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Décembre

9 décembre

 

2ème dimanche de l'Avent

« Tout être vivant
verra le salut de Dieu »
Lc 3, 1-6

3 1 Or la quinzième année du gouvernement de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, et Hérode étant tétrarque de la Galilée, Philippe, son frère, étant tétrarque du pays d'Iturée et de Trachonitide, et Lysanias, étant tétrarque d'Abilène, 2 sous le Grand Prêtre Anne et Caïphe, une parole-événement de Dieu arriva sur Jean, le fils de Zacharie, dans le désert. 3 Et il vint dans toute la région du Jourdain proclamant un baptême de conversion pour la rémission des péchés, 4 comme il a été écrit dans le livre des paroles d'Isaïe le prophète: Voix de celui qui proclame dans le désert: Apprêtez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. 5 Tout ravin sera comblé, et toute montagne et colline sera abaissée; et les chemins tortueux seront redressés, et les raboteux deviendront des voies aplanies. 6 Et toute chair verra le salut de Dieu.

Zacharie avait annoncé que Jean serait prophète (1, 76); sa prophétie se réalise. Pour le dire, Luc emprunte les termes mêmes utilisés pour annoncer la vocation prophétique de Jérémie. En effet, le livre de Jérémie commence ainsi: «La parole-événement de Dieu qui arriva sur Jérémie […]» (Jr 1, 2 LXX). Dieu intervient donc dans la vie de Jean et l'envoie porter la parole — une parole qui est un appel à la conversion —, alors qu'il était dans le désert. Et Jean quitte le désert. Quel désert? Le désert de Judée probablement, mais ce n'est pas dit; en effet il vivait dans les déserts, et devait donc en changer. C'est l'heure de sa manifestation à Israël, annoncé en 1, 80; l'heure de l'accomplissement du dessein de Dieu. Il vient donc dans toute la région du Jourdain, partie sud du cours du Jourdain, beaucoup plus large que la partie nord. Elle était fertile tout autour, mais désertique le long des rives.
Cette vocation prophétique est située dans un cadre à la fois politique et religieux. Ponce Pilate et Hérode, qui sont cités ici, seront mêlés au procès de Jésus. Quant au grand Prêtre, Luc reste évasif. Il donne deux noms, ce qui laisse penser que les deux étaient influents, même si un seul portait officiellement cette charge; il fera de même lors du procès de Jésus.
Le contenu de sa vocation? annoncer un baptême pour la conversion des péchés. Mais l'accent est mis sur la prédication de la conversion plus que sur le baptême, comme le montre le passage d'Isaïe utilisé par Luc: «On entend la voix de celui qui crie dans le désert: Apprêtez le chemin du Seigneur, redressez les sentiers de notre Dieu. Toute vallée sera remplie, toute montagne sera abaissée; les chemins tortueux seront redressés, ceux qui étaient raboteux seront aplanis. Et la gloire du Seigneur se manifestera, et toute chair verra le salut de Dieu» (Is 40, 3-4, LXX). Ces paroles s'adressent aux Israélites exilés à Babylone qui espéraient le retour sur la Terre. Une voix crie dans le désert appelant à la conversion condition de la restauration espérée. Or cette voix qui appelle à la conversion, c'est Jean. Il annonce le salut de Dieu, salut déjà vu par Syméon (2, 30) mais à dimension universaliste puisque destiné à toute chair.

8 décembre

L'immaculée Conception
de la Vierge Marie

Fête de notre monastère

Notre monastère a été placé sous le vocable de Marie Immaculée Le monastère seulement le 31 mai 1899, lorsque Marie Immaculée a été nommée « première prieure du monastère, spécialement au chœur. » Mais il y avait tout un contexte. Il ne faut pas oublier, en effet, que Marie s'est désignée comme l'Immaculée Conception lors de ses apparitions à Bernadette en 1858, quatre ans après la proclamation du dogme par Pie IX. De plus, à cette occasion, des dominicains avaient fait des recherches pour connaître la pensée de l'Ordre sur cette question depuis ses origines.
Après avoir compulsé les Archives de l'Ordre, feuilleté chaque page de ses Annales, un Procureur général écrivait au XIXe siècle, non sans une légitime fierté, au sujet de la foi en l'Immaculée Conception de la Vierge Marie : « Lisez attentivement, je vous prie, notre Droit écrit ; je veux dire, étudiez dans tous les sens nos Constitutions, les ordonnances de nos Chapitres, les décrets de nos Maîtres Généraux. Trouverez-vous un seul mot qui vous fasse soupçonner soit un ordre jamais intimé .aux Frères de tenir pour souillée la conception de la Vierge ou des privilèges pour les opposants, soit des peines édictées contre les défenseurs de la pieuse croyance, ou tout autre acte de ce genre pouvant fournir des témoignages authentiques de l'Ordre contre l'immunité de l'auguste Mère de Dieu ? » Et il concluait par ces paroles : « L'Immaculée Conception n'est-elle pas le sentiment de l'Ordre des Frères Prêcheurs ? Le soutenir, n'est-ce pas servir la gloire de cet Ordre ? ».
Mais on trouve aussi des arguments positifs chez des membres de la famille dominicaine les plus éminents en sainteté, dignité ou valeur doctrinale. Leurs témoignages ont été réunis par le P. Spada, autre Procureur Général des Frères Prêcheurs, dans une brochure publiée l'an 1862, en réponse à Mgr Malou, évêque de Bruges, qui accusait dans son ouvrage L'Immaculée-Conception, etc., l'Ordre de Saint Dominique d'avoir été « hostile en corps et d'une manière constante » au privilège de la conception immaculée de Marie.
On sait la filiale dévotion du fondateur des Frères Prêcheurs pour la Bienheureuse Vierge Marie, on connaît aussi sa croisade apostolique contre les tenants de l'erreur albigeoise. Fréquemment il eut à discuter avec eux sur les gloires et les privilèges de l'auguste Mère de Dieu, car ces hérétiques, nouveaux manichéens, niaient en principe le mystère de l'Incarnation.
Un jour, dans la petite ville de Fanjeaux, ils provoquèrent Dominique à une controverse dogmatique. Le défi fut accepté par le Saint.
Après plusieurs entretiens contradictoires, les arbitres, ne pouvant s'entendre sur une décision, proposèrent aux deux parties de mettre leurs arguments par écrit, afin de les soumettre au jugement du feu. « Le mémoire, disaient-ils, qu'épargneront les flammes devra être regardé comme renfermant la vraie doctrine. » Cette sorte d'arbitrage, opposée aux règles de la saine théologie, était assez en usage au moyen âge. Dans la circonstance présente, saint Dominique, par une inspiration spéciale de Dieu, s'y conforma.
On allume donc un grand feu; on y jette à la fois le manuscrit de l'homme apostolique et celui des Albigeois. Le volume des hérétiques est consumé en un  instant : celui de saint Dominique non seulement demeure intact, mais est projeté au loin, et cela à trois reprises différentes. Notre liturgie mentionne le miracle dans le troisième Répons des Matines, à l'office propre de saint Dominique.
Ter in flammas libellus traditus
Ter exivit illaesus penitus.
Quelle vérité dogmatique était contenue sur ce parchemin ? D'après une tradition antique et vénérable, c'était la conception immaculée de la divine Marie, Mère de Dieu.
A l'appui de cette tradition, un recueil de pièces relatives à l'Immaculée Conception, publié à Palerme en 1742, renferme une lettre du P. Alexandre Santo-Canale, jésuite, où il est dit:
« Le grand Patriarche des Prêcheurs a toujours montré un zèle courageux pour défendre l'immaculée conception de Marie. Nous le voyons par la controverse qu'il soutint si glorieusement, à son honneur et à celui de l'Eglise. Les archives publiques de Barcelone possèdent une très ancienne plaquette, datant presque de l'époque de saint Dominique et conservée soigneusement jusqu'à ce jour. Ce monument relate la discussion du Saint avec les hérétiques, et le triomphe de la vérité confirmé par un éclatant miracle. Trois fois le manuscrit de Dominique fut jeté au feu et trois fois les flammes le repoussèrent. L'inscription parle ainsi de ce livre : la thèse roulait sur l'humanité de Notre Seigneur Jésus-Christ et défendait l'immaculée conception de sa Mère contre les hérétiques prétendant que la Vierge avait été conçue dans le péché originel. Le Bienheureux démontrait dans son manuscrit que leur proposition était fausse, Marie étant celle dont parle l'Esprit saint par Salomon, quand il dit : Vous êtes toute belle, ma bien-aimée, et il n'y a pas de tache en -vous! On y lisait, en outre, le passage suivant des Actes de l'apôtre saint André, appliqué comme développement de la pensée de saint Dominique : Le premier Adam fut for me d'une terre vierge, qui n'avait pas été maudite, de même convenait-il qu'il en fût ainsi du second Adam, Jésus-Christ, dont la terre, la Vierge Mère, n'a jamais encouru de malédiction. » On ne saurait être plus explicite.
Le Docteur Angélique, saint Thomas d'Aquin, a eu diverses fois à traiter du péché originel et de la sanctification. D'après lui, l'idée de sanctification n'implique pas nécessairement la préexistence du péché dans le sujet qui reçoit la grâce de sanctification. Parlant de la très Sainte Vierge : « Elle a reçu, dit-il, une si grande plénitude de grâces qu'elle en avait assez pour suffire au salut de tous les hommes. Voilà pourquoi elle fut associée à son divin Fils, comme corédemptrice du genre humain.— Telle fut sa pureté qu'elle a été exempte du péché originel et du péché actuel. — Talis fuit puritas Beatae Virginis, quœ a peccato originali et actuali immunis fuit. »
Le Jésuite Eusèbe Nieremberg, auteur de divers mémoires en vue d'obtenir la définition dogmatique de l'Immaculée-Conception, sous Alexandre VII, soutient, en s'appuyant sur les plus graves autorités, que saint Raymond de Pennafort a prêché, l'an 1265, la « Conception très pure de Marie, Mère de Dieu »; que saint Pierre martyr et saint Hyacinthe ont donné aussi cet enseignement. Saint Vincent Ferrier, dans ses courses apostoliques, a prêché que Marie fut conçue d'une manière merveilleuse. Il compare sa naissance à celle de Notre Seigneur et ajoute : « Oh ! quelle joie ce fut pour tous les Esprits bienheureux! Si, d'après Jésus-Christ lui-même, il y a grande joie au ciel parmi les Anges pour un seul pécheur rentré en grâce, combien plus pour la Vierge Marie, qui n'a jamais péché!... Ne croyez pas qu'il en fût comme pour nous, qui sommes conçus dans le péché, qui naissons, qui grandissons dans le péché; mais sitôt que son corps fut formé et son âme créée, alors elle fut sanctifiée. Les Anges célébrèrent donc aussitôt la fête de sa Conception. »

6 décembre

Prier le Rosaire avec une moniale dominicaine

Mystères joyeux

L’Annonciation

«Réjouis-toi, comblée de grâce… L’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu» (Lc 1,28.35).

Le Fils de Dieu descend vers la Vierge Marie et reçoit en elle l’hospitalité pendant neuf mois. Il accomplit ainsi le dessein d’amour conçu par le Père de toute éternité: venir habiter chez les hommes pour y faire sa demeure.

Prions pour tous ceux qui vivent comme une boule lancée au hasard dans l’existence, qui ne connaissent pas l’amour dont ils ont été enveloppés avant même d’exister.

 

La Visitation

«Dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein » (Lc 1,44).

Le son de la voix de Marie suffit pour mettre Jean en contact avec le Christ qu’elle porte en elle. L’enfant encore incapable de penser, perçoit le Christ par ses sens et exulte de joie.

Par la médiation de la Vierge Marie, Seigneur, ouvre les cœurs à ta Parole, à ta présence.

 

La visite des mages au nouveau-né

«Les mages virent l’enfant avec Marie sa mère et, se prosternant, ils lui rendirent hommage» (Mt 2,11).

Tout le monde s’agite à cause d’un enfant dont il est à peine question; chacun réagit selon ses préoccupations: les mages suivent une étoile nouvelle, les scribes et les grands prêtres consultent les Ecritures, Hérode craint pour son pouvoir. Personne ne met en doute que l’enfant soit roi, mais seuls les mages croient et adorent.

Que la Vierge Marie aide les malades à habiter dans la paix, le calme et le silence de l’adoration, loin de l’agitation de surface et de l’angoisse.

 

La Présentation de Jésus

«Joseph et Marie emmenèrent l’enfant à Jérusalem pour le présenter au Seigneur» (Lc 2,22).

Le Christ est offert au Père, lui, le Fils du Père.
Il obéit à la Loi, lui, le salut.
Marie offre le sacrifice de purification, elle qui est entièrement purifiée du péché.

Que la Vierge Marie nous aide à offrir notre vie, à chercher et à faire la volonté de Dieu, dans le silence.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple

«Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père?» (Lc 2,49).

Jésus rappelle à ses parents son lien avec le Père, qui l’emporte sur tout. Mais il est tellement semblable aux autres enfants que ses parents ne comprennent pas. Et de retour de Jérusalem, il leur est à nouveau soumis, il reprend sa vie d’enfant.
Sa vie silencieuse dans l’humilité met en relief ce qui est au cœur de sa vie: son lien avec le Père.

Que la Vierge Marie accompagne les enfants dans leur croissance, dans leur découverte du Père qui les aime.

4 décembre

La vénérable sœur Vincente
Professe du Monastère de Saint-Mathias, de Bologne (1543)

Pour lire sa vie, cliquez ici!

2 décembre

 

1er dimanche de l'Avent

« Votre rédemption approche »
Lc 21, 25-28.34-36

25 Et il y aura des signes dans le soleil, et la lumière et les étoiles, et sur la terre angoisse des nations, épouvantées par le fracas de la mer et des flots, 26 les humains expireront de crainte et d'attente des choses qui surviendront au monde habité, car les puissances des cieux seront secouées. [...]
27 Et alors on verra le Fils de l'homme venant sur une nuée avec puissance et grande gloire.
28 Or [quand] ces choses commenceront à arriver, dressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche. […]
34 Or prenez garde à vous-mêmes de peur que vos cœurs ne soient accablés par [la] débauche et [l']ivrognerie et [les] soucis de la vie et que ce jour-là ne fonde soudain sur vous 35 comme un filet; car il surviendra sur tous ceux qui sont assis à la surface de la terre. 36 Or veillez, priant en tout temps, pour que vous soyez forts pour échapper à tout ce qui doit arriver, et restiez debout devant le Fils de l'homme.

Les signes qui précèderont la destruction du Temple (v. 25-26)

La dimension cosmique renvoie aux signes qui accompagneront le Jour du Seigneur. Ils se produiront dans le ciel (cf. Is 13, 10; Ez, 32, 7), mais aussi sur la terre: la mer déchaînée épouvantera les nations (cf. Ps 46, 2-4). Un ébranlement mondial annoncera la destruction de Jérusalem et les hommes auront peur de l'attente de ce qui doit arriver, effrayés par l'ébranlement qui se produira dans les étoiles (Is 34, 4; Ag 2, 6.21). Toute la nature sera associée à l'épreuve qui surviendra à Jérusalem.
Le cadre posé est cosmique, comme le sera celui de la crucifixion de Jésus (24, 44-45): la mort de Jésus se prolonge dans notre histoire et lui donne sens. C'est à cette lumière que doit se lire la destruction du Temple.

La venue du Fils de l'homme dans l'histoire des hommes (27-28.34-36)

Les versets 27 à 36 forment une inclusion marquée par la reprise de Fils de l'homme (v. 27.36).
Ce n'est pas la première fois que Jésus annonce la ruine de Jérusalem: il l'avait déjà fait au chapitre 13 (13, 35) et l'avait associée à la venue de «celui qui vient au nom du Seigneur» (13, 35); cette venue avait un caractère eschatologique. La même association se retrouve au chapitre 21. La venue du Fils de l'homme suivra la ruine de Jérusalem (v. 27). Il viendra sur une nuée comme l'avait prophétisé le prophète Daniel (Dn 3, 13) Le Fils de l'homme, celui qui partagera la condition des hommes jusqu'à la mort comme Jésus l'a annoncé à plusieurs reprises, viendra dans l'histoire des hommes en buttes à de grands drames, et y apportera l'espérance. Il sera investi de la puissance et de la gloire de sa résurrection. Augustin disait que sa majesté et sa puissance se manifesteront davantage pour donner aux saints plus de courage, afin qu'ils ne soient pas vaincus par la violence de la persécution.

La ruine de Jérusalem sera elle-même un signe: signe de la délivrance prochaine pour les disciples de Jésus; ils se dresseront en effet après les épreuves annoncées, comme Jésus après sa mort (cf. 18, 33). Ils seront le Temple de Dieu, le lieu où le ressuscité, le Fils de l'homme, viendra pour agir. La venue du Fils de l'homme annoncée, est sa venue sur notre terre.
Jésus termine par une déclaration solennelle: il confirme l'accomplissement de ses paroles: ceux qui l'écoutent en seront les témoins (cf. 9, 27). Tout ce qu'il a dit s'accomplira, aussi certainement que la création aura une fin.

Jésus donne ensuite un conseil. Rien en effet n'indique la venue du Fils de l'homme; le risque est donc grand de se laisser absorber par les soucis de la vie, par toutes les préoccupations ordinaires, au lieu de vivre dans la sobriété pour avoir le cœur prêt à l'accueillir. D'où la mise en garde de Jésus. Ce jour de la venue du Fils de l'homme en effet est comparable à un filet (cf. Is 24, 17) caché, que l'on voit uniquement quand on est pris dedans. Jésus je parle pas ici que pour ses disciples: tous les hommes sont concernés. La venue du Fils de l'homme qui se fait dans l'histoire des hommes, a ici une portée eschatologique.
Quand le Fils de l'homme arrivera, il sera donc trop tard pour se préparer. La veille, accompagnée d'une prière continuelle (cf. 18, 1) donnera la force de tenir dans l'épreuve, de ne pas se laisser surprendre lorsque les événements annoncés arriveront, pour ne pas en être écrasés. Ainsi sera-t-il possible de rester en présence du Fils de l'homme, debout, devant celui qui donne sens à nos existence.

 

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