Bienvenue sur le site du monastère des dominicaines de Lourdes!

 

Avril

17 avril

Prière du Rosaire
Les mystère douloureux

L'action du Saint-Esprit



L’Agonie

Jésus vient vers les disciples et il les trouve endormis (Mt 26,40).

C’était moins les yeux de leur corps que ceux de leur âme qui étaient appesantis; car ils n’avaient pas encore reçu l’Esprit Saint; aussi le Sauveur ne leur fait-il point de nouveaux reproches, mais il retourne prier une troisième fois, pour nous enseigner à ne point nous décourager, mais à persévérer dans la prière jusqu’à ce que nous ayons obtenu ce que nous avons commencé à demander (Origène).

Nous te prions, Seigneur, pour les grands malades; que la souffrance ne soit pas un obstacle à la confiance dans la prière.

 

La Flagellation

Alors Pilate prit Jésus et le fit flageller (Jn 19,1).

Il a souffert qu'on lui lie les mains et qu'on le cloue à la croix pour que son Esprit puisse atteindre le cœur des hommes (Jean-Paul II).

Donne à tous nos souffrances, Seigneur, une dimension missionnaire.

 

Le Couronnement d’épines

Ayant tressé une couronne avec des épines, les soldats la placèrent sur sa tête (Mt 27,29).

Nous portons une couronne de barbelés, dans l'espoir d'avoir un jour la joie de vivre dans le Royaume des cieux. La couronne d'épines se changera en couronne de gloire. N'oublions pas que nous sommes co-héritiers avec Jésus et qu'il va partager sa gloire avec nous par l'entremise du Saint-Esprit qui nous couronne de la grâce de Dieu (Patriarche Touad Twal).

Prions pour les chrétiens persécutés en Jordanie et dans le Proche-Orient.

 

Le Portement de croix

Jésus, portant sa croix, arriva hors de la ville au lieu nommé Calvaire, en Hébreu Golgotha (Jn 19,17).

Heureux celui qui marche avec courage à la suite de son Maître, portant sa croix: ce n'est que par là que nous aurons le grand bonheur d'arriver au ciel! (Saint curé d'Ars)

Prions pour tous ceux qui sont torturés, pour ceux qui sont condamnés à mort et attendent dans les couloirs de la mort.

 

Le crucifiement et la mort de Jésus

C'était la troisième heure quand les soldats le crucifièrent (Mc 15,25).

Le jour où notre Seigneur Jésus-Christ est monté sur la croix est pour nous un jour de fête, car la croix est maintenant fête et célébration dans l’Esprit. Autrefois, la croix était un signe de condamnation, elle est maintenant principe de salut (Saint Jean Chrysostome).

Prions pour tous les mourants, que notre prière les accompagne pour leur grand passage vers la vie.

15 avril

Troisième dimanche de Pâques

Une homélie de saint Jean Chrysostome pour le jour de Pâques


 

Que tout homme pieux et ami de Dieu jouisse de cette belle et lumineuse solennité.
Tout serviteur fidèle, qu'il entre avec allégresse dans la joie de son Seigneur.
Celui qui a porté le poids du jeûne, qu'il vienne maintenant toucher son denier.

Celui qui a travaillé depuis la première heure, qu'il reçoive aujourd'hui le juste salaire.
Celui qui est venu après la troisième heure, qu'il célèbre la fête dans l'action de grâce.
Celui qui est arrivé après la sixième heure, qu'il n'ait aucun doute, il ne sera pas lésé.
Si quelqu'un a tardé jusqu'à la neuvième heure, qu'il approche sans hésiter.
S'il a traîné jusqu'à la onzième heure, qu'il n'ait pas honte de sa lenteur,
car le Maître est généreux,
il reçoit le dernier comme le premier;
il accorde le repos à l'ouvrier de la onzième heure comme à celui de la première.
Il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci.
Il donne à l'un, il fait grâce à l'autre.
Il accueille les oeuvres, il apprécie le jugement ; il honore l'action et loue l'intention.
Aussi, entrez tous dans la joie de notre Seigneur.

Premiers et derniers, recevez le salaire.
Riches et pauvres, chantez en choeur tous ensemble.
Les vigilants comme les nonchalants, honorez ce jour.
Vous qui avez jeûné, et vous qui ne l'avez point fait, réjouissez-vous aujourd'hui.
La table est prête, mangez-en tous ; le veau gras est servi, que nul ne s'en retourne à jeun.
Jouissez tous du banquet de la foi.

Que nul ne déplore sa pauvreté car le Royaume est apparu pour tous.
Que nul ne se lamente sur ses fautes, car le pardon s'est levé du tombeau.
Que nul ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous a libérés.
Il a détruit la mort, celui qu'elle avait étreint.
Il a dépouillé l'enfer, celui qui est descendu aux enfers.
Il l'a rempli d'amertume, pour avoir goûté de sa chair.

Isaïe l'avait prédit en disant :
"l'enfer fut rempli d'amertume lorsqu'il t'a rencontré";
rempli d'amertume, car il a été joué;
bouleversé, car il fut mis à mort ; bouleversé, car il fut anéanti.
Consterné, car il saisit un corps et trouva un Dieu.
Il prit de la terre et rencontra le ciel.
Il saisit ce qu'il voyait, et tomba sur celui qu'il ne voyait pas.
O mort, où est ton aiguillon ?
Enfer, où est ta victoire.

Le Christ est ressuscité et tu as été terrassé.
Le Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie.
Le Christ est ressuscité et voici que règne la vie.
Le Christ est ressuscité, et plus un mort au tombeau,
car le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis.
A lui, gloire et puissance dans les siècles des siècles Amen.

13 avril

 

Découvrir saint Paul

 


 


Au réfectoire, nous faisons tout un parcours avec les épitres de saint Paul grâce aux cours du Père Morin, donnés aux Collège des Bernardins. L'enseignement est très pédagogique et abordable pour tous. A conseiller!

Pour l'écouter, Cliquez ici!

10 avril

Prière du Rosaire
Les mystère lumineux

L'action du Saint-Esprit

 



Le Baptême

L'Esprit Saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe (Lc 3,22).

Nous avons vu l’Esprit saint, mais sous une forme visible; écoutons maintenant la voix du Père que nous ne pouvons voir. En effet, le Père est invisible, le Fils l’est également dans sa divinité, mais il s’est rendu visible dans le corps dont il s’est revêtu; et comme le Père n’avait point ce corps, il a voulu nous prouver qu’il était présent dans le Fils en disant: Tu es mon Fils bien-aimé (Saint Ambroise).

Pour tous ceux qui se préparent à recevoir l'effusion de l'Esprit lors de leur confirmation.

 

Cana

Le vin étant venu à manquer (Jn 2,3).

Si le pain symbolise ce dont l’homme a besoin, le vin symbolise une autre surabondance dont nous avons également besoin. Il signifie la joie et la transfiguration de la création. Il nous extrait de notre tristesse et de la lassitude du quotidien et transforme nos réunions en fêtes. Ainsi le vin est-il devenu symbole des dons de l’Esprit Saint (Joseph Ratzinger).

Vivifie, Seigneur, par ton Esprit tous ceux qui se découragent; redonne-leur la joie.

 

L’Annonce du Royaume

Et il allait par les villes et par les villages, en enseignant (Lc 13,22).

Il ne visitait pas seulement les petites localités, comme font ceux qui veulent tromper les esprits simples, ni seulement les villes, comme ceux qui veulent se faire valoir et cherchent la gloire qui vient des hommes; mais il allait partout, comme le maître de tous les hommes, comme un père dont la providence s’étend à tous ses enfants (Théophyl).

Pour les prédicateurs de la Parole, qu'ils aient le souci de tous, quelle que soit leur condition sociale.

 

La Transfiguration

Jésus emmène ses disciples à l'écart sur une haute montagne et il se transfigura devant eux (Mt 17,1-2).

Le Christ ouvrit les yeux de ses disciples, et d'un regard transfiguré par la puissance de l'Esprit Saint ces derniers virent la lumière divine indissociablement unie à son corps. Ils furent donc eux-mêmes transfigurés, et dans la prière ils purent voir et connaître le changement advenu à notre nature du fait de son union avec le Verbe (Saint Grégoire Palamas).

Ravive, Seigneur, dans le cœur de tous ceux que nous côtoyons, le désir de te contempler un jour face à face.

 

L’Eucharistie

Prenez et mangez, ceci est mon corps (Mt 26,26).

Ta sainte communion, ma Mère! N'était-elle pas comme un retour à cette unité insaisissable, lorsque tu Le nourrissais de ta chair et de ton sang? Mais maintenant, c'est Lui qui te nourrit. Ne vois-tu pas en cette heure le corps mystique tout entier devant toi, celui qui doit croître par ce saint repas? (Bse Edith Stein)

Pour tous ceux qui communient au corps du Christ, qu'ils deviennent réellement Corps du Christ.

8 avril


Deuxième dimanche de Pâques
Jn 20, 19-31
Sermon de saint Augustin


Saint Thomas, l'un des disciples, n'était-il pas un homme, un homme du vulgaire en quelque sorte? En vain ses condisciples lui disaient-ils: «Nous avons vu le Seigneur. - Si je ne le touche, si je ne mets mon doigt dans son côté, répondait-il, je ne croirai point». Quoi! ce sont les prédicateurs de l'Évangile qui te l'annoncent, et tu ne crois pas? L'univers a cru sur leur témoignage, et tu n'y ajoutes pas foi? C'est d'eux qu'il est dit: «Leur voix a retenti par toute la terre et leurs paroles jusqu'aux extrémités de la terre»; ainsi leurs paroles vont loin puisqu'elles ne s'arrêtent que là où finit le monde, et le monde entier embrasse la foi: et quand tous réunis s'adressent à un seul homme, cet homme ne croit pas? C'est qu'il n'était pas encore le jour fait par le Seigneur; il y avait encore des ténèbres sur cet abîme, des ténèbres au-dessus des profondeurs de ce coeur d'homme. Vienne donc, vienne le principe de ce jour sacré; qu'il dise avec patience, avec douceur et sans colère, car il est le médecin des âmes: Approche, approche, touche et crois. Tu disais: «Si je ne touche, si je ne mets mon doigt, je ne croirai point»; viens, touche, «mets ton doigt et ne sois plus incrédule, mais fidèle». Viens, mets ici ton doigt. Je savais combien tu es blessé, et pour toi j'ai conservé cette large cicatrice.

Mais aussi quand il y mit son doigt, sa foi fut complète. En quoi consiste la plénitude de la foi? A croire que le Christ n'est pas seulement homme et n'est pas Dieu seulement, mais Dieu et homme tout à la fois. La plénitude de la foi, c'est que «le Verbe s'est fait chair et a habité parmi nous». Lors donc que le Sauveur lui eut offert de toucher ses cicatrices et ses membre sacrés, et que ce disciple les eut touchés réellement, il s'écria: «Mon Seigneur et mon Dieu!» Il touchait un homme, et dans cet homme il reconnaissait Dieu; il touchait une chair humaine, mais il y voyait le Verbe, car «le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous». Ce Verbe a permis que sa chair fût suspendue au gibet, qu'elle y fût fixée avec des clous, qu'elle fût percée par une lance, et qu'elle fût déposée dans un sépulcre; mais aussi il l'a ressuscitée et présentée à ses disciples pour qu'ils la vissent de leurs yeux et pour qu'ils la touchassent de leurs mains. Ils la touchent donc et ils s'écrient: «Mon Seigneur et mon Dieu!» Ah! ils sont le jour qu'a fait le Seigneur.

4 avril

 

 

Le chapelet de Bernadette
à la Grotte de Massabielle

 


Le chapelet de Bernadette - chapelet brigittain à six dizaines - fait surface! Il n'est pas sûr que les pèlerins aient remarqué que c'est lui que la Vierge couronnée porte à son bras.

Cette année, il a trouvé place à la Grotte à côté du chapelet dominicain. Une vidéo en donne une présentation. Pour la regarder, cliquez ici!

3 avril

Prière du Rosaire
Les mystère joyeux

L'action du Saint-Esprit

 



L’Annonciation

L'Esprit Saint viendra sur toi, et la vertu du Très-Haut te couvrira de son ombre (Lc 1,35).

Marie fut remplie du Saint-Esprit dès l'instant où elle porta en elle le Sauveur. Dès qu'elle reçut le Saint-Esprit, créateur du corps du Seigneur, et que le Fils de Dieu eut commencé à exister en elle, Marie aussi fut remplie de l'Esprit Saint (Origène).

Prions pour que nous laissions le Christ naître en nous.

 

La Visitation

Quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit (Lc 1,41).

Un feu nouveau venait de descendre du ciel, était entré dans les oreilles de la Vierge en passant par les lèvres de Gabriel, et passa ensuite par celles de sa mère virginale pour entrer dans les oreilles de Jean encore au sein maternel, en sorte que à partir de ce moment le Saint-Esprit remplit ce vase d'élection et prépara cette lampe à Notre Seigneur Jésus-Christ (Saint Bernard).

Prions pour tous les enfants à naître, aimés de Dieu dès le sein de leur mère.

 

La Nativité

Le bœuf connaît son possesseur, et l'âne la crèche de son maître (Is, 1,3).

Tu fais croître l’herbe pour les troupeaux, dit le prophète. L’animal raisonnable se nourrit, lui, de pain. Aussi est-ce dans l’étable, qui est le gîte du bétail, que celui qui descend du ciel vient s’offrir comme pain de vie, afin que les créatures stupides qui ont goûté à l’aliment spirituel se mettent à vivre dans l’Esprit (Saint Grégoire de Nysse).

Donne-nous, Seigneur, d'avoir faim du pain de vie qui fait vivre de ton Esprit.

 

La Présentation de Jésus

Mes yeux ont vu le Sauveur que tu nous donnes (Lc 2,30-31).

Bienheureux les yeux de votre âme et de votre corps; ceux-ci, parce qu’ils ont joui de la présence visible de Dieu, ceux-là, parce que sans s’arrêter à ce spectacle visible, ils ont été éclairés des splendeurs de l’Esprit et ont reconnu le Verbe de Dieu dans une chair mortelle; car ce Sauveur que vos yeux ont vu, c’est Jésus lui-même, dont le nom seul annonce le salut à la terre (Saint Grégoire de Nysse).

Prions pour que la lumière du salut éclaire tous les cœurs, et soit accueillie.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple

Lorsque les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, ils le menèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur (Lc 2,22).

Ne vous semble-t-il point que Marie aurait pu protester dans son cœur et s'écrier: Qu'ai-je besoin de purification? Pourquoi m'abstiendrais-je d'aller au temple, moi dont le sein est devenu le temple du Saint-Esprit? Offrez donc votre fils, Vierge consacrée, et présentez au Seigneur le fruit béni de vos entrailles; oui, offrez pour notre réconciliation à tous, cette hostie sainte et agréable à Dieu (Saint Bernard).

Donne-nous, Seigneur, de savoir t'offrir tous les dons que tu nous fais, toute notre vie, les joies et les épreuves.

1er avril

Joyeuses Pâques!

 


Les onze disciples se rendirent en Galilée vers la montagne que Jésus leur avait désignée, et le voyant ils se prosternèrent, mais ils doutèrent. Et Jésus, s’approchant, leur parla, disant : « Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, faites des disciples de toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur enseignant à pratiquer tout ce que je vous ai commandé. Et voici que moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du siècle » (Mt 28, 16-20).

Adoration et doute

Nous rejoignons les onze disciples en Galilée, là où Jésus avait appelé les douze… Judas n’est plus là. Ils sont venus pour répondre au message du Seigneur transmis par les femmes : « Allez annoncer à mes frères d’aller dans la Galilée et là ils me verront » (Mt 28, 10).

Jésus était donc au rendez-vous sur une montagne ; il y attendait ses disciples. En le voyant, ils se prosternent et l’adorent… et pourtant ils doutent : Matthieu place le doute après l’adoration. Mais n’est-ce pas incohérent de dire que les disciples doutent alors qu’ils viennent de reconnaître leur Seigneur ? Le texte serait-il à corriger, comme le font habituellement les traducteurs ? Ce n’est pas sûr. Il vaut peut-être mieux essayer de le comprendre tel qu’il est.

Il y avait une réelle difficulté pour les apôtres. Ils reconnaissent le Seigneur : celui qui est devant eux est bien, sans aucun doute possible, celui avec qui ils ont vécu pendant trois ans ; l’amour le leur fait reconnaître. Et pourtant… ce n’est plus le même : ils sont désorientés, au cœur même de la joie donnée par la présence. Luc, qui donne plus de détails sur les apparitions pascales, explicite les causes du doute. Alors que Pierre a vu le ressuscité, alors que les Onze viennent de confesser la résurrection du Seigneur devant les pèlerins d’Emmaüs (Lc 24, 37) et sont encore en train d’en parler (ibid. 34), tous doutent en voyant le Seigneur ressuscité qui se rend présent au milieu d’eux. Pourquoi doutent-ils ? Au cœur de l’absence et de la recherche, une présence tout à coup s’impose, mais cette présence n’est pas exactement celle qui était attendue. Elle n’est plus celle dont ils avaient l’habitude, ni celle qui s’est déjà manifestée. L’humanité de Jésus est-elle bien réelle ? C’est seulement lorsqu’il mange devant eux qu’ils croient qu’il est vraiment là, en chair et en os. Luc note un autre obstacle à leur foi : la joie. Leur joie est trop grande pour que cela puisse être vrai ! Ne rêveraient-ils pas ?

Mais c’est peut-être une parole dite par Jésus dans le discours après la Cène qui permet le mieux de comprendre leur doute. Jésus avait dit : « Je viens vers vous » (Jn 14, 18) : il est toujours en train de venir, et sa venue est toujours nouvelle. Elle n’est pas sans lien avec les venues précédentes, et pourtant elle déconcerte par ce qu’elle a de neuf. La présence pascale, en effet, est une apparition, non la vision face à face dans une totale lumière. Les disciples ne peuvent pas, pour l’instant, voir le Seigneur tel qu’il est, dans toute sa gloire.

La présence de Jésus

Les apôtres, les Douze, sont les premiers disciples du Christ et ils sont envoyés pour faire à leur tour des disciples. Matthieu leur donne ici le nom de « disciples » comme il le fait la plupart du temps dans son évangile (Mt 10, 1.24-25 ; 11, 1 ; 12, 1-2.49). Est disciple celui qui écoute l’enseignement d’un maître.

Cela, les Douze l’ont fait de façon publique. Ils ont été appelés par Jésus pour demeurer avec lui dans une relation d’intimité, une relation très personnelle. Ils vivaient avec lui et ils écoutaient sa parole dans la communauté qu’ils formaient autour de lui. Et spontanément ils agissaient comme leur maître, ils parlaient comme lui. Parfois même Jésus les envoyait en mission à sa place.

Leur référence au Christ avait ainsi un support très concret : ils ont vu ses gestes, ils ont entendu ses paroles, ils l’ont touché de leurs mains (cf. 1 Jn 1, 1). Être disciple découlait de leur contact avec la présence physique du Christ à leurs côtés. Ils s’étaient mis à sa suite au sens propre : ils avaient mis leurs pas dans les siens, sur les routes de Galilée et de Judée.
Jésus ressuscité leur dit en quelque sorte : « Je suis passé par la croix et désormais la relation familière que j’avais avec vous a pris fin. Vous ne pouvez plus me retenir près de vous. Vous avez quitté père et mère et tous vos biens pour vous attacher à moi (cf. Mt 19, 27-29), pour me suivre sur les routes de Galilée et vous mettre à mon école. Mais désormais, pour me rencontrer, vous n’aurez pas à chercher ma présence physique, car je monte vers mon Père (Jn 20, 17).

« “Allez, faites des disciples de toutes les nations”. Allez porter à tout homme, aux quatre coins du monde, l’amour que vous me portez. Partout où vous irez, faites ce que je faisais ; c’est moi qui vivrai en vous et qui agirai à travers vous. Car l’Esprit intériorisera en vous ma présence ; je vivrai alors en vous le plus profond de ce que j’ai vécu quand j’étais parmi vous : mon union indéfectible au Père. Souvenez-vous : mes paroles et mes actes renvoyaient au Père et vous ont appris à le connaître. Maintenant, c’est vous qui serez les témoins de ce lien avec le Père qui sera l’essentiel de votre vie.

« “Baptisez [tous les hommes] au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit”, réconciliez-les dans le sang que j’ai versé sur la croix. Faites-les entrer ainsi dans ce lien au Père qui vous unit à moi et qui les unira à vous en moi. Que tous deviennent mes frères et vos frères. C’est dans cette fraternité d’hommes et de femmes réconciliés, que je viens à vous désormais. Ne doutez plus.

« “Je suis avec vous jusqu’à la fin du temps”. Désormais c’est la communauté qui tiendra la place que j’ai tenue auprès de vous pendant trois ans. Je vous ai dit : “Qui m’a vu a vu le Père” (Jn 14, 9) ; maintenant je vous dis : Qui verra la communauté des frères, me verra. La fraternité, la koinônía (Ac 4, 32-35), sera désormais pour vous mon seul visage. Ne me cherchez pas ailleurs. Si l’on vous dit : il est ici, il est là (cf. Mt 24, 23.26), n’y allez pas, vous feriez fausse route.

« “Faites des disciples de toutes les nations”. Qui vous écoutera, m’écoutera (cf. Lc 10, 16) et deviendra mon disciple. Je serai corporellement absent, mais tous pourront puiser et boire à la source d’eau vive de mes paroles en puisant aux paroles qui sortiront de votre bouche. Quant à vous, apprenez-leur à mettre ces paroles en pratique pour être libérés du péché, pour avoir la Vie. »

Conversion et vie nouvelle

Être disciple du Seigneur, c’est être totalement à l’écoute de sa parole pour l’annoncer, et avant tout pour la mettre en pratique. Ce faisant, l’on se met à sa suite. Cette attitude caractérise ceux qui, par le baptême, entrent dans la communauté rassemblée par le Ressuscité.

La Parole de Jésus, ils l’entendent par la parole des apôtres. Elle leur donne des prescriptions à accomplir : on en trouve dans le sermon sur la montagne (Mt 5-7), dans le discours ecclésiastique (Mt 18), et tout au long de l’évangile. Mais toutes se résument dans le commandement de la charité jumelle : aimer Dieu, aimer le prochain (Mt 22, 34-40).

Le propre du disciple est donc de se mettre à l’écoute de la parole du Maître pour la mettre en pratique. Ainsi a fait saint Dominique : « Il écoutait la vérité humblement, il l’embrassait doucement d’une sainte affection, il la retenait fidèlement dans sa mémoire, et il la mettait efficacement en pratique ». Mettre en pratique ce que le Seigneur a commandé, c’est le chemin de la liberté. Voilà de quoi nous surprendre aujourd’hui ! Nous établissons difficilement un lien entre commandements et liberté…

Nous oublions que les commandements du Seigneur sont des provisions pour la traversée de notre désert ; ou encore une boussole sur notre terre d’exil pour parvenir à la patrie. Ils sont un ferment de vie nouvelle et c’est l’Esprit qui nous donne de les aimer. Ce qui faisait dire à Augustin, à la suite du psalmiste : « “Et je méditais sur tes commandements, que j’ai aimés ; et j’ai élevé les mains vers tes commandements, objet de ma dilection” (Ps 118, 47-48) [...]. Le prophète a donc aimé les commandements de Dieu par cette grâce qui le faisait marcher au large, c’est-à-dire l’Esprit Saint, qui répand la charité dans les cœurs des fidèles et les dilate. » Pratiquer les commandements est un don de la grâce. C’est le Seigneur, en effet, qui nous donne d’être attirés par eux, d’y trouver notre délectation. Et nous sommes ainsi délivrés des attraits mauvais et donc de la servitude du péché. Pratiquer les commandements est un chemin de conversion, de libération et de liberté. Obéir avec joie, avec amour, à la loi d’amour du Seigneur, c’est le servir ; et cette attitude rend libre. Augustin disait à ses fidèles : « La liberté nous vient de ce que nous trouvons du plaisir dans la loi de Dieu, car la liberté est chose agréable : tant que tu observes, par crainte, les règles de la justice, Dieu ne fait pas tes délices ; tant que tu agis comme esclave, tu n’éprouves aucun charme ; dès que la joie du Seigneur entre dans ton âme, tu es libre ». La liberté, fruit de la Pâque du Seigneur, va donc toujours de pair avec une obéissance joyeuse et libre à sa Parole.

Nous pouvons alors comprendre pourquoi l’Ecriture contient de si nombreux préceptes de style impératif : des commandements. Notre conversion est un don, mais elle dépend aussi de nous. Nous entrons librement dans la Pâque du Seigneur en observant ses commandements par amour.

 

 

 

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