dit, mais Jésus, qui connaît les pensées des cœurs, leur répond en deux paraboles imbriquées l'une dans l'autre; l'appel aux noces et le convive sans vêtement de noces. Le dernier verset de conclusion revient sur la première parabole.

L'appel aux noces

Le Royaume de Dieu est semblable à un roi: la parabole commence comme celle du débiteur impitoyable (18, 23). Mais le roi n'est plus occupé à régler ses comptes, il prépare le festin de noces de son fils. Nous retrouvons donc le fils, comme dans la parabole des vignerons homicides (21, 37-38). Cependant il n'est pas ici au cœur de la parabole; l'attention se porte sur les convives, appelés au repas.
Le roi, qui avait envoyé par deux fois des serviteurs aux vignerons, témoigne de la même patience pour ceux qui avaient déjà été appelés aux noces, c'est-à-dire au repas nuptial qui constituait l'essentiel des fêtes organisées à cette occasion. Le repas n'est pas encore préparé, et les invités sont appelés: ils ne daignent pas se déranger.
On perçoit les touches allégoriques de la parabole: le roi, c'est Dieu qui appelle son peuple au festin messianique; les serviteurs sont les prophètes; les appelés sont les membres de la communauté rassemblée par la Voix qui appelle.
D'autres serviteurs sont à nouveau envoyés. Qui sont-ils? La suite nous donnera une indication. Cette fois, le déjeuner —  et non le dîner, contrairement à l'usage — est prêt: sa description fait penser au festin messianique annoncé par le prophète Isaïe: «Le Seigneur Sabaoth fera à tous les peuples sur cette montagne un festin de viandes, […] de viandes grasses […]» (Is 25, 6). Le banquet apprêté était très important, comme le montre la quantité de bêtes sacrifiées. Ces serviteurs appellent aussi aux noces, mais les invités restent totalement indifférents au nouvel appel; ils partent à leurs affaires; qui à son champ, qui à son commerce. Et ceux qui restent «saisissent les serviteurs, les injurient et les tuèrent». Leur sort est identique à celui que les vignerons homicides ont réservé aux serviteurs du maître de maison (21, 35-36), ce qui nous renvoie à la finale du chapitre 23: «Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui ont été envoyés vers elle» (23, 37). Jérôme rassemble ce que la tradition rapportait à ce sujet: «Ils les battirent de verges comme Jérémie (Jr 27), les tuèrent comme Isaïe, les lapidèrent comme Naboth (3 R 21) et comme Zacharie, qu’ils immolèrent entre le temple et l’autel». Ces serviteurs sont donc bien les prophètes et tous ceux que Dieu a envoyés à Jérusalem pour l'appeler à la conversion; on peut sans doute y inclure les apôtres que Jésus a envoyés aux villes d'Israël (10, 11.23). Les dirigeants religieux et politiques de Jérusalem sont donc les premiers visés par la parabole.
Le roi applique alors la sentence prononcée par les sanhédites à l'encontre des vignerons homicides: il fait périr les meurtriers et incendie leur ville. La colère de Dieu est tombée sur eux et sur leur ville, Jérusalem.
Le roi envoie alors ses serviteurs, les apôtres cette fois, pour appeler tout le monde aux noces. Tous les peuples sont invités et la prophétie d'Isaïe trouve ainsi sa réalisation plénière. Jésus avait déjà annoncé l'entrée des païens dans le Royaume lors de la guérison du serviteur du centurion: «Beaucoup viendront du levant et du couchant et se coucheront à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux» (8, 11), mais les fils du Royaume seront jetés dehors. Jésus annonce donc pour la deuxième fois l'invitation des païens au festin messianique, après que les fils du Royaume aient fermé leurs oreilles à l'appel.
Tous, mauvais et bons, sont rassemblés, ce qui était déjà annoncé dans la parabole de l'ivraie (13, 24-30) et dans la parabole du filet (13, 47-50). Les païens sont plus ou moins disposés à faire les œuvres de justice, mais les pécheurs sont appelés (9, 13).


Le convive sans vêtement de noces

La seconde parabole sur les noces royales n'est pas la suite de la première. Le roi vient au festin pour un jugement à la fin des temps; ce n'est plus le festin messianique. Il s'étonne de voir à son festin un homme qui ne porte pas l'habit de noces et le lui reproche avec bonté en l'appelant «Ami»: il a été appelé à venir. Mais comment est-il entré sans l'habit de noce? Le convive ne dit mot, «muselé». Le roi le condamne alors au châtiment éternel où seront les grincements de dents, signe du dépit des réprouvés devant le bonheur des justes (Ps 35, 16; Jb 6, 9). Ce roi fait ce qui était annoncé dans la parabole de l'ivraie: il donne l'ordre de le jeter hors de son Royaume (13, 42).
Le roi n'est donc pas le Père, mais le Fils de l'homme, celui qui siègera sur un trône de gloire (19, 28); le roi qui exercera le jugement à la fin des temps (25, 31). Il vient donc au festin des noces eschatologiques pour un jugement, pour séparer les bons des mauvais. Les uns et les autres ont été appelés au festin messianique, comme le montrait la première parabole; mais seuls les justes, ceux qui ont vécu selon la Loi portée à son accomplissement, ceux qui ont opéré un retournement évangélique — c'est l'habit des noces —, peuvent participer au festin éternel.
Un seul homme, dans la parabole, ne porte pas l'habit des noces, mais il représente tous ceux qui sont dans le même cas, ceux qui n'ont pas accompli les œuvres de justice (25, 41-46).


Conclusion

Le dernier verset tire la conclusion des deux paraboles.
Beaucoup sont appelés, mauvais et bons, comme Jésus l'a dit plus haut (22, 10). Mais seuls ceux qui ont produit de bons fruits, qui ont sont entrés dans l'accomplissement de la Loi enseigné par Jésus, sont élus et ont part au festin eschatologique à la fin des temps. Pourquoi alors «peu» sont élus, puisque un seul de tous les convives est jeté dehors? Il est vrai que cet homme représente une catégorie de convives, mais Jésus ne dit rien sur le nombre des élus ou des réprouvés. ses propos sont destinés aux chefs du peuple à qui il s'adresse: ils iront à leur perte, bien qu'appelés, s'ils n'accueillent pas les exigences du Royaume des cieux qu'il leur propose.

14 octobre

 

Récollection de la Fraternité
Notre-Dame de la Résurrection
au monastère


Une fraternité Notre Dame de la Résurrection se réunit régulièrement au monastère. Pour lancer l'année sur le thème de l'Eglise, qui prépare un pèlerinage à Rome, elles ont demandé un enseignement sur l'Eglise. Pour le lire, cliquez ICI

11 octobre

 

Prier le Rosaire avec N.D. du Rosaire
Mystères lumineux


Le Baptême

En ces jours-là Jésus vint de Nazareth de Galilée et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain (Mc 1,9).

Jésus fit ses adieux à sa mère et à Joseph et il se dirigea de Nazareth vers Jérusalem, pour se rendre au Jourdain, où Jean baptisait. Le Maître du monde s'avance seul, car il n'avait pas encore de disciples. Jean l'ayant regardé, l'Esprit Saint le lui fit reconnaître (Saint Bonaventure).

Que la Vierge Marie se penche vers les personnes âgées abandonnées, vers les immigrés sans papiers, vers ceux pour la solitude est un poids.

 

Cana

La mère de Jésus dit aux serviteurs: Faites tout ce qu'il vous dira (Jn 2,5).

Les paroles de Marie sont la preuve la plus manifeste de sa bonté native et de sa virginale réserve… Quand elle fut reprise par son Fils, douce et humble de cœur, elle ne répliqua pas et cependant, sans se décourager, elle avertit les serviteurs de faire ce qu'il leur dirait (Saint Bernard).

Que la Vierge Marie aide les néophytes à rester ferme dans la prière, sans se décourager.

 

L’Annonce du Royaume et l'invitation à la conversion

Qui est ma mère et qui sont mes frères?… Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une soeur et une mère (Mt 12,48.50).

Comme si, adressant la parole à sa Mère et à ses frères venus pour le voir, Jésus leur disait: Je ne vous reconnais point au milieu de mes occupations spirituelles, et à cause de vous je ne dois pas abandonner ni même interrompre le ministère de la prédication que m'a confié mon Père (Ludolphe le Chartreux).

Que la Vierge Marie, Etoile de l'évangélisation, guide la mission de l'Eglise dans l'annonce du Christ au monde entier.

 

La Transfiguration

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart sur une haute montagne et il se transfigura devant eux (Mt 17,1-2).

Tous ceux qui veulent contempler Dieu ne doivent pas s'arrêter dans les jouissances de la terre, mais aspirer aux choses d'en haut; il faut chercher Dieu, non dans les bas-fonds de ce siècle, mais dans le royaume de Dieu (Saint Rémi d'Auxerre).

Que la Vierge Marie soutienne ceux qui sont happés par la jouissance des biens de consommation, par le rendement et qui oublient le but vers lequel nous marchons.

 

L’Eucharistie

Prenez et mangez; ceci est mon corps, donné pour vous (Lc 22,19).

Ce corps du Christ que Marie a engendré et porté dans son sein, qu'elle a nourri de son lait, c'est ce même corps que nous recevons à l'autel (Saint Pierre Damien).

Que la Vierge Marie conduise vers l'unité tous ceux qui communient au corps du Christ.


8 octobre

 

27 ème dimanche
du temps ordinaire (A)

Mt 21, 33-43
les vignerons homicides

33 Entendez une autre parabole. Il était un homme maître de maison qui planta une vigne et mit autour d'elle une clôture, et y creusa un pressoir, et construisit une tour et la donna en fermage à des vignerons et partit en voyage. 34 Quand approcha le temps des fruits, il envoya ses serviteurs aux vignerons prendre ses fruits. 35 Et les vignerons, saisissant ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent l'autre. 36 De nouveau, il envoya d'autres serviteurs plus nombreux qui les premiers, et ils leur firent de même. 37 Plus tard, il envoya vers eux son fils, disant: Ils respecteront mon fils. 38 Les vignerons, voyant le fils, dirent en eux-mêmes: Celui-ci est l'héritier. Allons! Tuons-le et ayons son héritage. 39 Et, le prenant, ils [le] jetèrent hors de la vigne et [le] tuèrent. 40 Donc quand vient le Seigneur de la vigne, que fera-t-il à ces vignerons? 41 Ils lui disent: il fera périr méchamment ces méchants, et il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons qui lui remettrons les fruits en leur temps. 42 Jésus leur dit: N'avez-vous jamais lu dans les Ecritures: La pierre que les bâtisseurs avaient éliminée, celle-ci est devenue tête d'angle. Ceci arrive de chez le Seigneur et c'est admirable à nos yeux. 43 C'est pourquoi je vous dis que le Royaume de Dieu vous sera enlevé et il sera donné à une nation qui en fera les fruits.

 

Jésus s'adresse à nouveau aux grands prêtres et aux Pharisiens qui ont répondu, sans s'y attendre, à la question posée par Jésus. Il leur propose une autre parabole, toujours sur le thème de la vigne. Après les ouvriers embauchés, puis les fils du propriétaire, il met maintenant en scène les vignerons.

La vigne, c'est Israël, comme la citation d'Isaïe le montre clairement. Comme dans le chant de la vigne du prophète, le maître de maison (cf. 20, 1) entoure sa vigne d'une clôture, y creuse un pressoir — dans le roc — et construit une tour qui permet de surveiller la récolte. La citation est presque littérale, si ce n'est l'inversion du pressoir et de la tour (Is 5, 2). Mais cela n'a pas grande importance, car ces détails n'interviennent pas dans l'interprétation de la parabole.

Le maître de maison donne la vigne en fermage à des vignerons qui s'engagent à lui en remettre les fruits en temps voulu, puis il part en voyage. Quand le temps de la récolte arrive, il envoie des serviteurs recevoir les fruits de sa vigne, mais les vignerons leur font subir de mauvais traitements que Matthieu cite dans un ordre de gravité croissante: ils battent, ou tuent, ou lapident. D'autres serviteurs, envoyés à leur tour, subissent le même sort. Enfin le propre fils du propriétaire arrive, qui n'est pas épargné: comme il est l'héritier, les vignerons se saisissent de lui, le jettent hors de la vigne et le tuent, pensant s'approprier ainsi l'héritage, puisqu'il n'y a plus l'héritier qu'ils regardent comme un rival. Les fruits seront pour eux, leur domination sur la vigne ne sera contestée par personne. La parabole est allégorique. En effet, derrière ces divers personnages, on devine le Père, les autorités juives en charge du soin du peuple du Seigneur, les prophètes envoyés pendant plusieurs siècles, et enfin Jésus, le Fils, qui sera conduit hors de la ville et tué.
Mais les sanhédrites présents n'ont pas compris; aussi, quand Jésus leur demande comment le Seigneur de la vigne traitera les vignerons à son retour de voyage, ils répondent en bonne logique qu'ils recevront le châtiment mérité par leur méchanceté; le maître de maison les fera périr et confiera le fermage de la vigne à d'autres qui accepteront d'en remettre les fruits au propriétaire. Par leur réponse, à leur insu comme dans la parabole précédente, ils prononcent leur condamnation.

Jésus alors, complète son explication à l'aide de deux versets du psaume 118, psaume qui avait accompagné son entrée à Jérusalem. Il cite les versets 22 et 23 de ce psaume, explicitant ainsi, par le biais d'une image empruntée à la construction, ce qu'il vient de dire à propos de la vigne: l'héritier tué, c'est la pierre rejetée par les bâtisseurs; elle a été placée au sommet de l'angle et maintient les murs. Autrement dit: le Fils, que les sanhédrites veulent tuer, fera tenir l'édifice ancien. C'est le Seigneur qui accomplira cela… La résurrection apparaît en filigrane.

Jésus donne alors la clé de la parabole. Le Royaume de Dieu, c'est-à-dire la vigne d'Israël qui en constitue les prémices, sera transféré à d'autres. Cela est en consonance avec ce que Jésus a dit dès le début: les Juifs sont les fils du Royaume (8, 12). Mais ce Royaume sera enlevé aux autorités juives à qui le soin en avait été confié et sera donné à «une nation qui en portera les fruits», une «nation sainte» comme celle dont parle le livre de l'Exode (Ex 19, 6). C'est la communauté décrite aux chapitres 18 et 19, la communauté des petits, la communauté de ceux qui pardonnent, la communauté de ceux qui ont opéré un retournement évangélique.

7 octobre

 

Solennité du Rosaire
La contemplation des Mystères

Le cœur de notre prière, comme de toute notre vie, est notre lien à Jésus. Mais le Christ ne s’atteint que dans son Mystère : il est l’envoyé du Père qui vient accomplir son dessein de salut. Nous le touchons quand nous entrons dans son œuvre de salut, quand au pied de la croix nous recevons l’Esprit qui nous donne l’intelligence du Mystère, quand nous entrons nous-mêmes dans une relation filiale avec le Père. L’Écriture alors s’éclaire et, tous frères, nous sommes engagés dans la mission qui a été celle de Jésus : rassembler tous les hommes dans l’unité, les ramener au Père et ainsi glorifier le Père : la gloire du Père, c’est de voir venir à lui la foule de ses fils. N’est-ce pas là que se trouve le poids de son amour ? Cela, chaque eucharistie le réalise un peu plus en nous entraînant dans un mouvement d’ascension.
Chacun des actes de la vie de Jésus est tendu vers la passion et la résurrection, en reçoit un poids de vie, un poids de salut. Le cœur du Mystère, c’est bien la croix et la résurrection.
Les Pères de l’Eglise ont ainsi appelé « mystères » tous les actes de la vie du Christ, de son Incarnation à sa Pâque. Ceux-ci ont un sens caché qui se dévoile sous l’action de l’Esprit, comme lorsque Jésus expliquait les Écritures aux disciples d’Emmaüs. L’Esprit nous donne de saisir ce sens caché.
Tous les passages de l’évangile portent en effet la marque de la vie trinitaire, de l’Incarnation et de la Pâque, de l’humilité. Bref, ils portent tous la marque du Mystère ; ils sont tous un moment de la réalisation du dessein de Dieu et sont donc reliés à tout l’Ancien Testament.

Les évangiles comportent quatre temps : l’enfance de Jésus, la vie publique, la mort et la résurrection ; ce sont les quatre groupes de mystères que comporte le Rosaire. Chacun exprime l’amour : la charité du Père qui veut faire de nous des fils dans son Fils, et l’amour présent dans le cœur du Christ. Que désire le Christ d’ailleurs, sinon réaliser le dessein du Père, sa volonté ? Il est tendu vers sa Pâque, vers son passage vers le Père pour nous entraîner avec lui.
Le Christ est la Tête, nous sommes ses membres. Tout ce qu’il a vécu, nous l’avons donc vécu avec Lui : nous étions en Lui quand il a été tenté au désert par le diable, nous étions en Lui quand il est né à Bethléem, nous étions en lui quand il a été baptisé dans le Jourdain, et surtout nous étions en Lui dans sa Passion et sa mort sur la Croix, et aussi dans sa résurrection : là où est la Tête, là sont les membres. Mais nous avons à développer librement cette grâce, à la faire grandir. Le Rosaire contribue à cette croissance.
La contemplation des mystères nous fait donc entrer dans le dessein de Dieu, nous fait communier à l’amour qui le porte. N’oublions pas que la résurrection n’est pas un événement passé : c’est aujourd’hui que le Christ s’offre à son Père et il s’offre tout entier. Donc lorsque nous entrons dans cette offrande, nous sommes en lien avec toute la vie de Jésus, depuis son Incarnation jusqu’à son Ascension. Et nous sommes touchés, transformés par le contact avec toute sa vie. La foi devient alors sagesse : elle nous fait saisir de l’intérieur le dessein de Dieu réalisé dans les mystères, nous y fait trouver du goût, nous fait trouver notre joie à le repasser dans notre cœur, comme Marie. Saint Ignace demandait à Dieu « la connaissance intime du Seigneur afin de mieux l’aimer et le suivre ». C’est demander, avec l’Ecriture, « la foi [qui] opère par la charité » (Ga 5, 6).

4 octobre

 

Prier le Rosaire avec N.D. du Rosaire
Mystères joyeux


L’Annonciation

Voici la servante du Seigneur: qu'il me soit fait selon ta parole! (Lc 1,38)

Le Christ s'est fait homme par le moyen de la Vierge, afin que la désobéissance provoquée par le serpent prenne fin par la même voie où elle avait commencé (Saint Justin).

Que la Vierge Marie soit notre secours dans les tentations.

 

La Visitation

Heureuse celle qui a cru! Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur (Lc 1,45-47).

Elisabeth béatifie la foi de celle qui a cru… Mais la pieuse humilité de Marie ne permet pas qu'elle en retienne rien pour elle-même; elle les fait remonter à celui qui l'a comblée des bienfaits qu'on loue en elle (Saint Bernard).

Que la Vierge Marie convertisse notre suffisance en humble action de grâces pour tous les dons reçus.

 

La Nativité

Il vous est né aujourd'hui un Sauveur, qui est le Christ Seigneur (Lc 2,11).

Au lieu du fruit amer cueilli par Eve à l'arbre fatal, Marie a donné aux hommes un fruit plein de douceur. Et voici que le monde entier se délecte du fruit de Marie (Saint Ephrem).

Que la Vierge Marie console les affligés, soutienne les prisonniers, affermisse ceux qui doutent.

 

La Présentation de Jésus

Siméon dit à Marie: toi-même, un glaive transpercera ton âme (Lc 2,35).

C'est bien ton âme, ô bienheureuse Mère, que le glaive à transpercé! Comment aurait-il pu, sans la traverser, pénétrer dans la chair de votre Fils? (Saint Bernard)

Que la Vierge Marie vienne en aide à toutes les mères qui souffrent pour leurs enfants.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple

Les parents de Jésus ne comprirent pas ce qu'il leur disait (Lc 2,50).

On montre la sainte Vierge inabordable, il faudrait la montrer imitable, pratiquant les vertus cachées, dire qu'elle vivait de foi, comme nous, en donner des preuves tirées de l'évangile (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus).

Que la Vierge Marie aide les malades à tenir fermes dans la foi au milieu de leurs souffrances.

1er octobre

26ème dimanche
du temps ordinaire (A)

Mt 21, 28-32
La légitimité de la mission de Jésus
Mise en échec de ses adversaires


28 Que vous semble-t-il? Un homme avait deux enfants et s'approchant du premier, il dit: Enfant, va, aujourd'hui œuvrer dans la vigne. 29 Celui-ci répondant, dit: Je ne veux pas; plus tard, se repentant, il y alla. 30 S'approchant de l'autre, il dit de même. Mais celui-là, répondant, dit: Moi je veux, Seigneur, et il n'y alla pas. 31 Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils disent: le premier. Jésus leur dit: Amen, je vous dis que les publicains et les prostituées vous précèdent dans le Royaume de Dieu.
32 En effet Jean vint vers vous dans un chemin de justice, et vous n'avez pas cru en lui; mais vous, voyant, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire en lui.

Grands prêtres et Anciens ont interrogé Jésus sur son autorité; Jésus a répondu par une question sur l'autorité de Jean Baptiste, mais il ne reçoit pas de réponse. Il va les acculer à répondre par une parabole qu'il introduit en faisant appel à leur jugement: «Que vous semble-t-il?»: il attend d'eux de se prononcer sur ce qu'il va dire.

Jésus présente deux enfants du propriétaire d'une vigne, la vigne déjà rencontrée, où des ouvriers ont été envoyés pour la travailler. Maintenant ce sont les deux fils qui sont invités par leur père à y aller. Deux enfants, deux réponses: Non, mais oui après repentir; oui, mais non en réalité. Les deux réponses sont donc négatives: un non clairement affiché ou un non voilé. Mais le premier s'est repenti de son non. Qui a fait la volonté du père? Celui qui s'est repenti. Les grands prêtres et les Anciens ont compris et le disent. Mais en parlant ainsi, ils se sont condamnés eux-mêmes sans s'en rendre compte: leur réponse, dit Jésus, reconnaît la supériorité de l'attitude des publicains et des pécheurs. Dès maintenant ils sont entrés dans le Royaume de Dieu et les y précèdent.

En effet, si de nombreux Pharisiens et Sadducéens étaient allé recevoir le baptême de Jean (3, 7-9), les grands prêtres et les Anciens n'y étaient pas allés. Ils avaient donc répondu non à la volonté de Dieu qui passait par Jean Baptiste, alors qu'ils prétendent vivre dans une stricte obéissance à Dieu. Par contre publicains et prostituées se sont convertis alors qu'ils vivaient ouvertement en désaccord avec la Loi de Dieu et avaient donc répondu non. Et cela n'a pas conduit les grands prêtres et les Anciens à ajouter foi au témoignage de Jean Baptiste: ils ne se sont pas repentis; ils sont restés sur leur non. Pour eux en effet le baptême de Jean ne venait pas de Dieu.

Neuvaine pour les vocations

Neuvaine pour les vocations dans notre communauté. Merci de prier avec nous.

Lire la suite …

Films sur le monastère

Cliquez ici !