Bienvenue sur le site du monastère des dominicaines de Lourdes!

Janvier

Bonne année !

Nous souhaitons à tous ceux qui visitent notre site une année de paix et de joie... au milieu des épreuves qui jalonnent la route..
Que le Seigneur vous protège et vous garde!

Les moniales dominicaines de Lourdes

21 janvier

Troisième dimanche
du Temps ordinaire

(Mc 1, 14-20)

Le Royaume de Dieu s'est approché (Mc 1, 14-15)

14 Après que Jean ait été livré, Jésus vient en Galilée proclamant l'évangile du Royaume de Dieu 15 et disant que le temps (καιρός) est accompli et que le Royaume de Dieu s'est approché: «Convertissez-vous et croyez en l'évangile».

Après la mort de Jean Baptiste, Jésus commence à prêcher l'évangile de Dieu, l'évangile du Royaume de Dieu, selon certains manuscrits. «Le Royaume, comme l’écrit si bien J. Radermakers, n'est pas la projection d'un idéal de fraternité humaine, le rêve d'un amour qui se fait et se défait au gré des désirs de chacun, l'utopie d'une société sans classe. Le Royaume, c'est le Christ, c'est se laisser mener vers le Père, dans une communauté de vie et de destin avec le Fils bien-aimé, souffrant nos souffrances d'hommes et nous livrant avec lui à l'amour de Dieu.» Le Royaume de Dieu, c'est Dieu qui règne dans les cœurs.
En effet, «le temps est accompli», car le dessein bienveillant de Dieu, caché en Dieu de toute éternité et qui s'est peu à peu dévoilé dans le temps, franchit une nouvelle étape. Le temps de la préparation est achevé; la promesse faite par Dieu au peuple d'Israël a trouvé son accomplissement dans la venue de Jésus. Le Fils de Dieu s'est fait homme; il est l'ange du Grand Conseil qui s'est tenu en Dieu avant la création du monde, il est le messager de son dessein bienveillant chargé d'annoncer ce dessein aux hommes.
«Le temps est accompli» et cet accomplissement s'accompagne d'une nouveauté radicale: «le Royaume de Dieu s'est approché». Le roi en personne — le Grand Roi, le Très Haut — s'est approché de son peuple. L'ange avait annoncé à Marie à propos de son enfant: «Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin» (Lc 1, 32-33). C'est bien Dieu qui s'est approché, qui a eu l'initiative de s'approcher des hommes: ce n'est pas l'homme qui s'est approché de Dieu par ses propres forces. Le Royaume de Dieu, c'est donc la présence de Dieu au milieu de son peuple. C'est toujours Dieu qui fait le premier pas pour venir vers nous.
L'annonce de l'évangile demande une réponse: la conversion et la foi. Ce n'est plus seulement la conversion des mœurs, la pénitence, que prêchait Jean Baptiste. Il faut croire, non pas des vérités nouvelles que Jésus annoncerait, mais croire «en» l'évangile. Il s'agit d'une relation de confiance, de l'adhésion à quelqu'un dans l'amour: l'évangile, c'est Jésus lui-même qui vient nous donner sa vie en partage, faire de nous des fils du Père. Cela demande une conversion. Toute la suite de l'évangile de Marc montrera que cette conversion est plus difficile que celle demandée par Jean en vue du baptême dans l'eau, car croire que Jésus est le Fils de Dieu relève de l'impossible, à vues humaines.
Comment naît et grandit cette foi? En se mettant à la suite de Jésus, d'où le récit de l'appel des premiers disciples, mis par Marc en tête de la première partie de son évangile.

Derrière Jésus (Mc 1, 16-20)

16 Cheminant au bord de la mer de Galilée, il vit Simon et André, le frère de Simon, qui jetaient le filet dans la mer; en effet ils étaient pécheurs. 17 Jésus leur dit: «Venez derrière moi, et je vous ferai devenir pécheurs d'hommes.
18 Et aussitôt laissant les filets, ils le suivirent.
19 Avançant un peu, il vit Jacques, le fils de Zébédée, et Jean son frère, qui eux étaient dans la barque réparant les filets;
20 et aussitôt ils les appela et, laissant leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers, ils partirent derrière lui.

Marc situe l'appel de disciples par Jésus sur les bords de la mer de Galilée. Il appelle d'abord Simon et André, deux frères, qui étaient en train de pêcher sur le lac; ils étaient donc certainement dans une barque. Il les invite à venir à sa suite, pour les faire «devenir» pêcheurs d'hommes, pour en faire ses collaborateurs, sans préciser quand cela se réalisera. «Devenir» implique que Jésus les formera pour cette tâche. Jésus appelle, et ils obéissent, sans avoir eu d'explication. Cela montre qu'ils ont perçu en Jésus quelque chose d'unique, source d'une relation qui touche le fond de leur être. Ils laissent donc leurs filets et le suivent «aussitôt», selon un terme cher à Marc. Comme nous l'avons vu en effet, aussitôt Jésus remonté de l'eau lors du baptême, les cieux se sont déchirés; aussitôt que la voix du Père s'est fait entendre, il est parti au désert.
Jésus continue son chemin et voit cette fois Jacques et Jean, deux frères encore, qui eux aussi étaient dans une barque. Mais ils ne pêchent pas: ils sont avec leur père et raccommodent des filets. «Aussitôt» Jésus les appelle; ils laissent leur père avec ses mercenaires — des salariés — dans la barque.
Les quatre hommes suivent Jésus immédiatement, comme l'avait fait Elisée à l'appel d'Elie (1 R 19, 19-21).

17 janvier

Pour ouvrir la semaine de prière pour l'unité des chrétiens, il peut être bon de lire quelques passages du Traité sur l'unité des chrétiens, de saint Augustin.

Il ne suffit pas de prier pour que la charité rassemblent les chrétiens séparés, il faut se garder de nouvelles brisures dans le Corps du Christ. Saint Augustin donne quelques points de repères

Mettons donc de côté tous les textes obscurs des Ecritures, et dont le sens est caché sous le voile des figures, puisqu'ils peuvent s'interpréter à l'avantage des Donatistes et au nôtre. Les esprits déliés peuvent juger et discerner quelle est la meilleure interprétation. Mais dans une cause qui tient les peuples en suspens, nous ne voulons pas que le sort de la discussion dépende de ces luttes d'esprit. Tous nous convenons que l'arche de Noé, qui devait sauver du déluge la famille du juste, après la destruction des pécheurs, était une figure de l'Eglise. Ce serait peut-être une simple conjecture de l'esprit humain, si l'apôtre saint Pierre ne nous le disait dans une épître. Mais il est une chose que saint Pierre ne dit pas, c'est que toutes les espèces d'animaux se trouvaient dans l'arche, pour figurer qu'un jour l'Eglise comprendrait tous les peuples. Que nous le disions, nous, les Donatistes seront peut-être d'un autre avis, et interpréteront cette circonstance d'une autre manière. Que de leur côté ils veuillent interpréter en leur faveur quelque passage obscur et à double sens, il nous plaira peut-être, à nous, de l'expliquer selon l'intérêt de notre cause. Y aurait-il une fin à nos disputes? Un de leurs évêques, à ce que l'on nous a dit, se trouvant à Hippone et s'adressant au peuple, a soutenu que l'arche de Noé était enduite de bitume à l'intérieur, pour ne point perdre l'eau qu'elle contenait, et à l'extérieur pour n'en point recevoir du dehors. A quoi tendait cette explication? Ne voulait-il pas faire entendre que le baptême ne peut sortir de l'Eglise; ou que donné hors de l'Eglise, on ne doit point le regarder comme valide? On a cru qu'il disait vrai; on a applaudi; on se plaisait à l'entendre, sans réfléchir à ce que l'on entendait, autrement il eût été facile de remarquer qu'une cloison qui ne livre point passage à l'eau par l'intérieur ne peut la laisser pénétrer du dehors, et que, si elle donne issue à l'eau de l'intérieur, elle laissera pénétrer celle du dehors. Mais quand même ce qu'il dit d'une cloison serait exact, qui m'empêchera de donner un autre sens à cette circonstance du bitume qui enduit l'arche en dedans et en dehors; et alors où sera la vérité? Est-ce dans son explication, est-ce dans la mienne, est-ce dans une troisième qu'un autre donnera? Il n'est pas déraisonnable de penser, on peut même regarder comme beaucoup plus probable que le bitume, qui colle si fortement et qui est si brûlant, figure la charité. Pourquoi est-il dit dans le psaume: «Mon âme s'est pour ainsi dire collée à toi?» N'est-ce point parce que la charité est ardente? La charité, nous devons, selon le commandement de Dieu, la pratiquer les uns à l'égard des autres et envers tous les hommes; et voilà pourquoi l'arche était enduite de bitume en dedans et en dehors. Du moins il est écrit: «La charité supporte tout»; et c'est cette force de tout supporter, véritable lien de l'unité, qui est signifiée par le bitume dont l'arche était enduite au dedans et au dehors car il faut supporter les méchants au dedans et au dehors, pour ne point briser le lien de la paix. Donc, dans cette discussion n'ayons point recours à de semblables interprétations; cherchons des textes si clairs qu'ils nous découvrent manifestement l'Eglise de Jésus-Christ.

Quand on entend les dernières paroles d'un mourant, personne ne le traite de menteur; et on regarderait comme un impie l'héritier qui les mépriserait. Comment donc éviterons-nous la colère de Dieu, si nous refusons de croire, ou si nous méprisons en les rejetant les dernières paroles du Fils unique de Dieu, de Notre Seigneur et Sauveur, sur le point de monter au ciel, d'où il verra ceux qui les négligent, ceux qui les observent, d'où il viendra pour juger les uns et les autres? J'entends la voix de mon Pasteur; elle me montre clairement l'Eglise; elle me l'indique sans aucun détour. Je ne puis m'en prendre qu'à moi seul, si je me laisse entraîner par les paroles des hommes loin de son troupeau qui est l'Eglise. Est-ce qu'il ne m'avertit pas en disant: «Mes brebis entendent ma voix et me suivent»? Voilà certes une parole bien claire, bien aisée à entendre. Si, après l'avoir entendue, vous ne suivez pas Jésus-Christ, comment oserez-vous vous compter parmi ses brebis? Ne me dites point «Donat a dit ceci, Parménien, Pontius, ont dit cela». Il ne faut pas même s'en rapporter à des évêques catholiques, s'il leur arrive de se tromper au point de contredire les Ecritures canoniques. Mais si, tout en gardant le lien de l'unité et de la charité, ils tombent dans quelques erreurs, on verra se réaliser ce que dit l'Apôtre: «Si vous êtes d'un sentiment contraire, Dieu vous révélera la vérité».

16 janvier

Prier le Rosaire avec nos frères chrétiens de différentes Eglises

Mystères douloureux avec des catholiques

Textes de Jean-Paul II

L’Agonie

Que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne! (Lc 22, 42)

Son «oui» efface le «non» de nos premiers parents au jardin d'Eden. Et ce qu'il doit lui en coûter d'adhérer à la volonté du Père apparaît dans les mystères suivants, la flagellation, le couronnement d'épines, la montée au Calvaire, la mort en croix, par lesquels il est plongé dans la plus grande abjection: Ecce homo!

Lorsque l'obéissance à ta parole nous coûte, donne-nous la force de regarder vers Jésus dans sa Passion.

 

La Flagellation

Jésus le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié (Mt 27, 26).

À la condamnation inique s’ajoute l’affront de la flagellation. Remis entre les mains des hommes, le corps de Jésus est déformé. Ce corps reçu de la Vierge Marie, qui faisait de Jésus le plus beau des enfants des hommes, et par lequel il dispensait l’onction de sa parole — la grâce est répandue sur tes lèvres —, ce corps est maintenant cruellement lacéré par le fouet.

Prions pour le monde entier, qu’ils aient une place dans notre prière ces hommes et ces femmes qui, en quelques lieux de l’univers, souffrent de la famine ou d’autres fléaux.

 

Le Couronnement d’épines

Ils tressèrent une couronne d'épines, qu'ils posèrent sur sa tête (Mt 27, 29).

Le visage transfiguré sur le Thabor est défiguré dans le prétoire: visage de celui qui, insulté, ne répond pas, de celui qui, frappé, pardonne, de celui qui, rendu esclave sans nom, libère ceux qui vivent dans l'esclavage. Jésus avance résolument sur ce chemin de souffrance, accomplissant à la lettre, dans sa chair vive, devenue parole vive, la prophétie d'Isaïe.

Par tes blessures, Seigneur, guéris celles que nos péchés nous ont infligées.

 

Le Portement de croix

Il a été compté parmi les pécheurs (Is 53, 12).

Jésus s'est avancé pour se placer sous la Croix, le corps lacéré, meurtri, le visage ensanglanté. Il porte sur lui la stupéfiante conséquence de ce que l'homme a fait de Dieu.

Prions pour les chrétiens qui doivent fuir de leur pays à cause de leur foi, qui vivent la Croix dans leur chair.

 

Le crucifiement et la mort de Jésus

Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os... Et moi élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes (Ps 22, 16; Jn 12, 32).

Voilà la phrase qui exprime pleinement la réalité de la crucifixion. Il y entre cette atroce tension du corps que l'on a cloué comme un objet sur les travées de la croix pour l'anéantir. Et le monde entier entre dans cette réalité de la crucifixion, le monde que Jésus doit attirer à lui.

Apaise les violences, Seigneur; que tous les hommes entrent dans la paix que tu es venu nous apporter.

11 janvier

Deuxième dimanche
du Temps ordinaire

(Jn 1, 35-42)

Commentaire de saint Thomas d'Aquin

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit: «Voici l’Agneau de Dieu.» Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils lui répondirent: «Rabbi – ce qui veut dire: Maître –, où demeures-tu?» Il leur dit: «Venez, et vous verrez.» Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie» – ce qui veut dire: Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit: «Tu es Simon, fils de Jean; tu t’appelleras Kèphas» – ce qui veut dire: Pierre.

Maître, où habites-tu?

Voilà la réponse des disciples. Le Christ a posé une seule question; la réponse des disciples est double. En effet, ils disent d’abord pourquoi ils suivent le Christ: c’est afin de recevoir son enseignement. Cela, ils l’expriment en L’appelant Rabbi, c’est-à-dire Maître — ce qui revient à dire: nous te cherchons pour que tu nous enseignes. Car ils avaient déjà compris ce que Jésus devait dire plus tard: Vous n’avez qu’un Maître, le Christ.

Ils précisent ensuite ce qu’ils cherchent en Le suivant: Où habites-tu? Certes, au sens littéral, on peut dire qu’ils cherchaient vraiment la demeure du Christ. En effet, ils avaient entendu dire par Jean tant de choses grandes et admirables qu’ils ne voulaient pas interroger Jésus en passant, ni une seule fois, mais souvent et à loisir. Ils voulaient donc connaître sa demeure afin de pouvoir s’y rendre fréquemment, selon le conseil du Sage: Si tu vois un homme sage, va le trouver dès le point du jour et que ton pied use le seuil de sa porte, [suivant cette parole de la Sagesse]: Heureux qui m’écoute et veille à ma porte chaque jour.
Au sens allégorique, la demeure de Dieu est dans les cieux, selon le Psaume: J’ai levé les yeux vers toi, qui habites dans les cieux. Les deux disciples cherchent donc où habite le Christ, parce que nous devons suivre le Christ pour être conduits par Lui aux cieux, c’est-à-dire à la gloire céleste.

Enfin, au sens moral, ils demandent à Jésus: Où habites-tu? comme s’ils voulaient savoir ce que doivent être les hommes pour être dignes que le Christ habite en eux, selon ce que dit l’Apôtre: Vous êtes construits pour être une demeure où Dieu habite  [selon la demande de l’épouse du Cantique]: Apprends-moi, toi que mon cœur aime, où tu mènes paître ton troupeau, où tu reposes à midi. (Jn 1, 32).

 

Venez et voyez, leur dit-il.

Ces paroles exposent l’instruction que le Christ donne à ses disciples. En premier lieu est décrite l’instruction elle-même; ensuite est mise en lumière l’obéissance des disciples; enfin est précise le moment de cette instruction.
Jésus leur dit en premier lieu: Venez et voyez, c’est-à-dire: où j’habite. Mais ici se pose une question. Puisque le Seigneur dit: Le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête, comment peut-Il dire ici: Venez et voyez où j’habite? Je réponds en disant avec Chrysostome que la parole du Seigneur en saint Matthieu signifie que le Christ n’eut pas de demeure propre; elle ne veut pas dire qu’Il ne pouvait pas demeurer dans la maison d’un autre. C’est cette maison qu’Il invitait les disciples à venir voir en disant Venez et voyez.

Au sens mystique, le Christ dit: Venez et voyez parce que l’habitation de Dieu, celle de la gloire comme celle de la grâce, ne peut être connue que par expérience: en effet, elle ne peut être expliquée. Ainsi lit-on dans l’Apocalypse: Au vainqueur, dit l’Esprit, je donnerai une pierre blanche, et sur cette pierre un nom nouveau se trouve écrit, que nul ne connaît sinon celui qui le reçoit. Voilà pourquoi le Christ dit: Venez et voyez; Venez, par la foi et par les oeuvres, et voyez, par l’expérience et la connaissance.

Remarquons qu’il y a quatre moyens de parvenir à cette connaissance. Le premier est la pratique des œuvres bonnes et c’est pour cela qu’Il dit: VenezQuand viendrai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu? Le second, c’est le repos de l’esprit, ou l’absence de préoccupation — Chassez toute préoccupation et voyez que je suis Dieu. Le troisième, c’est le goût de la douceur divine — Goûtez et voyez combien le Seigneur est doux. Le dernier, c’est l’appartenance sans réserve à Dieu dans la prière — Elevons nos cœurs avec nos mains, en priant, vers le Seigneur qui est dans les cieux. C’est pourquoi le Seigneur dira: Touchez et voyez qu’un esprit n’a ni chair ni os comme vous voyez que j’en ai.


Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là.
Ici nous est montrée l’obéissance des disciples; car c’est en venant qu’ils virent, et ce qu’ils virent, ils ne l’abandonnèrent pas. Ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là. En effet [comme Jésus le dira]: Quiconque écoute le Père et se laisse instruire vient à moi. Ceux qui abandonnèrent le Christ ne L’ont pas vu encore comme il faut Le voir. Mais ceux qui Le virent en croyant parfaitement demeurèrent auprès de lui ce jour-là. L’écoutant et Le voyant, quel jour bienheureux et quelle nuit bienheureuse ils passèrent! — Heureux tes gens, heureux tes serviteurs, qui se tiennent sans cesse en ta présence. Et donc nous aussi, comme le dit Augustin, bâtissons dans notre cœur et faisons-lui une demeure où Il vienne nous enseigner.

Jean dit: ce jour-là, parce qu’il ne peut y avoir de nuit là où est la lumière du Christ, là où est le Soleil de justice.

11 janvier

Prier le Rosaire rosaire avec nos frères chrétiens de différentes Eglises

Mystères lumineux avec des protestants de diverses confessions

Le Baptême

Jésus était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui (Mt 3, 13).

C’est vrai que comme les autres pécheurs, Jésus est baptisé dans le même Jourdain où les gens sont baptisés en vue de pardons des péchés. Mais, ce n’est pas pour confesser ses péchés comme nous pécheurs, ni pour se convertir comme nous pécheurs. Il est entré dans l’eau pour charger les péchés que ses compatriotes avaient déposés dans l’eau. Il est entré volontairement pour charger le péché du monde.
Pasteur Sangweon Han, église protestante évangélique baptiste.

Purifie-nous de nos péchés, Seigneur; donne-nous de les connaître pour pouvoir demander ton pardon.

 

Cana

Sa mère dit aux serviteurs: Faites tout ce qu’il vous dira (Jn 2, 5).

Marie ne s’impose pas mais croit que Jésus va intervenir; elle est certaine qu’il va se passer quelque chose, d’ailleurs elle attend ce moment depuis si longtemps. «Ce qu’Il vous dira» quoi que ce soit, faites le. Elle est sûre que tout va commencer avec une parole, et que cette parole va venir.
Pasteur Jonathan Bersot, Eglise de Pentecôte.

Par l'intercession de Marie, donne-nous l'audace de te demander la venue de ton Règne dans le monde.

 

L’Annonce du Royaume

Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara: «Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous» (Lc 6, 20).

Jésus annonce comme une bénédiction fondamentale que «le royaume de Dieu» est désormais à ses disciples. C’est là un bonheur certain, car même le plus petit parmi ceux qui, sous l’influence du Messie, auront été amenés à nommer Dieu-Roi, s’avère être plus grand que le grand Jean-Baptiste dont le rôle, par rapport au royaume, se cantonne à l’étape préparatoire.
W. Gordon Campbell, théologien réformé.

Donne-nous la pauvreté de cœur qui nous ouvrira à ton Royaume.

 

La Transfiguration

Jésus fut transfiguré devant eux; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière (Mt 17, 2).

Revêtu de gloire, Jésus participe de l’éclat de la splendeur de Dieu; vêtu de blanc, il est entré déjà dans la sphère céleste, il est déjà en état de résurrection, par anticipation.
Annie Noblesse-Rocher, pasteur de l’EELF.

Nous te présentons pour que tu le transfigure ce monde et tous les peuples ébranlés par la violence, violentés par la guerre.

 

L’Eucharistie

Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui (Jn 6, 55-56).

En donnant sa vie pour nous, Jésus nous offre ainsi la possibilité d’entrer dans une communion avec lui et, par conséquent, entre nous. Si, au plan humain, la nourriture et la boisson sont assimilées par celui qui mange et boit, par la communion au corps et au sang du Christ c’est lui qui nous assimile à lui: nous devenons ce que nous consommons, le Corps du Christ, prolongation de la présence agissante du Christ dans le monde.
Lettre de Taizé.

Par l'eucharistie, fais grandir l'unité en nous, dans l'Eglise, dans le monde.

8 janvier

Le baptême du Seigneur

Commentaire de l'icône de la fête

L'Eglise fête solennellement le Baptême du Christ car c'est la première manifestation de la Trinité (Mt 3,13-17).

«Lors de ton baptême dans le Jourdain, ô Seigneur, fut manifestée l'adoration due à la Trinité: la voix du Père te rendit témoignage en te donnant le nom de Fils bien-aimé, et l'Esprit, sous la forme d'une colombe, confirmait l'irréfragable vérité de cette parole» ( Vêpres, Apolitikion - Rite Byzantin).


En effet, en haut de l'icône, on voit un demi-cercle qui symbolise les cieux ouverts:

«Les resplendissantes portes du ciel s'ouvrent et Jean l'initiateur, voit l'Esprit qui procède du Père et demeure dans le Verbe tout immaculé, descendant d'une manière ineffable comme une colombe» (Matines, 6e Ode).


Le deuxième événement de ce jour de Fête est le Baptême du Christ, modèle de notre propre baptême qui est le sacrement de notre salut:

«Voulant sauver l'homme égaré, ô Christ, tu n'as pas dédaigné de revêtir la forme d'un esclave; il te convenait, Seigneur Dieu, d'assumer notre nature pour nous être utile. En effet, baptisé dans ta chair, ô Rédempteur, tu nous as jugés dignes du pardon» (Vêpres).


Le Christ immaculé, accepte d'être baptisé, «non pas pour être sanctifié par l'eau, mais pour sanctifier lui-même l'eau» (st Maxime). Il vient nous faire renaître à la Vie:

«Celui qui se revêt de Lumière comme d'un vêtement, a daigné pour nous, devenir semblable à nous. Il se couvre aujourd'hui des flots du Jourdain, non qu'il en ait besoin pour se purifier, mais parce qu'il pourvoit en sa personne à notre renaissance. O prodige! Il refond sans flamme, Il refaçonne sans broyage et Il sauve ceux qui sont illuminés en Lui» (Vigiles, Litie).


Le baptême avait déjà été figuré par le passage de la mer Rouge, et l'Esprit Saint, par la nuée. (Ex 14,15-31):

«Jadis, la nuée et la mer figurèrent la merveille du divin baptême car c'est en elles qu'au cours de son passage, le peuple fut baptisé par l'Auteur de la loi: la mer était la figure de l'eau, et la nuée, de l'Esprit» (7e Ode).


Entre deux rochers, coule le Jourdain où Jésus, figure principale de l'icône, pénètre presque nu:

«Ce fut une chose stupéfiante que de voir le créateur du ciel et de la terre, nu dans les eaux du fleuve et recevant le baptême comme un esclave, de la main d'un esclave, pour notre salut» (None).


En bas de l'icône, dans le fleuve, deux petits personnages:
- une femme symbolisant la mer Rouge,
- un homme symbolisant le Jourdain, ceci pour illustrer le Psaume 113,3:

«La mer voit et s'enfuit
Le Jourdain retourne en arrière» (tropaire, fin des Laudes).


Le Christ apparaît en ce jour comme 1'Homme-Dieu:
- homme, dans son abaissement baptisé comme un homme;
- Dieu, Fils bien-aimé du Père, sur qui repose l'Esprit Saint:

«Tu es apparu au monde en ce jour, ô Seigneur, et ta Lumière s'est manifestée à nous qui, te connaissant, te chantons: Tu es venu, Tu es apparu, ô Lumière inaccessible» (Matines, 6e Ode, Kondakion).


La liturgie continue à chanter le Mystère que nous contemplons sur l'icône:

« Dieu le Verbe est apparu dans sa chair au genre humain. Il se tenait dans le Jourdain pour être baptisé et le Précurseur lui dit: - Comment étendrai-je la main pour toucher la tête qui gouverne toutes choses? Quand tu serais le Fils de Marie, je sais que Tu es aussi le Dieu éternel» (début Matines).


«Pourquoi, Seigneur, venir vers ton serviteur Toi qui es sans tache? Au Nom de qui Te baptiserai-je? Du Père? Mais Tu le portes en Toi. Du Fils? Mais Tu l'es, incarné. Du Saint-Esprit? Mais c'est Toi qui Le donnes à tes fidèles» (fin des Vigiles).


Près de Jean Baptiste, on voit la cognée dans 1'arbre, rappel de l'Evangile (Mt 3,10-11):

«Purifié par le feu de la contemplation mystique, le prophète en chantant la rénovation des mortels, élève une voix que fait retentir l'Esprit» (4e Ode).
«La Voix du Verbe, la lampe de la Lumière, l'étoile du Matin, le Précurseur du Soleil, crie à tous les peuples dans le désert: "Faites pénitence et hâtez-vous de vous purifier car voici qu'est arrivé le Christ qui délivre le monde de la corruptionˮ» (6e Ode).


En face du Précurseur, inclinés comme lui vers le Christ, des Anges sont prêts à accueillir le Seigneur, les mains recouvertes par vénération:

«Les Anges se mêlent aux hommes car, là où se montre le Roi, là aussi son Armée est en faction» (Vigiles, Litie).


La sainte Mère de Dieu est symboliquement présente: de même qu'Elle enfanta tout en restant vierge, de même, le Buisson ardent brûla sans être consumé et le Jourdain reçut la Lumière sans être atteint:

«Nous savons que ce qui fut montré à Moïse dans le Buisson, est ici accompli selon les décrets admirables; la Vierge, porteuse de la Flamme, n'a pas été atteinte en enfantant le Bienfaiteur porteur de la Lumière, ni les flots du Jourdain en l'accueillant» (9e Ode).


Ce même jour, on bénit l'eau dans les églises ou au bord de la mer:

«. Pour que cette eau soit transformée en un don de sanctification pour la rémission des péchés, pour la guérison de l'âme et du corps, et pour tout autre bon usage, prions le Seigneur.
. Pour qu'elle devienne eau jaillissante pour la vie éternelle, prions le Seigneur.
. Pour qu'elle se manifeste comme un moyen de détourner toute embûche des ennemis visibles et invisibles, prions le Seigneur.
. Pour qu'elle soit un moyen de purification des âmes et des corps de tous ceux qui y puisent et en goûtent avec foi, prions le Seigneur.
. Pour que le Seigneur exauce la voix et la prière des pécheurs que nous sommes et qu'il aie pitié de nous, prions le Seigneur.
Nous t'en supplions, Seigneur Ami des hommes, reçois dans ta bonté la prière que nous prononçons sur cette eau, bien que pécheurs, et que, par elle, ta bénédiction soit accordée comme grâce, à nous et à tout ton peuple fidèle pour la gloire de ton Saint Nom, car à Toi reviennent toute gloire, honneur et adoration, avec ton Père éternel et ton très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, amen.
Seigneur, voulant accomplir ce que tu as établi de toute éternité,
tu as pris dans toute la création des ministres de ton mystère:
. chez les Anges, Gabriel;
. chez les humains, la Vierge;
. dans les cieux, l'étoile;
. parmi les eaux, le Jourdain,
et en lui, Tu as effacé le péché du monde, ô notre Sauveur, gloire à Toi!» (Vigiles, Litie).

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AUJOURD'HUI, nous sommes en fête! le chœur des saints s'unit à notre assemblée et les anges se joignent à nous!

AUJOURD'HUI, la grâce du Saint-Esprit descendit sur les eaux
sous la forme d'une colombe.

AUJOURD'HUI, le Soleil sans déclin s'est levé
et le monde est éclairé de la Lumière du Seigneur.

AUJOURD'HUI, le Paradis s'ouvre devant l'humanité
et le Soleil de Justice brille pour nous.

7 janvier

 


L'Epiphanie

Les mages à la recherche du roi des Juifs
Mt 2, 1-12

2. 1 Jésus étant engendré à Bethléem de la Judée aux jours du roi Hérode, voici: des mages du Levant se présentèrent vers Jérusalem 2 disant: Où est le roi des Juifs qui vient d'être enfanté? Nous avons vu en effet son astre à [son] lever et nous sommes venus nous prosterner devant lui.

3 Entendant [cela], le roi Hérode fut bouleversé et tout Jérusalem avec lui; 4 rassemblant tous les grands prêtres et scribes du peuple, il s'informa auprès d'eux [du lieu] où le Christ était engendré.

5 Ils lui dirent: A Bethléem de la Judée; ainsi en effet il est écrit par le prophète: 6 Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre parmi les gouverneurs de Juda; de toi en effet sortira un gouvernant qui fera paître mon peuple Israël.

7 Alors Hérode, appelant les mages en secret, se fit préciser par eux le temps [où] l'astre était apparu; 8 et les envoyant vers Bethléem, il dit: Allant renseignez-vous exactement au sujet du petit l'enfant; quand vous aurez trouvé, annoncez-le moi, afin que moi aussi venant je me prosterne devant lui.

9 Entendant le roi, ils marchèrent et voici: l'astre qu'ils avaient vue à [son] lever les précédait jusqu'à ce que, venant, il s'arrête au-dessus de là où était le petit enfant. 10 Voyant l'astre, ils se réjouirent fortement d'une très grande joie. 11 Venant vers la maison, ils virent le petit enfant avec Marie sa mère; et tombant, ils se prosternèrent devant lui et ouvrant leurs trésors ils lui apportèrent des dons: or et encens et myrrhe. 12 Et avertis en songe de ne pas revenir auprès d'Hérode, ils se retirèrent vers leur pays par un autre chemin.

«Jésus étant engendré à Bethléem de la Judée». Jusqu'à présent rien n'avait été dit sur le lieu et le moment de l'engendrement de Jésus. Matthieu nous dit maintenant que cela s'est passé à Bethléem, au temps où Hérode était roi de Judée. Il parle de l'engendrement de Jésus, donc par Joseph: c'est la lignée davidique qui l'intéresse et non l'enfantement de Marie. Il reste dans la droite ligne de la généalogie. Après avoir éclairci la nature de l'engendrement, il explicite la royauté de Jésus.
Alors que Joseph donnait son nom à l'enfant, l'intégrant ainsi à la lignée royale davidique, des mages — des païens — ont vu l'astre du roi des Juifs à son lever et se sont mis en route. Ils parlent du roi des Juifs, titre donné par les païens. L'astre donc leur indiquait le chemin et les a conduits à Jérusalem. A leur arrivée à Jérusalem, les mages cherchent où est le roi des Juifs qui a été enfanté; ils se placent du point de vue de la mère: ils cherchent un enfant et sa mère; comment il est roi ne les intéresse pas. Ils désirent se prosterner devant lui, geste de vénération qui avait cours en Orient lorsqu'on se trouvait en présence d'un monarque. Les mages cherchent donc un enfant roi et demandent aux habitants de Jérusalem où il est.

Leur question arrive aux oreilles du roi Hérode. La naissance d'un roi des Juifs était un événement qui ne pouvait pas le laisser indifférent. Son pouvoir était en danger. Aussi il s'inquiète et se trouble. Sachant que le roi des Juifs était le messie attendu, le Christ, il s'adresse, pour savoir où il devait naître, aux autorités religieuses, grands prêtres et scribes qui étaient bien placés pour savoir ce que les Ecritures en disaient.

Alors que les mages cherchent celui qui a été enfanté, Hérode cherche celui qui a été engendré: le descendant de David. Les scribes lui fournissent une réponse satisfaisante. On lit en effet dans le livre de Michée: «Et toi, Bethléem, terre de Judas, tu es trop petite pour faire partie des clans de Judas; c'est de toi que sortira celui qui doit régner sur Israël» (Mi 5, 1). Le messie attendu, comme son aïeul le roi David, devait naître à Bethléem. Mais Matthieu ne cite pas le texte littéralement. Bethléem, à ses yeux, n'est pas petite, comme le disait Michée, à cause de l'enfant roi engendré chez elle. Il préfère dire: «tu n'es nullement le moindre parmi les gouverneurs de Juda». Comme on peut le constater, il modifie aussi la deuxième partie de la phrase, remplaçant clans par gouverneurs. En effet, Matthieu préfère présenter le messie comme un pasteur plutôt que comme un chef.
L'astre a donc conduit les mages à Jérusalem, car c'est par les Ecritures qu'ils pouvaient en connaître la signification profonde. Et c'est à Jérusalem que se trouvaient les interprètes autorisés des Livres saints. Matthieu insiste sur ce point en mettant la prophétie de Michée au centre de la péricope sur les mages.

Ayant le renseignement cherché, Hérode convoque à nouveau les mages; il leur communique la réponse à leur question, puis les envoie à Bethléem. Pour avoir leur confiance, il feint de vouloir, lui aussi, aller vénérer l'enfant. En fait, il compte sur eux pour être renseigner en détail sur cet enfant. Mais auparavant, il demande quand l'astre leur est apparu. Il peut ainsi se faire une idée de l'âge du petit enfant. Le mot employé couvre en effet une tranche d'âge allant de huit jours à douze ans. La suite montre que l'enfant avait moins de deux ans.

Les mages, connaissant maintenant le lieu de leur destination, se remettent en route; l'astre les précède et les conduit au logis de l'enfant où ils le trouvent avec sa mère. Ils ont commencé par voir l'astre du roi, maintenant il voit l'enfant roi. Ils adorent l'enfant et lui font des présents royaux. Des païens reconnaissent la grandeur de l'enfant. En Jésus s'accomplit la promesse fait à Abraham: «Par ta postérité se béniront toutes les nations de la terre» (Gn 22, 18). Les mages sont alors avertis en songe de ne pas aller informer Hérode de ce qu'ils ont vu: il ne saura pas ce qui s'est passé à Bethléem.


5 janvier

 

 

A l'enfantement de la Vierge,
les cieux racontent la goire de Dieu.

La lumière céleste descend sur les bergers,
L'étoile se lève sur les Mages,
brillante d'un éclat nouveau.

Le Christ naît, et les oracles se taisent;
et les Anges chantent autour de son berceau
pour réjouir son enfance.

Les bergers entendent des voix dans les airs:
un aste le révèle aux rois de la Chaldée.

C'est le jour fécond en miracles,
le jour qui manifeste le Christ, à divers instants de sa vie:

Il manifeste le Christ,
quand le Père déclare qu'il a mis en lui ses complaisances;

Il le manifeste, quand le Christ lui-même commande au vase d'eau
de verser le vin au festin nuptial;

Il le manifeste encore,
sous le mystère de la triple offrande des Mages.

L'or déclare sa royauté,
l'encens sa divinité,
la myrrhe sa sépulture.

O Vierge toujours vierge
tu es l'étoile merveilleuse qui conduis au Seigneur:

Gorieuse Dame, douce Vierge des vierges,
illlumine nos esprits.


3 janvier

 


Prier le Rosaire rosaire avec nos frères chrétiens de différentes Eglises

Mystères joyeux avec des protestants

L’Annonciation

L’ange entra chez elle et dit: «Je te salue, Comblée de grâce, le Seigneur est avec toi (Lc 1, 28).

La «grâce» dont Marie est l'objet ne lui accorde aucune prérogative divine, mais fait d'elle une humble servante du Seigneur. A son exemple vivons avec reconnaissance la «grâce» dont nous sommes l'objet en Jésus-Christ, et servons-Le selon l'appel, la vocation reçue, sachant que chacun recevra de Dieu la louange selon l'oeuvre accomplie fidèlement (Luther).

Augmente en nous, Seigneur, la fidélité à nos tâches quotidiennes; qu'elles soient une réponse à ton appel.

 

La Visitation

Le Puissant fit pour moi des merveilles; Saint est son nom! (Lc 1, 49)

Dieu a fait en Marie de grandes choses. Mais la plus grande, nous dit la Vierge elle-même, c’est qu’il ait jeté les yeux sur elle, car tout dépend et tout découle de cette grâce initiale. En effet quand Dieu se penche sur une âme et jette les yeux sur elle, c’est pour la sauver par pure bonté ((Luther).

Dans un monde de l'efficacité et du rendement, que nous soyons sensible à la grâce de Dieu qui nous donne tout.

 

La Nativité

Les bergers découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire (Lc 2, 16).

La grâce initiale de la Maternité divine de Marie explique toutes les autres faveurs de Dieu, si nombreuses et si sublimes. Elle résume ce qui fait son honneur et sa joie; elle nous permet de comprendre pourquoi Marie occupe, à la tête de l’humanité, un rang unique et absolument exceptionnel. Qui pourrait l’égaler? Elle est la mère de Jésus qui a pour Père le Tout-Puissant! (Luther).

Que nous sachions rendre grâce pour la Mère de Jésus.

 

La Présentation de Jésus

Les parents de Jésus présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait (Lc 2, 27).

Aussitôt que l'enfant était né, dès cette heure, la Loi de Moïse devait être appliquée, commandant l'enfant, et vous deviez l'observer. Prenez ceci, laissez cela. Et désormais l'enfant était coincé dans la prison de la Loi. Mais Christ est né conformément à la loi sans être condamné à la prison de la Loi comme s'il était coupable, mais plutôt librement et il est venu volontairement sous la Loi (Luther).

Préserve-nous, Seigneur, du légalisme qui tue; que tes commandements nous rendent libres.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple

Sa mère lui dit: «Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant!» (Lc 2, 48).

Marie a vécu toutes les joies et toutes les peines de toutes les mères, chantant sa joie et taisant sa douleur, assumant toutes les tâches, même les plus humbles, au centre desquelles elle situait certainement la première instruction religieuse de son fils (Albert Greiner, pasteur Luthérien).

Prions pour les mères de famille qui souffrent à cause de leurs enfants.

1er janvier

 


Sainte Mère de Dieu

Lc 2, 16-21

2,15 Et il arriva lorsque les anges se furent éloignés d'eux vers le ciel que les bergers disaient entre eux: Allons donc jusqu'à Bethléem et voyons cette parole-événement qui est arrivée, que le Seigneur nous a fait connaître. 16 Et ils vinrent, s'étant hâtés, et ils découvrirent et Marie et Joseph et le bébé étendu dans la mangeoire; 17 or ayant vu, ils firent connaître la parole-événement qui leur avait été dite à propos de ce petit enfant. 18 Et tous ceux qui avaient entendu furent étonnés au sujet des choses qui leur avait été dites par les bergers, 19 or Marie conservait avec soin toutes ces paroles-événements, [les] méditant dans son cœur.

20 Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été dit.

Les anges regagnent le ciel, la demeure de Dieu, après leur visite aux bergers: ils retournent prendre place parmi la cour céleste des anges. Quant aux bergers, ils se concertent et décident de partir voir le signe annoncé, la parole entendue qui est un événement tangible, visible par les yeux du corps. Ils ont compris qu'ils ont été l'objet d'une révélation venant de Dieu par l'intermédiaire d'un ange, aussi leur décision est une démarche de foi. Ils obéissent donc à ce qui leur a été dit et se rendent à Bethléem. Pour eux sans aucun doute possible, c'est la ville de David dont l'ange a parlé. Le signe annoncé est une parole, mais aussi un événement. Aussi Luc peut dire que les bergers vont voir la parole-événement. En effet le salut n'est pas simplement une annonce, il est une personne que nous sommes invités à voir.
Comme Marie s'était hâtée de se rendre auprès de sa cousine après le signe donné par l'ange (1, 39), les bergers se hâtent de se rendre au lieu dit. Le terme employé implique une certaine recherchent. Ils découvrent enfin Marie, Joseph et le bébé. Marie est nommée avant Joseph; c'est sur elle surtout que Luc porte son attention; elle occupe une place privilégiée dans son évangile.
Le signe est donc là, devant les yeux des bergers: «le bébé étendu dans la mangeoire»; ils ne parlent pas des langes. Aussitôt qu'ils le virent, ils reconnurent leur Sauveur, le Messie annoncé qui unit le ciel et la terre.
Ils voient et témoignent aussitôt de la parole qu'ils ont entendu et qui avait annoncé ce qu'ils voient maintenant. Ils témoignent de leur foi et tous les assistants sont étonnés de ce qu'ils entendent raconter; mais rien n'est dit sur la disposition intérieure avec laquelle ils entendent. Il semble que ce soit le merveilleux qui retienne leur attention. L'attitude de Marie est tout autre. Elle conservait les paroles des bergers et les méditait dans son cœur, tout comme Daniel conservait dans son cœur les visions qu'il avait eues (Dn 7, 28). Elle approfondissait ainsi la compréhension de ce qu'elle avait vécu. Elle méditait les paroles de l'ange rapportées par les bergers, paroles qui jetaient un éclairage nouveau sur les paroles de l'ange Gabriel. Marie entrait ainsi plus profondément dans le Mystère de son enfant.
Quant aux bergers, ils retournent dans leurs champs, mais avec le cœur transformé. Ils sont occupés à glorifier Dieu, pour ce qu'il est, prenant exemple sur la foule des anges qui louait Dieu en chantant sa gloire et sa bonté pour les hommes. Ils le louent plus précisément pour ce qu'ils ont entendu et vu, pour l'accomplissement de ce que l'ange avait annoncé. Ils ont vu effectivement le signe, mais qu'ont-ils entendu que l'ange leur aurait dit? Cela nous n'en savons rien.
La circoncision

21 Et lorsque furent remplis huit jours pour le circoncire, alors son nom fut appelé Jésus, le [nom] appelé par l'ange avant qu'il ait été conçu dans le ventre.

Comme pour Jean Baptiste, Luc mentionne la circoncision de Jésus, huit jours après la naissance, conformément à la Loi (Lv 12, 3). Mais cette célébration semble n'être qu'un simple support de ce qui intéresse l'évangéliste, le nom donné en ce jour-là au bébé: Jésus, qui avait été indiqué par l'ange avant sa conception. Comme il avait été annoncé à Marie que c'était elle qui donnerait le nom à l'enfant, cela n'est pas repris ici. Ce nom faisait partie aussi du message apporté par l'ange aux bergers: l'enfant était le Sauveur. Il revêt donc une grande importance. Et alors que la circoncision inscrit Jésus dans l'alliance de Dieu avec son peuple, le nom qui lui est donné prend une dimension universelle.

 

 

Neuvaine pour les vocations

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Neuvaine pour demander un bébé

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