Bienvenue sur le site du monastère des dominicaines de Lourdes!

 

janvier 2019

Bonne année !

Nous souhaitons à tous ceux qui visitent notre site une année de paix et de joie... au milieu des épreuves qui jalonnent la route.
Que le Seigneur vous protège et vous garde!

Les moniales dominicaines de Lourdes

16 janvier

Prier le Rosaire
avec sainte Marguerite-Marie Alacoque

Mystères lumineux

Le Baptême

Beaucoup étaient baptisés par Jean dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés… Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui (Mt 3,6.13).

Le Christ demande à Marguerite Marie de se joindre à Lui pour demander miséricorde pour les pécheurs; cela lui adoucit son amertume. «Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.»

Avec saint Dominique et sainte Bernadette, nous te prions Seigneur pour les pécheurs: fais-leur miséricorde.

 

Cana

Sa mère dit à ceux qui servaient: «Tout ce qu’il vous dira, faites-le.» … Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit (Jn 2,5.11).

Si tu le crois, tu verras la puissance de mon Cœur dans la magnificence de mon amour.

Augmente en nous la foi, Seigneur, que nous sachions reconnaître les merveilles que tu accomplis aujourd'hui et t'en rendre grâces.

 

L’Annonce du Royaume

Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche (Mt 10,6-7).

Les contradictions sont une des marques les plus infaillibles que Dieu sera glorifié par le règne du sacré Cœur de son divin Fils.

Prions pour les vocations missionnaires, pour ceux qui ont à souffrir pour annoncer l'évangile.

 

La Transfiguration

En descendant de la montagne, Jésus donna cet ordre à ses disciples: «Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts» (Mt 17,9).

Lorsque le Seigneur se complaira à vous rendre conforme à lui, il vous fera voir qu'il n'est pas moins aimable dans les amertumes du Calvaire que dans les douceurs du Thabor.

Que nous sachions te reconnaître, Seigneur, aux milieux des difficultés de notre vie; que nous sachions y découvrir ta présence aimante.

 

L’eucharistie

Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit: «Prenez, ceci est mon corps»
(Mc 14,22).

L'eucharistie est le don du Sacré Cœur qui va «jusqu'au bout de l'amour». Jésus manifeste son Cœur aux hommes car, les voyant si pauvres en amour, il voulait les enrichir des «trésors du Cœur de Dieu, lequel ils peuvent honorer sous la figure de ce cœur de chair».

Que l'effusion de Esprit Saint que tu nous accordes, Seigneur, à chaque communion, augmente en nous l'amour.

13 janvier

 

Baptême du Seigneur
(Lc 3, 15-16.21-22)


15 Or le peuple étant dans l'attente et tous se demandant dans leurs cœurs au sujet de Jean si par hasard il ne serait pas le Messie, 16 Jean répondit en disant à tous: Moi, je vous baptise d'eau; le plus fort que moi vient, dont je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales; lui vous baptisera dans [l']Esprit Saint et [le] feu.

21  Or il arriva, pendant que tout le peuple était baptisé et Jésus [ayant été] baptisé et étant en prière, [que] le ciel fut ouvert 22 et que l'Esprit Saint descendit sur lui en forme corporelle comme une colombe, et qu'une voix arriva du ciel: Toi, tu es mon Fils, le bien-aimé, en toi j'ai mis mon dessein bienveillant.

 

Luc a clos la présentation de Jean avec son emprisonnement, il ouvre maintenant ce qui concerne Jésus. Jean disparaît, Jésus arrive pendant que tout le peuple est baptisé. Ce ne sont plus les foules qui reçoivent le baptême, mais le peuple. Certains attendent encore leur tour, mais Jésus l'a déjà été, un parmi tous: rien de particulier n'a marqué son baptême; il est membre de ce peuple. Donc, pendant que les baptêmes se poursuivent, Jésus reste là au milieu du peuple. Il n'est pas dit qu'il se retire à l'écart. Il est là en prière, solidaire du peuple; il est là en leur nom: il porte la prière d'Israël. Et le Père répond à sa prière en quelque sorte, de façon perceptible par tous.
Le ciel est alors ouvert: le passif indique que c'est Dieu qui agit; il se révèle d'une façon nouvelle. Le désir du prophète Isaïe s'accomplit: «Si tu déchirais les cieux, si tu descendais» (Is 63, 19). Les cieux, fermés après l'expulsion d'Adam de l'Eden (Gn 3, 23-24) s'ouvrent à nouveau: la relation entre le ciel et la terre, entre Dieu et l'homme, est renouée. L'Esprit Saint descend, selon ce qu'Isaïe avait aussi prophétisé: «L'Esprit du Seigneur est descendu et les a guidés» (Is 63, 14 LXX). L'Esprit qui devait descendre sur le serviteur de Dieu, son élu: «J’ai fait reposer sur lui mon esprit» (Is 42, 1). L'Esprit descend maintenant sur Jésus et par lui sur tout le peuple auquel il appartient et qu'il porte en lui. Telle est la révélation que Dieu fait: alors qu'il avait retiré son Esprit aux hommes — «Mon esprit ne restera pas toujours avec ces hommes, parce qu'ils ne sont que chair» (Gn 6, 3 LXX) —, en Jésus il le fait reposer à nouveau sur l'humanité. Cet Esprit est une onction comme le dira Pierre: «Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth» (cf. 4, 18 qui reprend Is 61, 1; Ac 10, 38). Le Saint-Esprit est l'onction même dont il est oint, comme le dit saint Jérôme, en se référant au psaume 44: «Dieu t'a oint, il t'a oint de l'huile de la joie au-dessus de tes compagnons». Lorsque l'Esprit descend sur lui, Jésus ne devient pas Christ, car l'Esprit repose sur lui de toute éternité; mais il est manifesté comme oint, messie, Christ; comme celui qui va transmettre l'Esprit par son humanité. C'est bien pour cela qu'il s'est fait homme. Jésus est oint: christos en grec; il devient Jésus Christ. Or christos traduit l'hébreu massiah: messie. Avec l'onction de Jésus dans le Jourdain, la plénitude des temps est inaugurée. Le Saint-Esprit est l'onction messianique qui est conférée à Jésus: il est officiellement présenté comme le messie, il devient Jésus Christ. Christos est la traduction grecque de l'hébreu massiah, oint.
L'Esprit descend en forme corporelle: il se donne donc à voir par tous ceux qui sont là; il est une réalité objective concrète; sa présence a une dimension sensible. Cette manifestation de l'Esprit — qui prendra la forme d'une feu lors de la Pentecôte — prend ici la forme d'une colombe. La colombe qui déploie ses ailes blanches est le symbole de l'amour pur, élevé. De plus, elle a l'habitude de voleter au-dessus de ses petits, ce qui en fait le symbole de la proximité, de la tendresse et de la douceur. Cela signifie que sur Jésus repose l'Esprit du Père qui l'enveloppe de son amour: il est oint par l'Esprit. La tradition juive voit encore dans la colombe la communauté croyante, bien-aimée de Dieu et missionnaire.
Une voix arrive alors du ciel. «Une voix». Le mot hébreu qui est derrière le mot grec, a un sens beaucoup plus souple que le mot français «voix». Il signifie son, bruit, voix. La voix précède la Parole; elle est présence du Seigneur. Il suffit de se reporter au livre de la Genèse, lorsque Adam et Ève sont encore en paradis: «Ils entendent la voix du Seigneur Dieu, allant dans le jardin au souffle du jour. L’homme et la femme se cachent face au Seigneur Dieu, au sein de l’arbre du jardin. Le Seigneur crie vers l’homme […]» (Gn 3, 8-9, trad. Chouraqui). Cette voix est intérieure à l’homme, elle atteint l’oreille intérieure et non l’oreille du corps, elle ne comporte pas des sons, mais des signes qu’il faut apprendre à percevoir.
Cette voix, c'est la voix de Dieu qui s'est fait entendre au Sinaï et qui appelait le peuple pour le rassembler, en faire une Eglise, une communauté. La voix s'approche des hommes; elle est le signe que l'alliance est restaurée entre Dieu et les hommes. E. Munk explique, en commentant Ex 19, 2: «L'Eternel descendit sur la montagne du Sinaï. La rencontre du ciel et de la terre se réalise sous le signe de la Thora et elle est symbolique de sa mission historique. Dieu descendant vers les hommes et Moïse montant vers Dieu, tels sont les insignes de la Révélation. Plus de deux mille ans s'étaient écoulés depuis que l'Eternel avait quitté la terre des hommes à la suite du péché du premier couple et qu'il s'était retiré dans ses sphères célestes. Adam et Eve avaient alors entendu la voix de Dieu s'en aller du jardin d'Eden. Ce ne fut qu'à l'époque des Patriarches que Dieu se rapprocha peu à peu des hommes et Moïse eut le mérite d'accentuer encore ce rapprochement. En descendant sur le mont Sinaï, la parole divine s'adressa de nouveau aux hommes, les guidant et les enseignant, tout comme jadis, au milieu du Paradis».
La voix qui se fait entendre révèle au peuple qui est Jésus. Jean avait annoncé un plus fort que lui, le Père proclame qu'il est le Fils, le messie-roi était fils de Dieu (Ps 2, 7); Jésus est Fils au sens plénier. Le jour du baptême, le serviteur — mot qui en grec veut dire aussi enfant — sur qui repose l'Esprit, est révélé être le Fils. La filiation divine de Jésus est proclamée par le Père. De plus, la voix du Père, qui accompagne la descente de l'Esprit, ne peut se séparer de l'onction par l'Esprit. Les paroles du Père: «Toi, tu es mon Fils», montrent clairement que l'onction du Messie, c'est la chrismation du Fils de Dieu. Le messie est Fils de Dieu.
Il faut remarque que le Fils est «le bien-aimé», ce qui rappelle le sacrifice demandé par Dieu à Abraham: le sacrifice d'Isaac, son fils bien-aimé (Gn 22, 2; LXX). Tout le mystère du serviteur souffrant se profile à travers cette appellation. Le serviteur souffrant, qui s'est chargé de nos péchés, se profile à l'horizon (Is 53, 4-5). Les paroles de la voix font aussi écho à la parole adressée par Dieu à son serviteur Israël: «Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J'ai fait reposer sur lui mon esprit» (Is 42, 1). Mais Jésus a toute la faveur de Dieu d'une façon inattendue; en lui le Père a mis son dessein bienveillant: tout récapituler dans le Christ par la croix.
De plus, l'élu en qui «mon âme se complait» est devenu: «en toi j'ai mis mon dessein bienveillant (εὐδόκησα)». Le Père s'adresse à son Fils, en réponse à sa prière: il proclame tout haut sa vocation: tu es celui en qui le Père a mis son dessein bienveillant. Quel est ce dessein bienveillant? L'hymne de l'épître aux Ephésiens peut nous aider à comprendre: «En lui, par son sang, nous avons la rédemption, le pardon de nos fautes. C’est la richesse de la grâce que Dieu a fait déborder jusqu’à nous en toute sagesse et intelligence. Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ: pour mener les temps à leur plénitude, récapituler toutes choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la terre» (Ep 1, 7-10). Ce dessein bienveillant formé en Dieu de toute éternité, a été révélé et réalisé à la plénitude des temps: tout réunir dans le Christ par la croix. La voix du Père nous apprend donc qu'il a déposé en lui ce dessein bienveillant, il lui en a confié la réalisation. Le baptême le manifeste publiquement. Les anges avaient déjà parlé de ce dessein bienveillant aux bergers: «Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes de son dessein bienveillant! (εὐδοκία)» (Lc 2, 14). On peut comprendre: les hommes qui sont l'objet du dessein bienveillant de Dieu, ou: les hommes qui accueillent ce dessein bienveillant. Quoi qu'il en soit, la parole des anges, qui concerne l'enfant né à Bethléem, relie l'incarnation au dessein bienveillant de Dieu.
Le dessein bienveillant de Dieu, c'est l'élection de tous les hommes dans le Christ, le Fils fait homme pour faire des hommes des fils, pour tout récapituler en lui, pour nous faire partager sa vie. Dans le Christ, toute l'humanité est appelée à entrer dans la vie trinitaire. Jésus, en venant se faire baptiser par Jean, inaugure donc la mission que le Père lui a donnée: accomplir, réaliser, le dessein éternel, le dessein bienveillant, formé dans la Trinité de toute éternité.

11 janvier

Bienheureuse Ingride

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10 janvier

Prier le Rosaire
avec sainte Marguerite-Marie Alacoque

Mystères joyeux

Marguerite-Marie Alacoque(1647-1690) est entrée à la visitation de Paray-le-Monial. Elle a été canonisée en 1920. Confidente du Sacré Cœur, elle a contribué avec Jean Eudes, prêtre de l'Oratoire, à répandre le culte au Sacré-Coeur.

 

L’Annonciation

L’ange répondit à Marie: «L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu» (Lc 1,35).

Notre défi de l'Avent sera de nous unir d'esprit et de cœur à la très sainte Vierge, autant de fois que nous le pourrons pour rendre hommage au Verbe incarné, ce Dieu fait enfant dans son sein, l'adorant et l'aimant en silence avec elle.

Par l'intercession de la Vierge Marie, demandons de savoir adorer en esprit et en vérité.

 

La Visitation

Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth
(Lc 1,39-40).

Visitons-nous souvent, chère sœur, dans le sacré Cœur de Jésus Christ; et quand vous ne m'y trouverez pas, importunez-le jusqu'à ce que sa miséricorde m'y aura mise.

Que le Cœur de Jésus soit le lieu de nos rencontres, de nos réconciliations, de nos pardons mutuels.

 

La Nativité

Marie mit au monde son fils premier-né; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune (Lc 2,7).

Dans une retraite, la sainte Vierge m'honora de sa visite, tenant son divin Fils entre ses bras; elle le mit entre les miens en disant: «Voilà celui qui vient t'apprendre ce qu'il faut que tu fasses.» Je me sentis pénétrée d'une si grande joie et d'un si ardent désir de le caresser, ce qu'il me laissa faire tant que je voulus.

Prions pour les nouveaux baptisés: qu'ils sachent mettre leur cœur à l'écoute de la Parole du Seigneur qui leur enseigne tout ce qu'ils doivent faire.

 

La Présentation de Jésus

les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi: tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur (Lc 1,22-23).

Pour témoigner votre amour au Sacré Cœur, vous direz: «Oh! mille et mille fois, je vous donne mon cœur par l'entremise de ma bonne Mère, la très sainte Vierge, ô très Sacré Cœur de Jésus, auquel je me donne et consacre toute sans réserve.»

Accorde Seigneur à tous les baptisés, par l'intercession de la Vierge Marie, d'être fidèles à la consécration de leur baptême.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple

Jésus descendit avec ses parents pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements (Lc 2,51).

Vous obéirez promptement, simplement, sans réplique et amoureusement à ceux qui ont pouvoir de vous commander, pensant à ces paroles: «Je ne suis pas venu faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.»

Prions pour tous les chrétiens, que l'accomplissement de la volonté du Père soit leur désir le plus cher.

8 janvier

La prière pour le salut de tous les hommes

Le salut de tous les hommes, voilà ce qui habitait le cœur de Dominique quand il était chanoine à Osma. Jourdain de Saxe nous rapporte qu' «Une de ses demandes fréquentes et singulières à Dieu était qu'il lui donnât une charité véritable et efficace pour cultiver et procurer le salut des hommes: car il pensait qu'il ne serait vraiment membre du Christ que le jour où il pourrait se donner tout entier, avec toutes ses forces, à gagner des âmes, comme le Seigneur Jésus, sauveur de tous les hommes, s'est offert tout entier pour notre salut.»

Dominique veut collaborer au salut des hommes auquel Jésus avait consacré toute sa vie. N'est-ce pas pour cela que son Père l'avait envoyé parmi nous? Il connaît le chemin à suivre: avoir dans le cœur une charité véritable et efficace. Cette charité est un don de Dieu; il la demandait donc instamment dans ses prières. Pourquoi une telle demande? Il désirait, en effet, être uni totalement au Christ, être en vérité un de ses membres; et il sait que seule la présence en soi de la charité qui habite le cœur du Christ, rend possible une telle union. Or cette charité s'est exprimée avec toute son ampleur dans l'offrande de Jésus à son Père sur la croix, pour notre salut. Entrer dans cette offrande, la prolonger, avoir une aussi grande charité dans le cœur, va de pair avec un immense désir de collaborer au salut des hommes. Car être habité par la charité du Christ, conduit à faire siens ses sentiments, ce qui est le moteur de sa vie. Il n'est pas possible d'être uni au Christ, à notre Sauveur, sans partager son désir du salut de tous les hommes.

C'est dans cette prière que s'enracine la vocation du fondateur de l'Ordre des Prêcheurs qui est un Ordre missionnaire, voué à annoncer le nom de Notre Seigneur Jésus Christ, sauveur de tous les hommes. A la source de la prédication des dominicains, il y a donc une union au Christ, un cœur rempli de charité, qui conduisent à l'offrande de soi pour le salut du monde. Et les moniales, au cœur de l'Ordre des Prêcheurs, rappellent par leur vie cachée consacrée à la prière, que telle est la racine qui porte l'Ordre: la charité qui emplissait le cœur du Christ sur la croix peut suffire, à elle seule, à gagner des âmes au Seigneur.

Prier pour le salut de tous les hommes est donc avant tout une affaire de cœur, de conversion du cœur à la charité. C'est un combat incessant contre tout ce qui replie sur soi. Et comme Dominique, les moniales mène tous les jours un combat contre tout ce qui détourne le cœur de cette charité. Comme Dominique, elles se mettent à l'école de Cassien pour purifier leur cœur des vices qui le rongent et laisser toute la place à la charité. C'est faire de sa vie un véritable sacrifice au quotidien, qui se vérifie dans les humbles réalités de la vie commune.

Les moniales peuvent avoir, à travers des rencontres, à travailler au salut des autres par la parole. Mais cela n'est que feuille morte si la conversion à la charité n'est pas au cœur de leur vie; si leur souci du salut de tous les hommes ne s'enracine pas dans la contemplation de notre Sauveur sur la croix, dans la charité même du Christ.

6 janvier

 

Epiphanie du Seigneur
(Mt 2, 1-12)
Commentaire dans la Chaîne d'or
de saint Thomas d'Aquin


— La Glose : Après avoir montré comment l’étoile s’était mise au service des Mages, l’Évangéliste nous apprend quelle fut la joie de ces derniers: « Lorsqu’ils virent l’étoile, ils furent transportés d’une joie extrême. »

— Saint Rémi : Et remarquez qu’il ne se contente pas de dire: « Ils furent dans la joie » mais: « Ils furent transportés d’une joie extrême. »

— Saint Jean Chrysostome : (sur S. Matth.) Ils furent transportés de joie, parce que leur espérance, loin d’être trompée, se trouvait affermie, et qu’ils ne s’étaient pas exposés inutilement aux fatigues d’un si long voyage:

— La Glose : On est transporté de joie quand on se réjouit pour Dieu, qui est la joie véritable. L’Évangéliste ajoute: « d’une grande joie » parce que l’objet de cette joie était considérable.

— Saint Jean Chrysostome : (sur S. Matth.) Le ministère rempli par cette étoile leur fit comprendre que la dignité du roi qui venait de naître surpassait de beaucoup celle de tous les rois de la terre. L’auteur sacré ajoute: « d’une joie extrême. »

— Saint Rémi : Il veut nous apprendre par là qu’on se réjouit beaucoup plus des choses qu’on retrouve que de celles qu’on a toujours possédées.

Suite : « Et entrant dans la maison, ils trouvèrent l’enfant. »

— Saint Léon le Grand. pape. (serm. 4 sur l’Epiph.) Ils le trouvèrent petit de taille, réduit à avoir besoin du secours d’autrui, incapable de parler, ne différant en rien de la norme des autres enfants; car de même que des témoignages incontestables prouvaient qu’en lui se trouvait l’invisible majesté de Dieu, de même il devait être démontré que cette nature éternelle du Fils de Dieu s’était unie à la vérité de la nature humaine.

Suite : « avec Marie, sa mère. »

— Saint Jean Chrysostome : (sur S. Matth.) Elle n’était pas couronnée du diadème, elle ne reposait pas sur un lit doré, elle avait à peine une simple tunique, non point pour orner son corps, mais pour le couvrir, et telle que pouvait en porter en voyage la femme d’un charpentier. Si donc ils étaient venus chercher un roi de la terre, ils auraient été plus confus que joyeux, de ce qu’un si grand voyage était pour eux sans résultat. Mais comme le roi qu’ils cherchaient était le roi du ciel, bien qu’ils ne découvraient en lui rien de royal, contents du seul témoignage que lui rendait l’étoile, ils se réjouissaient à la vue de ce pauvre enfant dont l’Esprit saint leur dévoilait au fond du cœur la redoutable majesté; c’est pour cela qu’ils se prosternèrent pour l’adorer, car si leurs yeux ne voient en lui qu’un homme, ils reconnaissent un Dieu.

Raban : Par une disposition providentielle, Joseph se trouvait alors absent, pour ne point donner aux Gentils l’occasion d’un soupçon injurieux.

— La Glose : Bien qu’ils aient suivi les usages de leur nation dans les dons qu’ils offraient au Seigneur, les Arabes trouvant en abondance dans leur pays l’or, l’encens et des parfums de toute espèce, cependant dans leur intention ces présents avaient une signification mystérieuse. Le texte sacré ajoute donc: « ayant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent pour présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe. »

— Saint Grégoire le Grand : (hom. 10 sur les Evang.) L’or convient à la dignité royale, l’encens faisait partie des sacrifices offerts à Dieu, et la myrrhe sert à embaumer les morts...

— Saint Augustin : (Serm. sur l’Epiph.) Ils lui offrent de l’or comme à un roi puissant, l’encens comme à un Dieu, la myrrhe comme à celui qui devait mourir pour le salut de tous.

— Saint Jean Chrysostome : (sur S. Matth.) Que les Mages n’aient pas compris alors la grandeur du mystère qui les faisait agir ainsi, ou la signification de chacun de leurs présents, peu importe, car la grâce qui leur avait inspiré toute cette conduite avait tout disposé suivant ses vues.

— Saint Rémi : il ne faut pas oublier que chacun des trois Mages ne présenta pas en particulier un seul de ces trois présents, mais que chacun d’eux les offrit tous les trois, proclamant ainsi tous les trois par la nature de leurs présents le roi, le Dieu et l’homme.

— Saint Jean Chrysostome : (hom. 7 sur S. Matth.) Que Marcion et Paul de Samosate rougissent donc, eux qui refusent de reconnaître ce qu’ont reconnu les Mages, qui ont donné naissance à l’Église, et qui ont adoré Dieu dans une chair mortelle. Que celui qu’ils adorent fût réellement revêtu d’un corps mortel, les langes et la crèche le disent assez; mais qu’ils aient adoré en lui non pas un simple mortel, mais un Dieu, nous en avons la preuve dans les présents qu’il était juste d’offrir à la divinité. Que les Juifs soient aussi couverts de honte, eux qui sont prévenus par les Mages, et qui ne se mettent pas en peine de venir du moins à leur suite.

— Saint Grégoire le Grand : (hom. 10.) On peut encore donner une autre interprétation de ces présents. L’or signifie la sagesse, au témoignage de Salomon qui dit: « Un trésor désirable se trouve sur les lèvres du Sage » (Pv 21, 20), l’encens qu’on brûle devant Dieu figure la vertu de la prière, selon ces paroles: « Que ma prière se lève comme l’encens en votre présence »; la myrrhe est le symbole de la mortification de la chair. Nous offrons à ce roi nouveau-né l’or lorsque nous resplendissons devant lui de l’éclat de la sagesse; nous lui offrons l’encens lorsque par la prière nous exhalons devant Dieu le parfum de nos hommages; nous lui offrons la myrrhe en mortifiant par l’abstinence les vices de la chair.

— La Glose : Ces trois hommes qui offrent à Dieu leurs présents figurent les nations venues des trois parties du monde. Ils ouvrent leurs trésors en manifestant la foi de leurs cœurs par le témoignage qu’ils en donnent. Ils les ouvrent dans l’intérieur de la maison pour nous apprendre à ne pas étaler par vanité aux yeux du public le trésor d’une bonne conscience; ils offrent trois présents, c’est-à-dire leur foi en la sainte Trinité. On peut dire encore qu’ils ouvrent les trésors des Écritures et qu’ils en tirent les trois sens historique, moral et allégorique; ou bien la logique, la physique et la morale, en tant qu’ils les soumettent à la foi.

4 janvier

Vénérable Mère Jeanne de Saint-Joseph

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1er janvier

 

Marie, Mère de Dieu
Lc 2, 15-21



Le signe donné aux bergers (2,15-20)

15 Et il arriva lorsque les anges se furent éloignés d'eux vers le ciel que les bergers disaient entre eux: Allons donc jusqu'à Bethléem et voyons cette parole-événement qui est arrivée, que le Seigneur nous a fait connaître. 16 Et ils vinrent, s'étant hâtés, et ils découvrirent et Marie et Joseph et le bébé étendu dans la mangeoire; 17 or ayant vu, ils firent connaître la parole-événement qui leur avait été dite à propos de ce petit enfant. 18 Et tous ceux qui avaient entendu furent étonnés au sujet des choses qui leur avait été dites par les bergers, 19 or Marie conservait avec soin toutes ces paroles-événements, [les] méditant dans son cœur.

20 Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été dit.

Les anges regagnent le ciel, la demeure de Dieu: ils retournent prendre place parmi la cour céleste des anges. Quant aux bergers, ils se concertent et décident de partir voir le signe annoncé, la parole entendue qui est un événement tangible, visible par les yeux du corps. Ils ont compris qu'ils ont été l'objet d'une révélation venant de Dieu par l'intermédiaire d'un ange, aussi leur décision est une démarche de foi. Ils obéissent donc à ce qui leur a été dit et se rendent à Bethléem. Pour eux sans aucun doute possible, c'est la ville de David dont l'ange a parlé. Le signe annoncé est une parole, mais aussi un événement. Aussi Luc peut dire que les bergers vont voir la parole-événement; c'est dire qu'à travers un événement une parole nous est donnée. En effet le salut n'est pas simplement une annonce, il est une personne que nous sommes invités à voir.
Comme Marie s'était hâtée de se rendre auprès de sa cousine après le signe donné par l'ange (1, 39), les bergers se hâtent de se rendre au lieu dit. Le terme employé implique une certaine recherchent. Ils découvrent enfin Marie, Joseph et le bébé. Marie est nommée avant Joseph; c'est sur elle surtout que Luc porte son attention; elle occupe une place privilégiée dans son évangile.
Le signe est donc là, devant les yeux des bergers: «le bébé étendu dans la mangeoire»; ils ne parlent pas des langes. Aussitôt qu'ils le virent, ils reconnurent leur Sauveur, le Messie annoncé qui unit le ciel et la terre.
Ils voient et témoignent aussitôt de la parole qu'ils ont entendu et qui avait annoncé ce qu'ils voient maintenant. Ils témoignent de leur foi et tous les assistants sont étonnés de ce qu'ils entendent raconter; mais rien n'est dit sur la disposition intérieure avec laquelle ils entendent. Il semble que ce soit le merveilleux qui retienne leur attention. L'attitude de Marie est tout autre. Elle conservait les paroles des bergers et les méditait dans son cœur, tout comme Daniel conservait dans son cœur les visions qu'il avait eues (Dn 7, 28). Elle approfondissait ainsi la compréhension de ce qu'elle avait vécu. Elle méditait les paroles de l'ange rapportées par les bergers, paroles qui jetaient un éclairage nouveau sur les paroles de l'ange Gabriel. Marie entrait ainsi plus profondément dans le Mystère de son enfant.
Quant aux bergers, ils retournent dans leurs champs, mais avec le cœur transformé. Ils sont occupés à glorifier Dieu, pour ce qu'il est, prenant exemple sur la foule des anges qui louait Dieu en chantant sa gloire et sa bonté pour les hommes. Ils le louent plus précisément pour ce qu'ils ont entendu et vu, pour l'accomplissement de ce que l'ange avait annoncé. Ils ont vu effectivement le signe, mais qu'ont-ils entendu que l'ange leur aurait dit? Cela nous n'en savons rien.

La circoncision (2,21)

21 Et lorsque furent remplis huit jours pour le circoncire, alors son nom fut appelé Jésus, le [nom] appelé par l'ange avant qu'il ait été conçu dans le ventre.

Comme pour Jean Baptiste, Luc mentionne la circoncision de Jésus, huit jours après la naissance, conformément à la Loi (Lv 12, 3). Mais cette célébration semble n'être qu'un simple support de ce qui intéresse l'évangéliste, le nom donné en ce jour-là au bébé: Jésus, qui avait été indiqué par l'ange avant sa conception. Comme il avait été annoncé à Marie que c'était elle qui donnerait le nom à l'enfant, cela n'est pas repris ici. Ce nom faisait partie aussi du message apporté par l'ange aux bergers: l'enfant était le Sauveur. Il revêt donc une grande importance. Et alors que la circoncision inscrit Jésus dans l'alliance de Dieu avec son peuple, le nom qui lui est donné prend une dimension universelle.

 

Le rosaire édité

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Chapelet de sainte Bernadette
(6 dizaines)

La tradition rapporte que lorsque la «Dame» apparut dans la Grotte de Massabielle, ...

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Neuvaine pour demander des vocations

Neuvaine pour les vocations dans notre communauté. Merci de prier avec nous.

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Diaporamas

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Rosaire médité

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Neuvaine pour demander un bébé

Neuvaine à Notre-Dame du Prompt-Secours pour demander la naissance d'un bébé par l'intercession de soeur Marie de Nazareth.

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